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 Au Voleur !

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Lysandre Hirune
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MessageSujet: Au Voleur !   Jeu 26 Juin - 8:50

"Hésione !" Le cri de Lysandre avait sans doute résonné dans toute la maison. Elle trouva que sa fille ne répondait pas assez vite à son goût et réitéra son appel, de façon plus insistante. Pourtant, dans sa voix, ce n'était pas le hurlement furieux d'une mère qui s'apprête à gronder son enfant pour une quelconque bêtise, mais la terreur, l'affolement.

Elle s'impatienta seulement de ne pas encore entendre les pas venir vers elle, et ne put faire autre chose que s'occuper pour ne pas continuer à appeler sans réponse. Elle rouvrit le lourd coffre ouvragé qui n'était néanmoins pas si richement orné que cela, et sortit un par un les objets qu'il contenait. Une grosse cape en laine, des chutes de cuir, une peau d'hermine blanche qui avait appartenu à sa mère, Una, épargnée par la Colère de la Gérax lors de son explosion... Une malle à souvenirs, en somme. La lourde épée qu'elle tenait de Laclaos était là, elle la saisit encore, la tourna, la fit glisser de son fourreau, comme si elle pouvait avoir les réponses à ses craintes...

Ce fut seulement après ce qui lui parut comme un long moment, qu'elle décela les bruits de pas et que la porte de leur chambre s'ouvrit à la dérobée, laissant s'encadrer son mari, Nydearin, dans l'ouverture. Elle releva les yeux, se mit sur les pieds d'un bond, et courut vers lui comme une louve paniquée. Sa main tenait encore fermement la Lame des Dieux, et son visage était aussi blanc qu'un linge.

"Où est-il ?" Interrogea-t-elle d'une voix où tremblait quelque chose entre la grogne et la terreur. "Les Tables d'Olaria, où sont-elles ? Tu les as prises ? Tu les as déplacées ? Tu sais que tu n'as pas le droit de..." Devant le regard de son époux, Lysandre sembla réalisé qu'elle l'agressait de son arme, et elle fit un pas en arrière, pour la poser sur leur lit conjugal.

Le Grand Prêtre savait parfaitement que les Tables d'Olaria ne pouvaient être lues que par le Chef, il n'avait jamais cherché à les toucher, il avait laissé Lysandre s'en charger depuis qu'elle avait été nommée par l'Edorta... Il était bien trop respectueux des traditions Olariles pour se permettre de ne ranger ailleurs... Elle sembla réaliser ce point, et ouvrit la bouche, comme pour excuser. Mais rien ne vint.


Si ce n'était pas lui...

"Hésione !" Hurla-t-elle à nouveau. Si ce n'était pas lui, c'était forcément sa fille, ça ne pouvait en être autrement.





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Nydearin Hirune
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MessageSujet: Re: Au Voleur !   Dim 29 Juin - 15:07

Après leur petite excursion en ville, pour profiter de la Foire Annuelle, le couple Hirune était rentré en sa demeure. Profitant de ces quelques instants de répits, enfin dans une quiétude bien méritée, il passa quelques instants avec son épouse avant qu’ils ne se séparent pour vaquer à leurs occupations. Comme à son habitude, Nydearin s’était tourné vers ses plantes et ses obligations de guérisseur. Quelques plantes récoltées récemment devaient encore être préparées pour être conservées dans des conditions optimales, quelques remèdes communs avaient besoin d’être préparés afin d’éviter à l’Olaril d’être en manque le moment venu car ils étaient souvent nécessaires, ne serait-ce que pour nettoyer des plaies ou combattre les fièvres peu tenaces. Il en laissait d’ailleurs souvent gratuitement à ceux qui faisaient appel à lui afin qu’il n’ait pas besoin d’y retourner et qu’ils puissent faire face si nécessaire par leurs propres moyens. L’ancien Grand-Prêtre d’Hésione ne cherchait pas à faire de son métier un gagne-pain très rentable, simplement à soigner les gens. C’était peut-être altruiste, mais il imaginait mal profiter de la faiblesse des malades pour vivre sa propre vie. De toute façon, ses patients insistaient toujours pour lui donner quelque chose, généralement un peu de nourriture, parfois du tissu. Le troc avait toujours été la façon de procéder pour les Olarils et même si la monnaie des Ilédors avait maintenant fait sa place dans les mœurs, Nydearin se contentait de vivre simplement. Il n’avait pas besoin d’être riche pour vivre confortablement. Un toit, une femme, une fille et même un chien désormais. Que pouvait-il demander de plus ? Oh, il pouvait toujours avoir plus, il le savait, mais chaque chose en son temps et mieux ne valait pas gâcher son temps pour l’impossible, sans pour autant, bien entendu, ne pas tendre la main s’il devait passer à portée. D’ici là, il pouvait profiter de simples petites choses qui avaient également leur propre charme. Et puis le récent changement de Lysandre laissait espérer de meilleurs jours pour eux deux.

Hésione était rentrée quelques heures après ses parents, des étoiles plein les yeux, apparemment enchantée d’avoir passée cette journée à la Foire. Interrompant ses préparations, Nydearin s’était fait une joie de se renseigner sur la journée de sa fille, l’écoutant parler de choses et de d’autres sans chercher à l’interrompre. Elle avait passé une bonne journée, c’était là l’essentiel à retenir. Qui plus est, il ne lui était rien arrivé, peut-être une chose que Lysandre pourrait prendre en compte pour les futures demandes de sorties de sa fille. Une fois la discussion passée, il était retourné à ses occupations, laissant sa fille faire ce qu’elle voulait faire. Penché sur un baume, il fut interrompu par la voix de la Chasseresse qui appelait sa fille depuis la chambre. L’intonation était étrange et la répétition n’encourageait pas vraiment le guérisseur à ne pas s’inquiéter. Abandonnant ses préparations, il se leva et prit la direction de l’endroit où semblait se trouver sa femme pour découvrir ce qui pouvait la mettre dans un tel état. Alors qu’il entrait dans la pièce, il vit Lysandre se tourner vers lui, l’ancienne épée de Laclaos entre les mains. Elle n’avait pas l’air bien mais il n’eut pas le temps de réellement s’en préoccuper alors qu’elle se ruait presque vers lui, arme à la main avant de s’arrêter devant lui en le menaçant du bout de l’épée. Il avait fait un pas en arrière, pour éviter de se faire embrocher par accident tandis qu’elle lui posait des questions inlassablement, l’agressant autant verbalement que physiquement, mais, heureusement, cela lui donna une petite idée de la raison pour laquelle elle était dans cet état. Elle sembla cependant réaliser à qui elle parlait et surtout, comment. Il la regarda reculer et poser l’arme sur leur lit avant de le regarder à nouveau. Il s’attendait à ce qu’elle dise quelque chose mais rien d’autres ne vint qu’un autre appel pour sa fille. Le temps que celle-ci n’arrive, il fallait peut-être mettre les choses au clair.

Il fit quelques pas en avant et s’approcha de Lysandre. « Que se passe-t-il, pourquoi es-tu dans cet état ? » Il n’était pas idiot, il s’était bien rendu compte que cela concernait les Tables. Il suffisait d’ailleurs de voir l’état de la pièce pour avoir une petite idée de ce qu’il se passait vraiment, mais mieux valait peut-être l’entendre de sa propre bouche. « C’est les Tables, c’est ça ? Que leur est-il arrivé ? Tu ne les retrouves pas ? » Elles devaient pourtant se trouver dans le coffre, c’était leur place habituelle. Personne ne savait où elles se trouvaient, à part lui et peut-être Hésione, mais tous les deux n’avaient aucune raison de chercher à les déplacer d’une façon ou d’une autre et, en tant qu’Olaril, l’ancien Grand-Prêtre savait que c’était là un bien réservé au Chef et que personne d’autres n’avait le droit de le prendre en main, voire même d’y poser un regard sur la couverture. Il posa une main sur son épaule. « Allez, calme-toi, on va les retrouver. Elles ne doivent pas être bien loin. Peut-être les as-tu changées de place sans t’en souvenir. » Il essaya de la faire s’asseoir sur le lit. « Reprends ton calme, ce sera plus facile de réfléchir si tu respires un bon coup et essaye de reprendre le dessus. » Il lui fit un léger sourire. « On va les chercher ensemble. Tu te souviens de la dernière fois que tu les as sorties du coffre ? Qu’as-tu fait ? Es-tu convaincue de les avoir remises au même endroit ? » Il parlait avec douceur, tendresse. Il n’essayait pas de l’accuser de se tromper, mais simplement de reprendre méthodiquement les choses avec elle. Tant qu’ils n’auraient pas fait cela, calmement, ils ne pouvaient être sûrs qu’il fallait réellement s’inquiéter. En tout cas, il était inutile de se mettre à paniquer immédiatement, même s’il comprenait aisément la détresse de Lysandre. C’était son rôle de veiller sur les Tables, cela avait déjà été une source de problèmes par le passé, nul doute qu’elle ne voulait pas que ça se reproduise une nouvelle fois.
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Hésione Hirune
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MessageSujet: Re: Au Voleur !   Mer 9 Juil - 14:47

Hésione sursauta en entendant le premier cri de sa mère. Quoi ! Qu'est-ce qu'elle avait fait ? Elle était revenue à l'heure dite de la foire ! Lysandre ne pouvait pas lui lâcher la grappe, un peu ?
Maugréant intérieurement, la jeune fille ne se pressa pas du tout pour poser son ouvrage. En fait, elle finit même sa rangée de points.
Le deuxième cri la fit se hâter. Plus à l'écoute à la suite du premier, elle avait cette fois décelé de la panique. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Et pourquoi Lysandre paniquée l'appellerait ELLE ? Son père était bien plus à même de la protéger si besoin était ou si elle se faisait agresser !

Hésione n'en sauta pas moins sur ses deux pieds, cette fois, et se précipita vers l'origine du cri, à savoir la chambre parentale.
Elle avait peur pour sa mère, mais égoïstement toujours peur pour elle-même. Avait-elle fait quelque chose de mal sans s'en rendre compte ? Quelque chose ayant des conséquences qu'elle n'aurait pas envisagées ?

Elle finit par apparaître par l'encadrement de la porte, et se calma légèrement, car elle pouvait désormais éliminer toute hypothèse d'une agression. De plus, le calme retrouvé pouvait l'aider à... raisonner sa mère, si besoin.
Un coup d'oeil plus approfondi lui révéla qu'elle se trouvait près du coffre, coffre contenant des tas de vieilleries sans importance pour Hésione (mais ayant de l'importante pour ses parents, elle en avait conscience), mais surtout contenant habituellement le journal des chefs Olarils. Les "vieilleries" jonchaient le sol autour du coffre. La certitude vint envahir la jeune fille. Il était arrivé quelque chose aux Tables.

Hésione était la prochaine légataire supposée des Tables. Bien qu'à l'heure actuelle, c'était quelque chose de très théorique pour elle - pour ne pas dire qu'elle n'en avait rien à foutre - elle comprenait la panique de sa mère et... pourquoi c'était son nom à elle qui avait franchi les lèvres maternelles (indépendamment du fait que parfois Hésione se demandait si Nydearin existait pour sa mère).

- Maman ! Qu'est-ce qui se passe ? C'est les Tables ?
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Lysandre Hirune
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MessageSujet: Re: Au Voleur !   Jeu 10 Juil - 8:34

Invitée par son mari à s'asseoir pour se calmer, Lysandre se plia lentement pour s'installer sur leur lit. Elle écoutait les paroles réconfortantes du Grand Prêtre, mais ses pensées étaient ailleurs.

"Je ne les ai pas déplacées, je ne les ai pas bougées, je ne les ai pas rangées ailleurs. Elles étaient ici, dans le coffre. Toujours. J'écris de temps en temps dedans, mais je les range toujours ici. Toujours. Toujours. " Marmonnait-elle.

Mais ses nerfs ne pouvaient être apaisés si facilement ; elle resta une seconde à peine assise avant de se relever et sans s'en rendre compte, faisait les cents-pas en attendant que sa fille daigne arriver. Le temps lui sembla interminable, et enfin, Hésione apparut dans l'encadrement de la porte.

Immédiatement, elle fondit sur elle, se pencha et agrippa ses épaules. L'Hirune n'avait pas été brutale, alors que son pas vif aurait pu le laisser penser. Comme si violenter sa fille était impossible pour elle. Hurler, vociférer, s'arracher les cheveux, oui. Mais porter la main sur Hésione, jamais. Une barrière l'en empêchait. La Chasseresse plongea son regard brun emplit de détresse dans celui de l'adolescente.

"Hésione. Tu as pris les Tables, ce n'est pas grave. Rends-les moi et je fermerai les yeux sur cet incident."

Malgré tout l'amour qu'elle portait à sa fille, inconditionnel, elle n'avait pas réussi à effacer la pointe menaçante dans sa voix. Une sourde angoisse s'insinuait lentement en elle, ou plutôt, se dévoilait à sa conscience. Quelque chose d'enfoui profondément commençait à perler, qui venait s'installer au dessus de ce que représentait la perte de l'Ouvrage Olaril pour son peuple. Il contenait trop de choses primordiales pour les Olarils pour qu'il puisse être manipulé par quelqu'un d'autre que le Chef.

Lysandre misait tout son espoir sur sa fille. Elle devait avoir pris le livre, ça ne pouvait en être autrement. Si elle ne l'avait pas... Non ! Elle l'avait ! C'était certain. Et elle devrait le lui rendre. La nervosité de l'Hirune augmentait à mesure qu'elle sondait les yeux de sa fille. Malgré ce lien qui les unissait, quelque chose de sourd en elle lui dictait de ne faire aucune concession, quoi qu'il en coûte, elle devrait récupérer les Tables d'Olaria.





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Hésione Hirune
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MessageSujet: Re: Au Voleur !   Jeu 10 Juil - 9:06

Hésione pâlit légèrement en comprenant que sa mère la rendait responsable de... la disparition des Tables. Quelqu'un avait volé les Tables ?! Elle comprenait mieux la panique de sa mère, même si elle n'avait pas conscience de la portée de ce vieux bouquin si ce n'est par l'importance que Lysandre lui accordait.

Sa crainte égoïste n'était pas totalement infondée, mais, cette fois, elle n'y était pour rien ! Heureusement (pour elle), la voix de sa mère était toujours paniquée, certes vindicative, mais ses mains saisissant ses épaules étaient aussi douces que celles d'une mère. Il fallait faire revenir Lysandre au calme pour son propre bien, mais nullement pour se protéger elle à l'heure actuelle (oui, des fois sa mère pouvait lui faire un peu peur. Non pas qu'elle fut violente mais elle avait parfois des réactions qu'Hésione avait du mal à comprendre, et elle s'était déjà retrouvée privée de sorties en trois respirations sans qu'elle ait eu le temps de comprendre pourquoi).

- Mais... non ! Je n'ai rien fait !

Elle n'était pas stupide. Si elle voulait consulter les tables, elle aurait profité d'un moment d'absence de sa mère. Et puis, personne n'avait encore eu l'idée de le recopier, ce vieux livre ? À moins qu'il ne contienne des choses si secrètes que quiconque l'aurait en sa possession bénéficierait d'un réel pouvoir sur le peuple Olaril ?

Hésioné avait, une fois, feuilleté quelques pages en cachette. Sans doute n'avait-elle pas choisi les bonnes pages, ou pas su lire entre les lignes, car ce qu'elle avait lu était intéressant d'un point de vue historique, mais nullement crucial.

- Alors... quelqu'un s'est introduit chez nous ?

Peut-être était le côté symbolique de l'objet qui intéressait, dans ce cas ? Peut-être que quelqu'un voulait juste nuire à la santé mentale de sa mère ?

- Qui pourrait vouloir les Tables d'Olaria ?

Elle avait tâché de poser la question sur un ton réellement constructif. De sous-entendre "dressons la liste". Car au moment où elle s'était posé elle-même cette question, c'était plus avec le dédain de "qui pourrait vouloir ce vieux machin ?" Les leçons de Lysandre avaient bien imprimé dans l'esprit d'Hésione, mais l'adolescence était passée par là entre temps.
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Nydearin Hirune
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MessageSujet: Re: Au Voleur !   Dim 20 Juil - 18:21

Il fallait essayer de calmer le jeu. De faire en sorte qu’elle ne panique pas plus qu’elle ne le faisait déjà. Certes, si elle avait raison, il y avait de quoi s’inquiéter mais Nydearin ne voulait pas qu’elle cherche trop rapidement des coupables, surtout parmi les siens. Hésione comme lui savaient qu’elle pouvait être une vraie tigresse lorsqu’elle était sous le joug de la colère ou de la peur. L’absence des Tables pouvait indéniablement provoquer la seconde. Mais qui aurait bien pu s’intéresser à cet objet, quasiment antiquité de l’histoire Olarile. A peine plus qu’un simple journal dans lequel étaient relatés des faits passés et plus ou moins historiques, il ne servait pour ainsi dire que de simple mémoire pour ce peuple, qui, dorénavant, n’existait plus vraiment en tant que tel. Et le Grand-Prêtre doutait qu’on puisse réellement s’intéresser aux fables et aux légendes Olariles au point de s’emparer de l’ouvrage. Quant à la valeur « diplomatique », il était difficile de dire que qui que ce soit en aurait encore l’usage après tous les évènements politiques qui avaient secoués Isle et, surtout, les quinze années de presque néant qui s’en étaient suivies. Beltxior tenait le pouvoir avec poigne et même la Marche de l’Elu ne semblait pas réellement l’inquiéter. Quant à la Prophétie… Tout ceci était bien trop lointain pour Nydearin. Non pas temporellement parlant, mais d’un point de vue d’intérêt. Les grandes décisions ne le concernaient plus depuis longtemps, c’était même plus le domaine de Luminara que de Lysandre. Que savait-il vraiment de ce qu’il se décidait à Edor Adeï ? Il aurait été bien en peine de le dire. Quoiqu’il en soit, il restait tout de même convaincu qu’il y avait sans doute une bonne explication au fait que les Tables ne se retrouvaient plus à leur endroit d’origine et que, malgré tout ce que la chasseresse pouvait dire, elles devaient encore se trouver dans cette maison, simplement dans un endroit où elles avaient été oubliées, malencontreusement.

Quand Hésione fit enfin son apparition, il n’eut pas le temps de réagir que, déjà, sa femme bondissait presque littéralement vers elle. Il ne savait pas ce qui était le plus inquiétant. Qu’elle la désigne comme seule coupable de ce qui se passait ou la façon dont elle s’ingéniait à le faire. Le procès semblait déjà rendu. Jetant un regard à sa fille, le guérisseur avait rapidement compris que ce n’était pas elle qu’il fallait blâmer. S’il suspectait sa fille, de cœur à défaut de sang, d’avoir déjà jeté un coup d’œil au « fameux livre », il savait qu’elle était suffisamment intelligente pour ne pas laisser de traces de son forfait et donc, encore moins de l’emmener avec elle, quelque part. Nydearin parcourut la distance qui le séparait des deux femmes de sa vie, posant une main sur l’épaule de Lysandre. « Allons, allons. Pourquoi Hésione aurait-elle prit et déplacé les Tables ? » L’idée était absurde, vraiment. Pourtant, il savait qu’elle devait être convaincu de la possibilité d’une telle accusation. Il soupira quand sa fille supposa que quelqu’un s’était introduit chez eux. Oui, l’idée faisait son petit bonhomme de chemin mais cela ne semblait pas logique. Pourquoi s’intéresser aux Tables ? Pourquoi ne pas voler le semblant de richesse qu’ils possédaient ? La couverture valait surement son pesant d’édors mais cela ne collait pas avec le reste. La question d’Hésione fit écho à ses pensées. « La question mérite d’être posée mais, avant cela, nous devons être certains que nous ne nous imaginons pas des choses pour rien. » Il se tourna vers Lysandre, cherchant son regard avec tendresse. « Tu es certaine qu’il se trouvait là, que tu ne l’as pas sorti et rangé ailleurs, par sécurité ? » Il ne l’accablait pas, bien au contraire, il voulait surtout qu’elle se concentre sur quelque chose, puisse faire le clair dans son esprit. Si les Tables ne devaient pas se trouver ici. Il faudrait réfléchir sereinement à la situation. Chose qu’elle était incapable de faire en l’état.
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Lysandre Hirune
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MessageSujet: Re: Au Voleur !   Dim 27 Juil - 18:06

Lysandre s'éloigna d'Hésione lorsque sa fille lui affirma qu'elle n'avait rien fait. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle sache qu'elle disait vrai... Même si sa paranoïa la poussait à croire que son mari ou l'adolescente lui mentaient forcément, parce qu'ils devaient avoir pris l'objet, elle restait lucide et réussit à combattre ce sentiment premier. Elle fit quelques pas vers le coffre qui contenait les vestiges de son passé de Chef Olaril, et elle eut un geste équivoque pour désigner la malle.

"Je le range toujours ici. Toujours." Elle croisa le regard de son mari qui cherchait comme à son habitude à calmer les émotions instinctives, à apaiser l'atmosphère de leur foyer, avant de se concentrer sur l'essentiel.

Mais l'Hirune se sentait trop faible pour être portée par ses jambes. Elle s'accroupit en prenant appui sur le coffre en bois qui grinça, et souleva encore une fois les quelques effets qu'il contenait. Rien. Aucune trace du livre, c'était impossible qu'il ait disparu, et pourtant... Son rythme cardiaque lui semblait trop lent pour pouvoir lui permettre de bouger. Elle était passé des flammes à une terreur glacée qui lui engourdissait les doigts.

Ses jointures blanchirent bientôt sans qu'elle s'en aperçoivent sur le bois usé, elle fixait l'intérieur du couvercle comme s'il contenait des réponses. Soudain, l'hypothèse du rangement hasardeux écarté, la Chasseresse entendit de nouveau dans son crâne les paroles de sa fille. Qui pourrait vouloir les Tables d'Olaria ?

Son sang ne fit qu'un tour, elle se redressa avec une souplesse qui ne lui avait jamais fait défaut depuis sa jeunesse, se campa sur ses jambes puissantes, et son regard plein d'une rage démente alla du visage d'Hésion à celui du Grand Prêtre.

"Si quelqu'un me l'a volé, alors je jure par Bakarne que je lui ferai regretter d'avoir touché à notre relique !" Elle serra les poings. Elle avait parlé entre ses dents.

Qui ? Qui pouvait vouloir cet ouvrage ? Il lui semblait que le Continent entier le convoitait désormais. Les Olarils, pour lui faire du mal, Beltxior, pour se légitimer, ses amis, des traitres ? Elle se rendit compte qu'ils avaient été absents de chez eux toute la journée, que n'importe qui pouvait pénétrer dans leur foyer... Qu'à priori rien de leurs objets de valeur n'avait été dérobé... Elle alla jusqu'à la petite table de chevet, tira quelques bijoux et s'assura en effet qu'il ne manquait rien. C'était donc uniquement les Tables d'Olaria. Et rien n'avait été bougé, dérangé...

Son cœur tambourinait dans ses oreilles et ses tempes battaient. Mais elle n'arrivait pas à éclater de rage. Elle se sentait encore une fois en danger... cette fois, encore, traquée. Comme si elle était une proie... Qui avait osé touché à leur patrimoine ?

"Non..." Souffla-t-elle pour elle-même. "Un Olaril n'aurait jamais fait ça. Tous savent qu'il est interdit de poser la main sur l'ouvrage, c'est forcément un Ilédor."

Elle avait déjà maintes fois expliqué à sa fille l'importance de ce livre. Mais Lysandre ressentit le besoin de confirmer encore. "Il doit appartenir au Chef Olaril, et personne n'a le droit de le lire à part lui. Un jour, il sera à toi, mais si nous ne le retrouvons pas, ... Il contient des informations importantes pour notre peuple. Il faut que je le récupère." C'était presque comme une supplique, comme si Hésione pouvait y faire quoi que ce soit, et elle avait les larmes aux yeux, en se penchant sur l'adolescente.






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