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 Où les pensées sont comme la pluie

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Nisa Sandragil
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MessageSujet: Où les pensées sont comme la pluie   Sam 27 Avr - 8:57

Elle s’est évadée. Pour un instant, pour une poignée d’instants. Elle a réussi à contrecarrer l’emploi du temps que la Générale lui a infligé pour la punir. Elle file, gravit les marches. Rapidement, elle monte, elle descend. Encore, encore. Jusqu’à ce que ses poumons en feu et ses jambes soient trop faibles pour qu’elle fasse un pas de plus. Alors, elle se traîne sur le chemin de ronde. Le temps est à la pluie. Les soldats se sont abrités et la portion de ce mur est déserte. Comme son cœur. Comme son âme. Un désert de désolation.

Elle se penche un peu en avant. Elle plisse les yeux. Chasse une mèche de cheveux que la pluie a collés sur son front. Elle distingue à peine les lumières de l’ennemi avec ce temps. Elle ferme les yeux et inspire. La sensation de l’eau sur sa peau, le froid.



~
Le bruit très léger sur la toile de tente la réveilla. La sensation froide de l’humidité la fit frissonner sous sa couverture rêche. J’ai bien fait de nous faire arrêter plus tôt et de monter les tentes. Elle remonta légèrement sa couverture et referma les yeux. Elle se réveilla quelques heures plus tard avec le bruit de l’orage. Et une goute de pluie sur son nez. Ah. Elle remua pour enfiler le pull de laine qu’elle avait et une pèlerine usée. Elle se courba pour sortir de sous la petite tente sous laquelle, elle tenait qu’à peine assise. Lorsqu’elle fut dehors, l’eau battante lui ruissela sur le visage. Une pluie glacée. Elle contourna rapidement les tentes alentours masquée dans la végétation et se dirigea vers la sentinelle. Elle plissa des yeux pour reconnaître le militaire et se glissa sous l’arbre sur lequel, il était perché et sommairement abrité.
« Alors ? »
« Rien. »
Et ce fut tout. Pas besoin de paroles, plus besoin après tant de mois passé ensemble à se placer de position en position, de front en front. Leur mission actuelle était importante. De l’éclairage, de la reconnaissance. Ses hommes d’origines paysannes majoritairement étaient tout à fait adaptés à la tâche. Mais ces temps, c’était devenue dur. La pluie, le mauvais temps, la nourriture rare.


~

Elle repense à la conversation qu’elle avait eue avec son petit frère. Violente, pleine de colère, de ressenti, d’incompréhension. De quoi faire pleurer Mère au moins une nuit entière. Quelle idée que de se laisser marier à une noble. Elle ne sait déjà plus pourquoi elle espérait du soutien, de l’aide de la part des siens. Comment avait-elle pu espérer qu’après toutes ces années à donner de sa vie, on ferait de même pour elle en la traitant comme il se doit ? Comment avait-elle pu espérer que Gribus l’aide elle. Son instinct lui ordonnait de rejeter ce mariage. Pourquoi ? Elle regarda le brouillard sur le fleuve. Parce qu’elle savait ce qu’était la noblesse, parce qu’elle n’était que trahison des êtres ? Parce que non, elle avait été vendue comme un atout de la famille ? Comme un officier prometteur alors qu’elle n’était qu’un sous-officier puni… ? Des propos bancals, incertains, imprécis, des mots faux.
Des mots sans confiance.



~
« Sergent ? Ed’ dit qu’il a repéré une piste de cailles. Ce serait p’t’être bien de les chasser même si on devrait pas perdre d’temps… »
« Très bien, Ed’, Bart, avec moi. Les autres, prenez position dans ces taillis et on repart une fois que c’est fait. »

Ed était un chasseur, elle lui faisait entièrement confiance. S’il l’avait annoncé c’est qu’il devait être certains de ses proies et de leur proximités. Elle marchait à sa suite, l’eau ruisselant sur le visage. Elle était trempée jusqu’aux os. L’idée des volatiles bien chauds la fit saliver. « Sergent, elles sont là. » « Je les vois » « Vous pensez pouvoir les avoirs ? Si on se rapproche elles vont s’enfuir… »


~

La question n’avait été que pour la politesse de ne pas lui donner d’ordre. De la confiance. Ils savaient qu’elle en était capable. Elle les avait tirées ces flèches, suivie des leurs quand ils avaient chargé sur les proies qui s’envolaient. La récolte avait été bonne et le soir après encore de longues heures de marche, on riait de sa prestation impressionnante. De la confiance. Elle se souvenait de chacun de leur visage, des aimables aux bourrus. Ils lui faisaient confiance, elle les estimait autant.

A leurs visages aimés s’apposaient ceux du présent. Et depuis son retour elle n’enregistrait que trahisons et désolations. De son général, estimée, mais qui l’a punie sans chercher à comprendre. De Morghan qui s’était amusée avec elle pour la rejeter. A son propre frère qui manigançaient dans son dos des projets de mariages douteux… Son propre frère qui la trahissait… les jointures de ses mains crispées sur la muraille devinrent blanches.

Il y avait quelque chose chez elle qui n’allait plus. C’est vrai. Mais pourquoi personne ne pouvait l’aider ? Ou même un peu la comprendre. Elle devait bien être le soldat à rêver que la révolution franchisse les portes et de devoir donner sa vie. Ce serait parfait. Elle se pencha un rien pour observer le vide. Un bas en avant, un seul. Il lui suffisait de rien pour basculer et disparaître dans les ténèbres. Rejoindre tous ceux qui étaient mort. Il lui semble encore pouvoir entendre leur voix. Courage Sergent, tenez bon. Tenir bon. Continuer, pourquoi ? Pour vivre en mémoire de leur sacrifice à tous… Pas pour vivre, pas pour le bonheur… juste pour survivre.

Elle était une survivante. Quoi qu’elle dise ou fasse, c’était gravé au fer dans sa peau. Elle était certaine d’une chose, ne jamais mourir honteusement comme son père.

Elle redescendit de la muraille, à pas lent. Gagna la sale d’entraînement couverte pour les archers. Elle était déserte. Elle ôta ses souliers trempés, sa pèlerine dégoulinante. La salle sentait cette odeur si caractéristique et rassurante. Elle se plaça et saisit son arc, après en avoir vérifié la tension, elle sortit une flèche. La première chose à faire… respirer. La respiration est une clé. Se concentrer. Respirer profondément, lentement. Monter l’arc, placer la flèche. Tirer sur la corde pour bander. Ancrer. Maintenir. Lâcher la corde. Ne relâcher son souffle et sa position que lorsque la flèche vibre fichée dans la cible.

Respirer.

Recommencer.

Sereinement, enfin.

Vivre, une seconde. Un instant de plénitude où les flèches se plantent inlassablement dans la cible. Courir. Se positionner. Tirer. Plus vite. Plus loin. Plus fort. Recommencer. Jubiler.
Rouler au sol, tirer à genou. Recommencer jusqu’à satisfaction.


~
« Vous savez, sergent, vous devez bien être un des meilleurs archers de cette armée. Sans rire. Je pensais que c’était impossible ce genre de tir. Vous ne voudriez pas essayer quelque chose de plus fou encore. Une bière si vous réussissez ! »

~

Regarde. Regarde bien, ce que je sais faire maintenant ! Elle sautait comme un cabri, exultait. Râlait quand elle manquait un tir. Gauche, droite. Tir de précision. Tir rapide. Tir de défense. Elle était une survivante. Elle était détruite, brisée. Mais elle savait encore tirer. Toujours plus, toujours mieux. Les seuls instants où elle se sentait vivre plutôt que de survivre douloureusement. Savourer le déchirement de l'air, savourer l'impacte contre les cibles. Tchak.
Tchak.

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Nisa Sandragil
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MessageSujet: Re: Où les pensées sont comme la pluie   Dim 9 Juin - 20:06

Ou alors, c’était parce qu’elle était jalouse de lui. La pensée se glissa dans son esprit comme une révélation amère. Pourquoi lui pouvait-il prétendre à épouser une noble et pas elle. C’était parce qu’elle était trop misérable. Qu’il valait mieux qu’elle ! La colère et la rage la firent grogner dans son lit. C’était tout simplement injuste ! Injuste ! Elle repoussa son drap tel une tempête volante et froissée et se leva d’un bon. Allons, pourquoi donc son petit frère venait-il troubler son sommeil ainsi. Elle en avait assez de ses propres soucis. Elle s’étira et observa l’aurore, la couleur du ciel qui s’éveille et s’éclaire. Ah. C’était aujourd’hui. Ce soir. Elle se dirigea vers son bureau et envoya quelques papiers voler pour trouver une jolie invitation. Il n’y avait pas à dire, rien de comparable avec ses propres pattes de mouche. On n’est pas scribe pour rien. Un instant, un sentiment idiot de fierté de sœur l’envahi, aussi vite chassé par son agacement coutumier. C’était bien pour aujourd’hui. Ce soir, il serait marié à une dinde de noble. Charis Arcarian. Son nom ne lui inspirait rien. Une demoiselle de cour fade sans doute et sans éclat social. Sans scandale non plus. Et à vrai dire, elle n’avait jamais été intéressée aux affaires de nobles et leurs rumeurs. Il n’y a qu’un seul noble qu’il l’ait intéressé. Que faisait-il en ce moment ?

Morghan ? Elle soupira bruyamment en venant heurter le mur de son front. Elle resta ainsi un moment, yeux clos. Puis se redressa et saisi ses habits. Elle ne pouvait pas manquer ce mariage, tout de même. Elle allait voir l’officier pour lui signifier son congé pour la fin de journée. La tyrannique Générale n’allait pas l’empêcher de venir ajouter sa touche personnelle à ce mariage. Elle n’avait même pas de tenue. Quelle merveilleuse ironie. Elle se tourna vers sa malle où elle trouva … une vieille robe verte complètement froissée. Elle l’avait prise pour faire plaisir à sa mère. Elle l’observa dubitative en la faisant tourner entre ses mains. Elle devait venir en robe ? Un rire étrange lui échappa. Elle avait oublié ce que cela faisait de porter une robe. Déjà petite, elle ne les affectionnait pas particulièrement. Bon. Elle ramassa sa deuxième pair de botte et sorti son pot de cirage. Il lui restait son costume de cérémonie qu’elle avait pour son assermentation d’officier. Il était élégant. Elle enfila le pantalon sans aucun souci. Elle n’avait pas pris de poids ni perdu en musculature depuis sa jeunesse. La toile était en un tissu plus travaillé, plus doux que ceux de son uniforme usuel. Un blanc crème délicat. Elle enfila sa chemise du même blanc au col vaporeux. Puis sa veste verte et tous les cordons étaient du même blanc et orné d’aiguillettes d’or. Après tout, elle était sergent, n’est-ce pas ?

Elle boucla son ceinturon de cuir, avec son fourreau. L’uniforme inutilisé semblait comme neuf. Elle observa son reflet dans la vitre. Elle sourit brièvement. Sur sa poitrine son ancien écusson le luit ôta. Un mélange insidieux de fierté, de nostalgie et de tristesse. Elle dénoua ses cheveux et les brossa longuement. Ils étaient bien trop long, lui arrivant jusqu’aux fesses. Mais elle les aimait ainsi. Elle fit la grimasse et les noua en une natte sommaire. Elle allait demander à maman de les lui coiffer comme il fallait. C’était une occasion particulière après-tout. Elle inspecta rapidement sa tenue et quitta la caserne dans la foulée. La guerre attendrait un peu. Arrivée chez sa mère, elle toqua brièvement. Elle ne put s’empêcher de sourire devant l’air émerveillé de cette dernière quand elle la vit. A l’idée qu’elle vienne au mariage, mélangé à ce qu’une maman fait de mieux. Ses yeux ne cessèrent de pétiller, qui plus est quand elle lui demanda de la coiffer. C’était un peu comme un retour en arrière. Elle avait de beaux cheveux, oui maman. Elle était si heureuse qu’elles ne les aient pas coupés court, je sais maman. Tu es si jolie, pour toi toujours maman. La coiffure ne suffit pas à l’exigence maternelle et le sergent se trouva bien vite victime d’un bain forcé. Ce n’était pas désagréable. La bassine était exigüe mais l’eau chaude. Elle protesta avec véhémence quand vint le tour des laques et autres savons parfumés.


Je vais sentir la fille, maman !

La protestation outrée la fit rire. Bah. Au moins, cette sombre histoire aura fait le bonheur d’une. Tant qu’elle ne venait pas lui parler de son propre mariage à elle. Une fois plus ou moins séchée, sa mère la coiffa. Elle se donna du mal pour lui faire une coiffure bien jolie. Deux tresses plaquées à son crâne partant des deux flancs pour se rejoindre à l’arrière de son crâne. A partir de ce point là, une natte serrée avait été faite. C’était simple, mais joli. Il était hors de question qu’elle garde ses cheveux défaits. Pour une fois, aucune mèche rebelle ne tentait de s’échapper de l’écrin.


Tu ne veux vraiment pas mettre de robe ?
Elle lui adressa une œillade sombre en enfilant son pantalon. Oh. Bon, pour une fois… Enfin, au moins, tu sens bon et tu as une jolie coiffure.

Voilà, elle faisait moins honte à sortir ainsi. Une fois prête, elle observa son reflet dans un des miroirs de la sculptrice. C’étaient des outils qu’elle adorait. Elle se trouva à la fois un air impressionnant, sévère et à la fois… fragile. Depuis des années qu’elle n’avait pas affronté son reflet, elle se trouva l’allure moins vive, moins ronde. Les joues un peu plus creusées sans doute. Pourtant elle avait toujours un physique entretenu. Peut-être était-ce son regard ? Elle adressa une grimace à son miroir. Quelle importance, tant mieux si elle avait plus l’air d’un militaire sérieux et froid que d’une sœur heureuse et joyeuse. C’était tout à fait ce qu’elle était. Après s’être préparée elle-même, elle dut aider sa mère. Notamment dans le choix crucial de sa robe. Sa mère n’avait pas changé.


Il faut que nous soyons belles, Nisa. C’est important. Ton frère ne se marie pas avec n’importe qui et nous sommes sa seule famille. Tu es belle dans ton uniforme, je ne peux pas paraître défraîchie et… la bleue, non ? Mais ces broderies ne sont plus à la mode…

Et bla et bla et bla… Quel ennui que les femmes et leur indécision.

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Nisa Sandragil
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MessageSujet: Re: Où les pensées sont comme la pluie   Dim 16 Juin - 14:42

Elle était toujours attablée devant son verre d’eau tandis que sa mère farfouillait dans ses malles en quête de je ne sais quoi pour rendre sa tenue présentable. Elle avait perdu le fil entre la dentelle, le bleu, le rouge, le blanc… les bijoux… Elle était donc en train de bailler, affalée sur la table du quel elle observait le manège maternel, quand cette dernière poussa une exclamation qui la fit sursauter.


Nisa, regarde ! oh, je pensais l’avoir perdu ! C’est un bijou que ton père m’a offert pour notre mariage. Il faut que tu la mettes !

Mais non, c’est la tienne, mets-la toi… elle observa la broche à cheveux. Une très jolie confection sertie de pierre dont elle ignorait le nom. De jolies pierres rouge sang. Le sang lui irait bien.


Et viens donc voir ce que j’ai aussi… tu me l’avais laissée en disant que c’était une armure ridicule pour un archer qui ne servait qu’à l’apparat. Que tu ne la porterais pas donc qu’elle t’encombrait… mais justement c’est l’occasion de faire de l’apparat, non ?

Elle la tira par le poignet et la força à la suivre. Nisa se laissa docilement et mollement faire. Dans une armoire trônait une armure qu’elle avait presque oubliée. Celle qu’elle avait reçue avec son épée. Sergent Sandragil. Une armure un peu couverte de poussière mais encore neuve. Elle ne l’avait portée qu’une fois. C’était une armure en métal et donc lourde. De fait, une protection trop handicapante pour un archer. Bien qu’elle soit particulière et n’ait pas d’épaulière. De manière à ce que le bras puisse bouger librement et bander un arc. Mais ce qui faisait qu’elle laissait l’épaule et la première partie de son bras vulnérable. Bref, une armure inutile, pour impressionner, pour faire joli. D’avance, elle comprit que sa mère ne lui laisserait pas le choix. Elle la voulait resplendissante. Elle voulut soulever l’armure mais Nisa dû l’aider. Bientôt la table de la cuisine fut couverte de pièce de métal à polir et nettoyer. Elle graissa les rouages qui avaient un peu coincé avec le temps. Soigna le cuir des intérieurs qui était devenu un peu dur. Ce travail en commun acheva de rendre joyeuse sa mère qui bavardait avec un enthousiasme presque communicatif.


Il faut nous dépêcher tout de même, nous ne devons pas arriver en retard.

Nisa dû donc une nouvelle fois se déshabiller pour enfiler les pièces les unes après les autres. Bien évidemment, il fallut refaire sa coiffure parce qu’il fallait absolument incorporer cette broche au tableau. Et du maquillage. Comment sa machiavélique mère réussit-elle à lui faire courber l’échine à ce point ? Par une remarque innocente sur les hommes et partis qui pourraient être présents. Ce qui lui fit se souvenir d’un message qu’elle avait fait parvenir à un certain noble… qui viendrait… peut-être ? Non, c’était idiot. Et pourtant, elle laissa sa mère mettre du fard sombre autour de ses yeux. Ce qui ferait ressortir son regard gris clair ma-gn-i-fi-que. Et un peu de couleur à ses lèvres, ce qui s’accorderait tout à fait à la broche dans ses cheveux.


Cette fois, quand Nisa observa son reflet, elle fut surprise. L’armure était belle et imposante. Les reflets de la lumière qui dansaient sur le métal sombre étaient magnifiques. Le plastron était finement ciselé. Ainsi que les protections de ses avants-bras et tibias. Les cuissardes étaient recouverte d'une jupe en mailles fines. Jusqu'aux chausses, tout était parfait et impressionnant. Elle posa une main sur le pommeau de son épée et se redressa. C’est ce qui s’appelle avoir de l’allure ! Ah ! Et c’est vrai, que cela lui faisait de jolis yeux… de grands yeux de femmes … cela aurait plu à Morghan n’est-ce pas ? Ce mélange de féminité séduisante et de maintient imposant.

Tout le monde va se taire quand j’arriverai à ton bras !! Je serai comme une grande dame au bras d’un militaire puissant. Quelle surprise !

Mais, oui, mais oui… Nisa sourit en secouant la tête et acheva de nouer le corsage maternel de la robe qui sera finalement bleue. Parce qu’il irait bien avec le collier qu’elle avait.

C'est Gribus qui allait avoir une sacrée surprise. Maman était tout à fait jolie malgré son âge. Nisa n'avait pas été étonnée de voir qu'elle avait préparé une jolie robe avec ce goût artistique qui la caractérisait. Et puis elle, la soeur absente, aussi préparée. Oui, il serait surpris.
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