AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Idée cadeaux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Idée cadeaux   Dim 22 Mai - 15:57

Une pendaison de crémaillère. C’était bien la première fois qu’Ulkan était invité à ce genre d’évènements. Un de ses amis finissait de faire construire sa bâtisse et décidait de fêter ça. Il venait de se marier il y a peu et Ulkan qui avait un peu du mal avec ce genre de chose n’était pas venu.

Il avait été invité, mais les mariages le rendait mal alaise. C’était étrange pour un orateur, mais venir seul à un mariage le déprimait un peu. De plus il se savait parfois volontairement maladroit et ne préférais pas venir si c’était pour déclencher une catastrophe. Enfin seulement quand c’était un vrai ami, sinon il s’en moquait …

En plus Ulkan n’était pas vraiment recherché dans les pendaisons de crémaillère, toutes ses connaissances avaient fait le rapprochement entre les accidents qui pouvait arriver dans certaines soirées où l’on disait avoir vu le jeune orateur et celui-là.

L’ami en question connaissait un peu mieux Ulkan que le reste de ces connaissances et savait donc qu’il se retenait d’être désastreux chez les gens qu’il appréciait. C’est donc pour cela qu’il n’avait pas vraiment eut de doute sur le fait de l’inviter où nan.


Bref, ces évènements avaient amenés Ulkan à devoir trouver une idée de cadeaux à offrir pour les jeunes mariés. Tout d’abord pour s’excuser de n’être pas venu au mariage, ensuite parce qu’on ne vient pas les mains vides quand on est invités et enfin car une maison ça se fête.

Après avoir réfléchis et s’être un peu renseigné il avait décidé de se rendre à la boutique d’une artisane dont il avait entendu parler. Une marqueterie parmi les fières masures des quartiers commerçants. Il marchait donc calmement dans ses quartiers préférés, le temps étant au soleil et le ciel parfaitement dégagé il se voyait mal passer sa journée enfermé dans des magasins, mais bon. Peut-être pourrait-on l’aider à faire son choix.

Il entra dans la boutique mais ne vit personne au début, il regarda autour de lui. Tout ce qui trouvait autour de lui respirait le travail Olarile… En même temps, il avait demandé à une Olarile si elle avait des idées de cadeaux à offrir pour ce genre d’évènements, il ne devrait pas s’étonner de se retrouver dans une boutique Olarile.

Il trouver autour de lui de nombreuses pièces, que ce soit du mobilier ou de simples décorations, tout semblait travaillé avec soins et délicatesse. Il n’osait se demander combien d’heure de travail il avait fallut pour terminer certaine pièce.

Il appréciait les œuvres qui se trouvait sous ses yeux, même si lui n’était pas vraiment attaché au matériel mais ne savait vraiment pas quoi offrir… Il se mit donc à chercher du regard quelqu’un, ne voyant sur le coup personne il décida de demander à haute voix.

« Excusez-moi, c’est ouvert ? Y aurait-il quelqu’un ? »

Une fois posée la question lui parut stupide, si la porte était ouverte, c’était forcément que c’était ouvert… Il se redressa donc un peu et regarda autour de lui en souriant attendant une réponse où la venue de quelqu’un. Surtout, ne pas faire de bêtise. C’était une connaissance de la vieille Olarile, il ne fallait donc pas causer de problèmes.

Un enfant apparut alors, ils se regardèrent puis celui-ci reparti laissant un Ulkan un peu surpris et qui n’avait eut le temps d’ouvrir la bouche.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Jeu 26 Mai - 22:41

L'organisation d'une vie familiale avec cinq enfants, ce n'était pas toujours des plus simples, d'autant qu'il y en avait deux qui étaient toujours allaités. Mais Liiken et Erwan n'étaient pas du genre à baisser les bras, il leur avait fallu du temps, mais ils avaient fini par mettre au point une routine. Lui travaillait dans son atelier, à quelques pâtés de maison de leur demeure, elle s'occupait des enfants tout en travaillant. De temps à autre, Erwan ne travaillait pas la journée, alors elle allait vendre ses objets au marché, elle vendait mieux là-bas qu'en restant chez elle, mais comme ils ne manquaient de rien, elle préférait s'occuper de ses enfants.

Aujourd'hui, elle était justement seule avec ses cinq fils. Désormais habitués à la ville, ils n'étaient plus aussi indisciplinés qu'à leur arrivée. Alors qu'elle était en train de confectionner une nouvelle boite à bijoux, quand l'un des jumeaux s'était mis à pleurer. C'était l'heure de la tétée, elle abandonna immédiatement son ouvrage et partit s'occuper de ses bébés. Maintenant que l'un était réveillé, l'autre n'allait pas tarder et si elle ne voulait pas se trouver en situation de détresse, elle devait se dépêcher. C'était sans doute pour ça qu'elle n'avait pas envoyé Jehan, comme elle en avait l'habitude, surveiller la boutique. Absorbée par ses plus jeunes fils, elle n'avait pas entendu la personne entrer dans la boutique. Quand l'appel retentit, elle sursauta, Ciaran était en train de téter goulûment, elle ne pouvait décemment pas se lever et accueillir le visiteur. Cherchant son aîné du regard, elle le vit en train de jouer dans le jardin avec Lorris et Aed.

« Jehan ! Jehan, viens ici s'il te plaît ! Tu veux bien aller voir qui est dans la boutique mon chéri ? »

L'enfant se précipita, tout heureux de se rendre utile pour sa maman. Il entra pour jeter un coup d'oeil dans la salle, vit un homme inconnu et retourna auprès de sa mère.

« C'est un monsieur que j'ai jamais vu. »

Amusée, Liiken émit un petit rire.

« Hé bien retourne vite dire au monsieur que je vais bientôt arriver. Surveille-le, je veux qu'il ne vole rien ! Je compte sur toi, c'est un rôle important, pour faire comme papa et moi. »

Jehan, gonflé d'orgueil par sa mission d'importance retourna dans la pièce d'à côté. Liiken ne l'entendit pas parler, mais elle savait qu'il n'avait certainement pas manqué de remplir sa mission. Pendant ce temps, Ciaran avait fini de téter, et elle put se rhabiller. Après avoir pris le temps de recoucher ses deux fils, elle alla voir qui était ce nouveau client.

L'homme avait une prestance étonnante, il semblait légèrement déplacé dans cet environnement familial et commercial à la fois. Sans être vraiment beau, la jeune mère ne le trouvait pas désagréable à regarder, elle eut vaguement honte de ses pensées. Erwan était son mari, et ils avaient toujours décidé de ne pas se tourner vers d'autres partenaires. Elle se concentra alors sur la présence de l'homme dans sa boutique. Liiken se demanda ce qu'il cherchait exactement, lui-même ne semblait pas vraiment le savoir. Le mieux, pour le savoir, était encore de poser la question, non sans s'être excusée pour l'avoir fait attendre.

« Excusez-moi de vous avoir fait attendre, j'étais occupée avec les deux derniers. Je vous présente Jehan, mon fils aîné, il a tout juste sept ans. J'espère qu'il a su vous traiter avec le respect qu'il convient. »

Se tournant avec un sourire vers son fils, elle lui proposa de retourner jouer avec ses frères. Elle l'embrassa sur le front et le félicita pour la réussite de sa mission.

« Que puis-je faire pour vous aider monsieur ? »


Liiken avait du mal avec les règles de bienséances Ilédores, elle ne savait pas si elle était sensée se présenter ou non, si elle était sensée se comporter de manière moins familière. Mais après avoir vécu trente ans dans un village où tout le monde se connaît, il est difficile de faire face tous les jours à de nouveaux inconnus. Erwan s'en sortait mieux qu'elle, parfois, elle l'enviait de savoir se mêler si aisément à ces personnes. Mais Liiken, inconsciemment ou non ne parvenait pas vraiment à adopter les manière Ilédores. Elle avait toujours le souvenir vif du décès de sa fille et ne voulait pas devenir l'un d'entre eux, ce qui signifierait qu'elle tuerait elle aussi un peu sa fille.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Ven 27 Mai - 8:24

Ulkan après quelques secondes vit revenir le jeune garçon qui lui annonça que sa mère allait bientôt arriver, puis qui resta sur place à le fixer. Ce qui surprit Ulkan, il commença à marcher dans la boutique et le petit le fixait toujours. Ulkan fit alors mine de regarder un objet avec attention et remarqua que le petit garçon semblait encore plus le fixé. Il ne put s’empêcher de lui sourire et revint à sa place d’origine. L’orateur n’allait pas gêner le petit dans sa tâche, il ne dit donc rien, de plus qu’il ne savait pas vraiment quoi dire à un petit Olaril.

Puis arriva la jeune mère sauvant Ulkan de son gardien. Celle-ci eut toute la courtoisie du monde, ce qui sans pour autant déplaire à Ulkan, ne lui plaisait pas vraiment. Cela le rendait mal alaise, on parlait dans la rue aux orateurs comme on parle à n’importe qui, il avait l’habitude de tous les tons et savait tourner le sien en fonction de son interlocuteur. Cependant il préférait le ton familier, plus franc.

« Le respect est une chose qui se mérite et votre fils le mérite surement plus que moi. »

Répondit-il en souriant avec un petit rire. Il regarda ensuite le petit garçon partir, continuant de sourire. Il retourna alors son attention vers la mère et ajouta simplement.

« Hé bien, ça ne doit pas être simple tous les jours de devoir s’occuper d’une boutique et de ses enfants. »

La plupart des nobles ou des commerçants de la cité avaient des nourrices pour s’occuper de leurs enfants pendant qu’ils vaquaient à leurs occupations, parfois bien moins importante que de s’occuper de leurs enfants. Mais Ulkan avait vécu cela lui aussi et le comprenais, mais certains ne s’occupait de leurs enfant que lorsqu’il n’avait rien à faire ou lorsque le devoir le demandait, ce qu’il n’était plus justifiable.

Puis elle lui demanda ce qu’elle pouvait faire pour l’aider sur un ton mal assuré, hésitant. Son métier lui avait permit d’apprendre à discerner les pensées des gens par leurs paroles et attitude. Il lui sourit donc avant de lui répondre.

«Je viens de la part de Sorastrata. Enfin pas tout à fait. En faite, je cherchais un cadeau à offrir à de jeunes mariés, malheureusement, je ne suis pas vraiment doué pour ça. Elle m’a conseillé de venir ici. Peut-être pourriez-vous m’aider ? »

Parler directement de Sorastrata permettrait de détendre un peu l’atmosphère. Toujours souriant, il continua de parler à la marqueteuse de ce qui l’amenait en ces lieux.

« Pour être plus précis, j’étais invité au mariage, mais je n’y suis pas allé car je n’aime pas m’y rendre seul, et que j’aurai surement… gâché l’ambiante dirons-nous. Et donc ils m’invitent à nouveau pour leur pendaison de crémaillère et comme c’est un ami, je ne vais pas encore être absent. Et je cherche un cadeau qui pourrait convenir pour les deux occasions, où même un cadeau pour chaque. »

Il se sentait un peu idiot à déblatérer sa vie, mais pour offrir un cadeau qui convenait il fallait bien parler de la raison qui l’amenait à l’offrir, nan ? Enfin c’était du moins son avis pour le cas où on n’avait pas d’idée.

Ulkan regarda alors l’olarile dans les yeux en souriant, attendant une réaction. Il fallait avouer qu’il ne savait plus trop quoi dire maintenant. De plus s’il parlait tout le temps, quand est-ce qu’on pourrait lui répondre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Ven 27 Mai - 9:43

Quand il prit la parole, Liiken fut gagné par une sympathie immédiate pour lui. Contrairement à la plupart des Ilédors qu'elle avait rencontrée jusqu'ici, il ne semblait pas être très à cheval sur les formes. Et puis, il venait de dire que son fils était digne de respect, et comme toutes les mères, Liiken s'était sentie immédiatement fier de son bambin et un sourire s'épanouit sur ses lèvres.

« S'occuper de cinq enfants n'est pas si difficile qu'il y paraît. Il suffit juste d'un peu d'organisation. Mais si travailler ici m'empêchait de m'occuper de mes enfants, alors j'arrêterais immédiatement. Mes enfants comptent plus que tout pour moi. »

Et c'était peut-être là le problème, elle n'était pas une Ilédor sans coeur qui perdait un enfant à cause d'un rituel stupide sans être dévastée. Ses enfants, avant même qu'ils naissent, elle les aimaient. Ils étaient tout pour elle, tout !

Lorsqu'il parla de Sorastrata, les dernières défenses de Liiken tombèrent. S'il connaissait Sora et qu'elle le jugeait digne de l'envoyer chez les siens, c'était que c'était un homme bon. Ou tout au moins à qui on pouvait se fier. L'homme s'embarqua dans des explications un peu embrouillées que Liiken eut bien du mal à suivre, mais elle comprit l'essentiel cependant : il cherchait un cadeau pour un couple qui venait de se marier. Depuis les semaines qu'elle travaillait ici, pour des Ilédors, elle était habituée à deviner comment satisfaire les désirs de ces gens toujours plus avides de richesse.

Même si elle avait besoin d'un peu plus d'informations pour être sûre de répondre à son besoin, elle commença à lui présenter quelques petites boîtes qui pourraient plaire. C'était un cadeau qu'elle avait spécialement conçu pour des jeunes couples. Les boîtes à bijoux allaient deux par deux, assorties, mais différentes, l'une plus masculine, l'autre plus féminine. Ce principe existait sous plusieurs modèles, des plus simples aux plus élaborés, ces derniers étant évidemment nettement plus cher que les premiers.

« Oh ! Vous connaissez Sorastrata ? C'est une véritable grand-mère pour nous tous, je ne sais pas ce que ferions sans elle. »

Puis, elle se dirigea vers l'étagère de la boutique où se trouvaient les couples de boîtes. Elle commença par conseiller l'étranger avant de lui demander de plus amples informations.

« Ces boîtes sont un excellent pour des jeunes mariés. Elles vont par deux, semblables et pourtant différentes. Regardez celles-ci par exemple, celle de gauche est pour une femme, elle est décorée avec des fleurs, des roses en fait pour être précise. Elle a plusieurs petits compartiments, pour les bracelets, les boucles d'oreilles, les colliers, etc. Celle de gauche est pour un homme, les formes sont géométriques et symétriques, l'intérieur est moins compartimenté et plus simple, convenant mieux aux quelques bijoux d'un homme. Pourtant, de loin, elles se ressemblent tellement qu'elles semblent identique. J'ai plusieurs modèles très différents si vous voulez les regarder. Cela vous plaît-il comme idée ? À moins que vous préfériez que nous nous dirigions vers autre chose ? En tout cas, si vous voulez que je vous aide au mieux, il va falloir que vous me disiez un peu comment est votre ami, pour que je sache ce qui peut lui plaire. »

Cela ne lui était plus arrivé depuis longtemps de se mettre à babiller de la sorte, d'être intarissable à en devenir pour certains. Mais Liiken avait toujours été passionnée par son métier, et quand elle en parlait à quelqu'un qui voulait bien écouter, elle se laissait toujours un peu emporter. Enfin, pas autant que cette fois-ci, mais elle avait l'impression que celui qui se tenait à ses côtés n'était pas vraiment dérangé par son flot de paroles incessant.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Ven 27 Mai - 15:06

« Je l’ai rencontré en me promenant dans les quartiers humbles un jour, et depuis je vais la voir régulièrement pour apprendre des choses sur la culture Olarile où juste pour discuter avec elle. J’ai parfois du mal à supporter certains Ilédors, mais je n’ai encore jamais trouvé que d’Olarile qui ne fût pas aimable et intéressant. Mais peut-être que c’est l’habitude qui fait ça. »

Puis Ulkan suivit la mère vers une étagère, celle-ci lui montra des boites à bijoux variés allant du simple au plus travaillé. Lui expliquant l’intérêt de ses boites, détaillant son travail, visiblement passionnée par celui-ci et Ulkan ne pouvait s’empêcher d’être intéressé par ce qu’on lui disait. Dévorant chaque parole comme un puits d’informations. Puis elle lui demanda son avis et il lui répondit en souriant.

« C’est une idée intéressant mais peut-être en auriez-vous d’autre à me faire part. Ce serait dommage de faire un choix s’il y a quelques choses qui pourrait mieux convenir et que je n’ai pas vu nan ? »

En effet l’idée de ce duo de coffret était intéressante mais encore fallait-il en avoir l’utilité. Le jeune orateur réfléchis alors à la manière de décrire son ami.

« Hé bien, c’est un noble, mais disons qu’il reste franc et honnête. C’est quelqu’un que je qualifierai de raffiné mais dépouillé aussi. Pas dans l’abus, plus dans la finesse. Après je ne le fréquente plus assez pour connaitre ses goûts en détail malheureusement. »

Il eut un léger sourire peiné pour la marqueteuse et rajouta alors que ça ne devait surement pas l’aider des masses. Ce qui était probablement vrai, après tout il n’y avait pas vraiment de quoi aider beaucoup mais c’était comme cela qu’il voyait son ami. Il tourna son regard autour de lui regardant les différentes étagères ou présentoirs. Il y avait vraiment du choix, mais il était perdu comme pouvait l’être un campagnard dans les rues d’Edor Adeï.

Il chercha un moment quoi dire de plus, attendant la réponse de la jeune femme qu’il écouta, puis il rajouta à la suite de sa réponse.

« Vous qui avez des enfants, vous devez être mariée. Que vous aurait-il plus d’avoir pour fêter votre mariage ? »

Son métier d’orateur devait revenir au grand galop car il commençait à prendre à partie l’olaril car il ne savait plus vraiment quoi dire. Mais au moins ce n’était pas une question totalement idiote de sa part. Il connaissait son ami, mais moins sa femme et il lui fallait donc l’avis d’une femme, mariée de surcroit permettait un avis pratique, marqué de son vécu.

Il la regarda alors attendant sa réponse, prêt à la suivre dans la boutique, à regarder ce qu’elle lui montrerait et à écouter et prendre en compte ses conseils.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Sam 28 Mai - 14:45

Si Liiken aimait parler, son interlocuteur n'était pas en reste. Tout aussi bavard qu'elle, il avait l'art d'éluder en partie ses question, ou de ne pas y répondre totalement. Il semblait avoir un intérêt particulier pour les Olarils, et c'était étrange. C'était la première fois que Liiken se trouvait face à un Ilédor qui lui avouait à elle apprécier la compagnie des Olarils, la privilégiant même à celles des Ilédors si elle avait bien compris ses insinuations.

« Vous appréciez donc la compagnie des Olarils ? Voilà qui est pour le moins original de la part d'un Ilédor. »

Liiken n'était pas habituée à être relancée sur ses propres conseils de cette manière. Oh oui, il existait évidemment bien d'autres cadeaux qui pourraient convenir à un nouveau couple, mais ces petites boîtes à bijoux rencontraient généralement leur petit succès auprès de l'aristocratie ilédore. Les informations que son client avait données sur son ami n'étaient pas d'une grande aide, mais Liiken saurait en tirer parti. Si l'ami en question était un homme simple, il suffisait de trouver un cadeau qui convenait à cette simplicité distinguée.

« Vous savez, vous ne m'aidez pas beaucoup. Cependant, moi je peux faire quelque chose pour vous. Enfin, je l'espère. »

L'entraînant vers une partie de la pièce qui ne contenait non plus des petites boîtes mais des petits meubles. De la petite table de nuit à la petite bibliothèque, ce qui caractérisait ce coin-ci, c'était la simplicité de la décoration, toujours présente, évidemment, mais de manière plus discrète. C'était des pieds sculptés, des motifs moins voyants, Liiken les préférait d'ailleurs à la plupart des boîtes à bijoux, en raison de leur similitude avec la mode olarile. Ce qu'elle créait depuis qu'elle était ici était très clairement olaril aux yeux des Ilédors, mais elle, elle voyait nettement l'influence de sa nouvelle ville dans son art. Des outils nettement plus fins, des bois plus variés et en plus grand nombre lui avaient permis d'évoluer rapidement par rapport à ses anciennes méthodes. Ce qu'elle faisait était différent mais profondément imprégné de son histoire, de son passé.

« J'ai ici une table de nuit pour mettre au chevet du lit. Elle comporte deux tiroirs et un petit compartiment secret qu'on ouvre sur le côté. Elle possède une jumelle, mais vous pouvez tout à fait choisir un autre modèle pour l'assortir. Sinon, j'ai également quelques bibliothèque que vous pouvez voir ici et là. Elles ne vont pas par paires, mais elles sont plus grandes que les tables de nuits. Je pense qu'il est essentiel dans un couple que chacun ait ses propres affaires, même s'ils ont beaucoup de choses en commun. Un table de nuit permet de ranger des affaires variées, intimes, qui ne seraient pas forcément accessibles à l'autre personne du couple. »


Au travers de ses mots, elle venait d'exposer ses convictions profondes et s'en trouvait gênée. Se révéler ainsi n'était pas son genre, il allait falloir qu'elle fasse un peu plus attention à ce qu'elle disait. Donner des armes aux Ilédors, tout aussi aimables soient-ils, pour mieux les exploiter n'était pas dans ses ambitions. Elle éluda alors la réponse à la dernière question du client.

« Vous savez, chez nous, à Arestim Dominae, notre mode de vie était bien différent. Bien plus simple. Des cadeaux de mariages ? Oui, on en recevait, mais des choses simples, pièces de drap, nourriture, des bijoux simples, ... Vous semblez croire que le luxe de votre ville coule de source, mais ce n'est pas le cas pour nous. Ce que vous voyez ici était irréalisable là-bas ! Je ne vous en veux pas de votre ignorance, elle est compréhensible, mais vous avez ravivé en moi des souvenirs pénibles, du temps où nous étions heureux chez nous, loin de toute catastrophe ou intrigue politique dont vous semblez être spécialistes. Je suis désolée de m'être un peu emportée. »


L'amertume se révélait dans sa voix. Liiken regrettait qu'ils aient été obligés de partir, de laisser les siens derrière elle, frère et soeurs, parents. Tant de gens qui lui manqueraient éternellement, qu'elle ne pourrait jamais retrouver, dont elle ne saurait pas s'ils étaient en vie ou non...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Sam 28 Mai - 16:23

Oui il appréciait assez la compagnie des Olarils, mais il ne répondit pas à sa remarque. Il s’excusa cependant de n’avoir pu l’aider plus quand aux gouts de son ami.

Puis il la suivie dans l’autre pièce où elle lui montra les tables de nuits, voilà un cadeau qui attirait déjà plus son attention. Il s alors, dégageant son manteau à l’arrière d’un habile et discret coup de main et se pencha sur l’un des modèle qu’on lui montrait. Il restait pourtant dans une position stable est assez droite. C’était surement dut aux cours de maintiens qu’il avait pu avoir plus jeune. Il regarda alors la marqueteuse avec un regard interrogatif et lui demanda s’il pouvait toucher.

Il regardait les différents compartiments et tiroirs, examinant la pièce et se disant que ce n’était pas une mauvaise idée de cadeau. Il s’arrêta soudain dans son observation.

L’olarile venait de placer sa dernière remarque et Ulkan, sans pour autant arrêter de sourire, eut un regard un peu plus triste quelques instants. Se sentant à la fois vexé et rejeté par cette remarque. Il n’avait pas cherché à être désagréable, mais visiblement il avait du appuyer sur un point sensible sans s’en rendre compte. Il hésita quelques instants sur la conduite à suivre dans ce genre de situation puis pris la parole.

« Vous n’avez pas à vous excuser. Au contraire, pardonnez-moi si je vous ai rappelé de mauvais souvenirs… »

Il n’ajouta pas qu’il pouvait comprendre les sentiments qu’elle pouvait ressentir, lui aussi avait beaucoup de mal. Il n’avait certes pas eut à quitter son pays, mais il ne s’était jamais vraiment senti à sa place chez les nobles. Il c’était intégré, avec succès diraient certains. Mais ça n’empêche qu’il se sentait parfois l’âme d’un paria.

Il se releva donc et se tournant alors vers la jeune mère, il lui sourit avec compassion. Il ajouta alors en indiquant la table à chevet qu’il l’intéressé.

« Je vais vous prendre celle-là avec sa jumelle, ce serait bête de les séparer. »

Il ne savait pas vraiment s’il avait bien fait d’ajouter ce dernier commentaire, et il regarda un court instant vers ses pieds. Puis regarda ailleurs en souriant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Mer 1 Juin - 0:20

Liiken était terriblement gênée, elle avait l'impression d'avoir rabroué l'enthousiasme de son client. Elle n'aurait pas dû se montrer si emportée et s'énerver pour quelque chose d'aussi stupide qu'une innocente question. Il n'avait aucun moyen de savoir qu'il avait touché une corde sensible. La tête baissée, elle s'excusa.

« Je suis désolée, je n'aurais vraiment pas dû m'emporter de la sorte. Votre choix est excellent, ces tables conviendront parfaitement pour un cadeau d'emménagement. »

Voyant dans le commerce la possibilité de reprendre la conversation qu'ils avaient plus ou moins entamée avant qu'elle ne l'interrompe, Liiken reprit.

« Vous désirez vous les faire livrer ou vous viendrez les chercher plus tard ? Je crois qu'il ne sera guère aisé de prendre les deux à vous seul maintenant. Je ne saurais trop vous conseiller de vous les faire livrer. Je connais un homme qui sera ravi de le faire pour vous si vous voulez bien me dire là où vous habitez. Vous les aurez ce soir et vous pourrez payer à la livraison. »

La jeune mère voulait parler à nouveau de son intérêt pour les Olarils, le relancer là-dessus, mais elle ne savait pas comment sans avoir l'air grossière ou stupide. C'est Lorris qui lui donna cette occasion en faisant brusquement interruption dans la pièce.

« Maman, le bébé... Il... Il fait p'us dodo. »

Lorris était encore jeune et ne parlait vraiment pas très bien, ce qui avait le don d'attendrir sa mère. Avec un sourire, elle lui dit de ne pas s'inquiéter, qu'elle allait arriver pour s'occuper de lui dans les quelques instants. Il pouvait retourner jouer avec ses frères. Puis, elle se retourna vers son client s'excusa de devoir s'absenter un court moment.

« Veuillez m'excuser, je dois m'absenter quelques instants. Je reviens le plus rapidement possible. »

La jeune mère alla voir ses plus jeunes fils. L'un d'eux était en effet éveillé et menaçait de réveiller son frère si on ne s'occupait pas bientôt de lui. Elle le prit alors dans ses bras et retourna auprès de son visiteur. Ciaran s'était apaisé dans les bras de sa mère, mais il restait agité et il était hors de question de le remettre tout de suite au lit.

« Je suis vraiment désolée. Avoir cinq fils ne me laisse pas tout le loisir de m'occuper de mes clients comme je le devrais. Je vous présente Ciaran, mon plus jeune fils. Un petit braillard fougueux, mais tellement adorable. C'est Sorastrata qui lui a trouvé son prénom, comme il est de tradition chez nous. Les prénoms des Olarils sont choisis par les anciens. J'aime beaucoup ceux qu'elle a choisi pour mes jumeaux. »


À défaut d'être vraiment fine, cette remarque avait l'avantage de relancer un peu la conversation, pour autant qu'il le souhaite. Liiken ne savait pas comment il allait prendre sa tentative, mais entourée depuis le début de la journée d'enfants, elle avait envie d'une conversation un peu plus adulte. Ce que le jeune homme ici présent aurait sans doute moins hésité à faire si elle ne l'avait pas si maladroitement refroidi. Elle hésita à s'excuser encore une fois avant de se dire que ce serait peut-être mal vu, les Ilédors n'ayant pas les mêmes traditions de politesse que les Olarils.

Dans ses bras, Ciaran peu à peu cessait de geindre. C'était un bambin véritablement adorable pour autant qu'il soit entouré des siens. Il détestait être laissé seul et ne dormait jamais aussi bien que lorsqu'il était entouré de ses parents et de ses frères. La nuit, Liiken faisait dormir les jumeaux avec elle, pendant que les trois aînés s'entassaient dans une petite chambre. Ils préféraient étrangement cette solution plutôt que de loger séparément et avoir plus d'espace. Liiken songea avec amusement que certaines habitudes ont la vie dure, et ce n'était pas de si tôt que les Olarils cesseraient d'être ce qu'ils avaient toujours été.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Jeu 2 Juin - 22:24

« Pour ma part, je veux bien être livré. Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler « quelqu’un de costaud ». Je ne vois pas le problème à vous passer mon adresse, je tacherai juste d’y être ce soir. »

Il avait fini sa phrase avec un petit sourire, une pensée quelques peu déplacée à l’esprit. Il se dit qu’il faudrait qu’il sorte une bouteille ce soir si on venait lui livrer les tables de nuits. Il n’allait pas laisser partir ce fameux « homme » sans lui avoir offert un rafraichissement après ce qui lui semblait un effort assez important. Bah, il aurait bien le temps d’y penser plus tard se disait-il quand un autre enfant fit irruption dans la pièce pour prévenir sa mère.

Ulkan ne put s’empêcher de lui sourire. Encore un petit bien éduqué et parfaitement attendrissant pensa t-il. Il parla alors à sa mère et celle-ci s’excusa pour aller voir son enfant.

« Ne vous en faites pas pour moi. »

Puis l’orateur vit revenir la marqueteuse avec un petit bambin dans les bras, un petit garçon quelques peu agité. Visiblement il devait tous être adorable dans cette famille.

« Hé bien, je ne sais pas comment vous faites, mais laissez-moi vous dire que la majorité des enfants de cette cité ne sont pas aussi bien éduqué que les vôtres. Les Ilédors ont tendance à privilégier le coté scolarité à celui affectif et se retrouve parfois avec des petits qui n’en font qu’à leurs tête et qui se croient plus intelligent que les autres. Et ça donne des adultes comme vous avez du en voir partout. »

Il eut alors un petit sourire et s’empressa tout de même de rajouter.

« Heureusement ce n’est pas une majorité, mais ici dans la cité, les Ilédors sont encore plus attachés aux apparences. Ca ne donne peut-être pas le meilleur point de vue. L’opulence de a cité à ses défauts, mais pourtant j’y ai toujours vécu. »

Ce n’était pas forcément le meilleur exemple et il ne put s’empêcher de rire, c’est vrai que c’était un sacré caractère qu’il avait et sans son maitre, il ne serait pas ce qu’il est maintenant.

Il regarda alors autour de lui rapidement arrêtant peu à peu de rire, gardant pourtant le sourire aux lèvres.

Il écouta ensuite la mère qui lui présenta son fils et lui parla d’une coutume Olarile qu’il ne connaissait pas encore, il eut alors un regard surpris quelques instants, puis un vif intérêt remplaça la surprise.

« Ah, Sorastrata ne m’avait encore jamais parlé de ce détails. En même ça n semble pas avoir d’importance au premier abord. Chez nous ce sont les parents qui choisissent le nom de leurs enfants. Et vous avez un système de parrainage ? Je serais curieux de …»

Il se retint de continuer et eut alors un sourire puis se reprit.

« Excusez-moi, je m’emporte. C’est juste que c’est passionnant de découvrir des choses et que vous avez une culture particulièrement riche et intéressante selon moi. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Sam 11 Juin - 12:19

Liiken fut ravie de voir que son interlocuteur reprenait goût pour la conversation qu'elle avait tenté de lancer avec lui. Il semblait véritablement intéressé par la vie des Olarils, et c'était étonnant pour un Ilédor. Il était le premier que Liiken eut rencontré qui se montrait si ouvert et attentif aux Olarils. Pour les autres, ils ne semblaient être au mieux que la réalisation d'une prophétie, au pire, des troubles-paix. Leurs succès attisaient la jalousie de certains des citadins.

Liiken se demanda un instant comment elle aurait réagi si des Ilédors étaient venus au village, annoncés par les dieux pour les gouverner... Aurait-elle accepté sans broncher que des étrangers prennent la place de Lysandre parce que c'était un message des dieux ? Probablement, oui, mais elle ne se serait sans doute pas montrée sous son meilleur jour.

Quand il complimenta Liiken, elle ne put s'empêcher de sourire de fierté, ses enfants, c'était ce qu'elle avait de plus précieux, et qu'ils soient appréciés pour leur bonne éducation était véritablement gratifiant. C'était reconnaître qu'elle était une bonne mère, elle qui consacrait tellement à ses cinq petits !

« Je vous remercie, monsieur, pour votre amabilité. Il est si rare de se voir complimenté sur l'éducation de ses enfants... Cependant, je dois reconnaître que je m'interroge. Ne serait-il pas utile que je donne une éducation plus Ilédore à mes enfants ? La plupart d'entre nous ne savent ni lire ni écrire, mais chez vous, cela semble être véritablement important. Jehan a un ami Ilédor qui lui apprend à lire, et même s'il pense pour le moment que c'est un code secret connus d'eux seuls, je pense qu'il est important qu'il sache lire. Je le vois, pour moi, c'est handicapant de ne pas savoir le faire. Et pour apprendre, c'est un peu tard, j'essaie, mais j'éprouve de réelles difficultés. »

Comme à l'habitude, une fois lancée, il était difficile pour Liiken de s'arrêter. Elle avait tellement de choses à dire, à demander, à comprendre. Ses inquiétudes de mère étaient réelles. Il était primordial pour elle que ses enfants soient de véritables Olarils, mais ils fallait qu'il fussent également un minimum intégrés à la société dans laquelle ils allaient probablement passer le reste de leur vie. Et même si cette perspective était angoissante, elle n'avait plus d'autre choix que de devoir s'y adapter. Elle fit par de ses inquiétudes à son interlocuteur.

« Je veux que mes enfants restent des Olarils, mais il est important qu'ils soient un minimum intégrés parmi vous, sinon, comment feront-ils quand Erwan et moi, on ne sera plus là ? Je sais que nous avons encore bien des années devant nous, mais tout de même, je ne peux m'empêcher d'y penser. »

La question d'Ulkan la dérouta légèrement, le mot parrainage lui étant totalement étranger. Elle tenta de le rapprocher des nouveaux mots qu'elle avait appris, mais elle ne trouvait pas ce que cela pouvait bien signifier. Loin de se sentir stupide, elle demanda sans faire de détour ce qu'il voulait dire par là.

« Excusez-moi. Vous avez parlé de parrainage ? Je ne comprends pas le sens de ce mot. Je ne l'avais jamais entendu jusqu'à aujourd'hui. »

Dans ses bras, Ciaran dormait maintenant paisiblement, mais Liiken n'allait pas pouvoir le garder longtemps sans fatiguer, ses journées étaient longues, et la station debout pas de tout repos. Elle ne savait pas si c'était quelques chose qui se faisait ici, mais elle ne se posa pas vraiment la question avant de proposer à Ulkan d'aller dans l'arrière boutique, la salle de séjour en fait, pour continuer cette passionnante discussion.

« Poursuivre cette conversation derrière ne vous dérangerait pas ? Maintenant que vous avez fait votre choix, nous ne sommes pas obligés de rester ici. Avec ce petit bout dans les bras, je fatigue vite voyez-vous. Au fait, je ne me suis pas encore présentée. Je m'appelle Liiken, Liiken Aryassat, mais peut-être que Sorastrata vous l'avait dit. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Dim 19 Juin - 14:41

Ulkan réfléchit quelques instants à la question que lui avait posé la mère à propos de ces enfants, et une fois avoir correctement songé à ce qu’il allait lui répondre, il prit la parole à nouveau.

« Je pense qu’il faut peut-être leurs apprendre certaines bases de l’éducation Ilédors, comme la lecture, l’écriture, l’arithmétique aussi. Mais sinon, il faut le laisser choisir ce qu’il veut apprendre. S’il à déjà ces bases, il n’y aura pas d’handicap par la suite. »

Puis il se demanda si les Olarils pouvaient connaitre l’arithmétique. Il s’expliqua donc pour ne pas laisser l’olarils se posait des questions sur la signification de ce mot avant de continuer. Ce qu’il aurait dut faire pour le parrainage.

« L’arithmétique est la science des calculs, une partie des mathématiques. On y apprend à compter, calculer. Je pense que vous devez vous aussi apprendre ce genre de chose, au moins les marchands, nan ? Si vous chercher un bon professeur, je pourrais peut-être vous aider. Je ne suis pas totalement qualifié pour apprendre des choses aux autres, mais j’ai quelques connaissances qui en ont fait leur métier. »

Il écouta ensuite l’olarile faire part de ses inquiétudes au sujet de ces enfants et de leur intégration à la société. C’était sur que pour une mère, cela devait être un point important, même pour les ilédors. Il réfléchit alors quelques instants, est-ce qu’il fallait répondre à ces inquiétudes, il répondit quand même aux interrogations de la mère, même s’il n’y avait pas forcément lieu de répondre.

« Ne vous en faites pas. Si déjà vos enfants arrivent à se faire des amis, ils arriveront forcément à s’intégrer. Il ne faut pas négliger leur capacité d’adaptation. Et puis vous avez encore beaucoup de temps pour y songer, et vous aurez même, je pense, l’occasion de vous en apercevoir par vous-même. »

Puis elle lui posa la question du parrainage et il se sentit quelques instants gêné, c’est vrai qu’il n’avait pas la même culture. Il réfléchit donc à nouveau à une manière de s’expliquer auprès de l’olarile. Il lui souriait en attendant de trouver une réponse précise.

« Le parrain est la personne qui introduit une autre dans une société, un groupe. Le parrainage c’est de prendre une personne comme filleul, et donc de devenir son parrain. Une sorte de guide dans la vie, ou une société, un groupe. Le parrainage signifie aussi soutenir financièrement. Comme les mécènes soutiennent un artiste. J’espère que j’ai était clair. »

Il lui sourit alors, il pensait avoir été assez clair. Il regardait alors la pièce toujours curieux de remarquer des détails quand elle lui proposa de la suivre dans l’autre pièce où elle pourrait s’installer plus correctement pour continuer de discuter, si le cœur lui disait. Pour Ulkan, aucun moyen où envie de refuser, un orateur, ça discute. Et puis, il était toujours bon d’apprendre des choses, et on apprend beaucoup de choses par le partage. Il accepta donc et suivit la jeune femme dans l’autre pièce. Il se présenta tout de même correctement.

« Je m’appelle Ulkan, Ulkan Siskarra et Sorastrata m’avait donné votre prénom, au cas où je me serais trompé de boutique. Mais difficile de se tromper quand on parcoure le quartier tous les jours. Je suis un des nombreux orateurs de la cité. Et surement le plus connus… mais pas forcément pour les meilleurs raisons. »

Ulkan eut alors un petit rire franc qui en disait tout de même long sur ces habitudes de fêtard, grand parleur et problème ambulant pour de nombreux nobles qui préfèreraient voir leurs secrets cachés. Bref, lui il s’amusait beaucoup. Mais pour certains, ça n’avait rien d’amusant. Enfin ils n’avaient que ce qu’ils méritaient et il ne s’en prenait jamais aux personnes qui n’avaient rien à se reprocher.

Arrivant dans l’autre pièce, il en put s’empêcher de regarder autour de lui, contemplant à la fois, le mobilier mais aussi son agencement. Voir les similitudes et les différences avec les habitudes Ilédores.

« Vous êtes installés ici depuis combien de temps si ce n’est pas indiscret ? »

Puis apercevant des enfants de le jardin, il se dit que ceux devait être ceux de l’olarile. Il les regarda alors jouer dehors quelques instants. Visiblement, la famille de Liiken avait eut la chance de finir par s’installer confortablement, c’était surement plus petit que ce qu’ils possédaient avant, mais c’était déjà coquet pour une maison de la cité. Même si comparé à l’opulence des grandes maisons nobles, ça restait minuscule.

« Ce sont de beaux garçons que vous avez là en tout cas. Et vous avez eut la chance de trouver une maison convenable dans la cité. Avec le blocus de la cité, ceux qui vendent des maisons ont beaucoup augmenté les prix dernièrement... »

Il soupira alors, puis revint à son habituel sourire et à une conversation plus légère, retournant son attention vers la jeune mère qui c’était mis à l’aise dans un fauteuil.

« De quoi voudriez-vous parler ? J’ose pensait qu’avec tant d’enfant et votre boutique, vous ne devez pas avoir beaucoup de temps pour discuter. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Mer 6 Juil - 23:20

Les paroles d’Ulkan avait quelque chose de rassurant. Alors qu’ils s’étaient installés dans la pièce de séjour, leur conversation continuait assez naturelle, sans qu’ils aient besoin de se forcer. De bon conseil, l’Ilédor savait trouver les mots pour apaiser les craintes de Liiken. La jeune mère buvait ses paroles et tentait d’assimiler le plus d’informations possibles. Il semblait comprendre ses angoisses et n’était pas avare de conseils en tout genre. L’arithmétique ? Liiken n’avait jamais entendu ce mot non plus, mais Ulkan anticipa son ignorance et expliqua de suite ce que cela voulait dire. Au fond d’elle, la mère de Jehan sut qu’il avait raison, il fallait que ses enfants apprennent au moins des rudiments de toutes ces branches.

« Hé bien Ulkan, je suis heureuse d’avoir fait votre connaissance. Je ne peux que vous donner raison, je pense qu’il est important que mes enfants suivent un minimum de formation si je veux qu’ils puissent s’intégrer. Mais l’idée même qu’ils sachent lire alors que j’en suis totalement incapable me fait peur. S’il a besoin d’aide, comment puis-je faire pour l’aider ? Il est trop tard pour mon mari et moi pour apprendre à lire et écrire, c’est beaucoup trop compliqué. »

Mais les enfants étaient pourvus d’une capacité d’adaptation bien plus grande, comme justement l’avait fait remarquer l’Ilédor. Jehan a priori n’aurait aucun mal à se fondre parmi les Ilédors, il avait déjà son ami noble avec lequel il passait le plus clair de son temps. Aed était encore un peu jeune pour qu’elle songe à tout cela pour lui, mais d’ici un an ou deux, il serait temps pour lui aussi d’entrer réellement dans la société.

Le concept de parrainage lui semblait étrange. Dans la communauté Olarile, tout orphelin était forcément adopté par les membres de la famille restants, il n’était pas vraiment question de personne désignées à l’avance, il était question de prendre soin des enfants. Les enfants comptaient tellement en Arestim qu’elle n’imaginait pas une seconde que l’un d’entre eux eut pu se retrouver à la rue à un moment ou à un autre.

« Je dois reconnaître que j’ai du mal à imaginer qu’on puisse abandonner un enfant. Chez nous, ce que vous appelez parrainage n’existe pas en tant que tel. Mais si des parents décèdent prématurément, d’autres membres de la famille prendront avec eux le ou les orphelins sans se poser la moindre question. Les enfants sont véritablement célébrés dans notre culture, ils sont tellement importants et représentent notre avenir à tous ! »


Dans sa tête, des centaines de questions et de réponses se bousculaient sans qu’elle n’ait le temps d’y remettre de l’ordre. L’intérêt que portait Ulkan aux coutumes olariles la rapprochait des siens et de son passé. Remuer tous ces souvenirs n’était plus aussi douloureux que quelques minutes auparavant. Elle s’était laissé emporter par son enthousiasme de pouvoir discuter des siens à quelqu’un qui s’y intéressait.

« Nous sommes installés ici depuis quelques semaines déjà. Nous avions apporté des pierres précieuses avec nous, elles avaient de la valeur dans notre village, mais pas autant qu’ici. L’argent est une notion toute nouvelle pour nous, et nous avons encore du mal à nous y faire. Je ne sais pas si nous l’avons achetée chère ou non, je n’ai aucune idée de ce que la somme que j’ai payée représente. Mais je sais que nous sommes chanceux d’avoir trouvé cette maison. Si j’ai bien compris, ses précédents propriétaires ont été arrêtés pour trahison. Je ne suis pas vraiment au courant de tout, mais ce sont les rumeurs qui courent. »

La sollicitude d’Ulkan quant au temps qu’elle pouvait se permettre de lui accorder la toucha. C’était un homme qui semblait altruiste et généreux, bien qu’un peu taciturne sous certains aspects. Il était clair qu’il aimait parler en tout cas, et Liiken était ravie d’avoir un interlocuteur avec qui tenir de réelles conversations plutôt que des babillements de bébé ou des paroles innocentes d’enfants très jeunes.

« Oh, ne vous inquiétez pas pour moi, j’entends d’ici si quelqu’un entre dans la boutique, et je répondrai présente si tel devait être le cas. Mes enfants sont adorables et savent qu’ils ne doivent pas me déranger quand je travaille. Ou du moins, c’est le cas des plus âgés. Avec Erwan, on s’arrange pour qu’il y en ait au moins l’un d’entre nous deux qui puisse rester la journée avec les enfants. Nous avons des amis olarils qui s’en occupent de temps à autre, comme Laetia Télaran ou Calathéa Weïss. »

Elle hésita un instant avant de poursuivre :

« Je ne sais pas si cela vous convient, mais je me posais de nombreuses questions. D’où vient la violence dont votre société est imprégnée ? J’ai compris que Bakarne était l’un des vôtre et non un dieu. Je sais qu’il a été chassé de ses propres terres... Mais pourquoi ? Pourquoi la guerre ? Pourquoi la mort si présente ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Jeu 7 Juil - 14:42

Ulkan eut un soupire et réfléchit alors aux questions que lui avait posé la jeune femme, ce n’était vraiment pas des questions faciles, mais en tant que bonne orateur, il cherchait la réponse la plus exacte. Prenant le temps de réfléchir, observant l’olarile pendant ce temps. Il ne sut d’ailleurs pas vraiment combien de temps il était resté à observer l’olarile pendant qu’il cherchait une réponse précise, et espéré n’avoir pas parut inconvenant.

« Pour commencer, la violence qui règne ici vient du système instauré. C’est surement pour ça qu’il n’y en à pas de l’autre coté de la Gérax. Bakarne ayant subit ce système a du éviter de refaire le même au commencement de votre peuple. »

Il marqua un temps d’arrêt, parler de Bakarne ainsi devant un olarile ne devait pas être facile. Mais il reprit ensuite.

« Le système Ilédors actuel est trop inégalitaire, ce qui amène des gens à rechercher le pouvoir par tous les moyens pour pouvoir survivre. Cependant, les descendants de ces personnes vivent donc dans l’opulence sans avoir connu la pauvreté. Il ne voit pas la cruauté des inégalités sociales, ne se rendant point compte de ce qu’on pu endurer leurs ancêtres. Cependant, ils sont élevés pour garder leur rang et ne font qu’accentuer la violence à leurs tours. Je ne sais pas réellement ce qui a lancé ce cercle vicieux mais il est clair que notre système actuel y est pour beaucoup. Et puis il y a toujours les gens qui recherchent toujours plus de pouvoir, comme les conseillers. »

Par réflexe il regarda autour de lui mais naturellement il n’y avait personne. Il soupira alors et continua sur un ton sérieux mais doux.

« Pour ce qui est de Bakarne, on n’enseigne plus la véritable histoire aux jeunes, seuls ceux qui la cherche l’apprennent car celle-ci est en partie censuré. Ce sont les conseillers de Bakarne qui l’ont amené à s’exiler. Ils ont retourné le peuple contre lui alors que les temps étaient durs et car ils cherchaient à augmenter leurs pouvoirs et leurs richesses. La guerre faisait rage contre les créatures de la Gérax et elle continuait depuis trop longtemps pour que le désespoir ne se fasse ressentir. Par-dessus tout, on dit que cette année là, les récoltes furent désastreuse, le peuple cherchait un bouc émissaire et les conseillers l’ont tourné contre Bakarne et les siens. »

Il marqua un nouveau temps d’arrêt laissant tomber son regard dans celui de l’olarile puis rajouta avec un sourire triste.

« Les conseillers n’ont pourtant pas cessé de chercher le pouvoir, et leurs prédécesseurs aussi. De plus en plus d’inégalité se font ressentir, même ici dans la ville. Comparer les quartiers humbles et les quartiers nobles est facile, dites vous que dans les campagnes la situation est pire qu’ici. Les humbles d’ici sont presque riches par rapport à ceux des campagnes.

Vous comprendrez donc que les gens cherchent à se révolter. Ce qui nous amène à la situation actuelle. Les révolutionnaires assiègent la ville pour pouvoir remettre au pouvoir un roi juste et diminuer l’influence des conseillers, restaurer l’égalité et diminuer l’opulence d’Edor Adeï.
A coté de ça, les conservateurs qui sont pour la plupart des gens qui ne ressentent pas de problèmes dans notre société actuelle ne veulent pas perdre leurs privilèges qu’ils estiment mériter de droit, ou encore ne s’intéressent pas à la politique et se disent que le changement n’amènerait rien de toute manière. A coté de ça, vous avez les dissidents, on ne sait pas trop ce qu’ils veulent ni dans quel camp ils sont.
»

Il hésita alors quelques instants et rajouta.

« Enfin et malheureusement pour vous, ils y a les olariles, parachutés d’un malheur à un autre. Arrivant tel un enfant naïf dans une ville où l’on ne pense qu’à se servir d’eux pour son profit personnel. »

Il marqua un temps d’arrêt, il avait déjà eut ce genre de propos envers Luminara, et celle-ci ne l’avait pas apprécié, il attendit donc quelques instants avant de continuer.

« Heureusement, je généralise la situation, tout est à nuancer ici. Et je ne souhaite pas vous effrayer plus que vous ne l’êtes déjà. Pour en revenir à un sujet plus agréable, vous ne voudriez pas me dire comment font toutes les olariles pour être aussi charmante ? »

Il eut alors un sourire aimable. Il y avait un temps pour parler de chaque chose mais il ne voulait pas plus inquiéter la jeune mère pour aujourd’hui. Il ne pouvait imaginer vraiment à quel point ses remarques pourraient tracasser des olariles. Il continua donc encore sur un nouveau sujet et posa une autre question.

« Avez-vous déjà pris le temps de visiter notre ville ? Il y a tant de belles choses à voir et cela vous ferez peut-être du bien de sortir en famille ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Ven 22 Juil - 22:43

Fascinée, Liiken buvait littéralement les paroles d’Ulkan. Dans ses bras, l’enfant bercé par la voix de l’orateur continuait de dormir paisiblement. Les autres jouaient toujours dans le jardin, sans se préoccuper de ce que leur mère pouvait raconter à cet étranger, et c’était parfait comme cela. Il n’était pas temps pour eux de se poser ces questions existentielles, ils étaient mieux à jouer comme tout enfant de leur âge devrait faire.

Grâce aux nombreuses et claires explications d’Ulkan, elle comprenait mieux le fonctionnement de la société dans laquelle ils vivaient désormais. Sans être une spécialiste de la rhétorique, loin s’en faut, Liiken avait l’impression de percevoir chez Ulkan des opinions politiques qui ne faisaient pas l’unanimité en ville. Ses mots pour les Conseillers n’étaient pas tendres, il les traitait de manière plus ou moins déguisée de manipulateurs et de tyrans. Il semblait aussi trouver la cause des Révolutionnaires juste, l’afficher de cette manière était risqué. À moins qu’il ne sut que Liiken faisait également partie du mouvement. Après tout, il semblait avoir beaucoup parlé avec Sorastrata, et c’était elle qui lui avait conseillé de venir la voir.

« Je vous remercie, Ulkan, pour toutes ces explications. Je crois que je comprends mieux maintenant, les lois qui régissent votre ville. Certaines notions sont obscures encore pour moi, mais je saisis mieux l’essentiel. La cruauté qui existe chez vous n’est pas vraiment volontaire... Enfin, pas chez tous du moins. Je comprends que les inégalités puissent avoir exacerbé les tensions sous-jacentes qui existent dans un peuple, mais je ne comprends pas comment cela peut mener à des rituels aussi affreux... »

Ça y est, elle en était venue à parler d’Aliéna. Elle ne l’avait pas prémédité, c’était venu spontanément. Désormais, il allait falloir qu’elle s’explique, sinon Ulkan ne comprendrait pas à quoi elle faisait allusion. C’était un sujet qui restait délicat et difficile, malgré le temps qui s’était écoulé. Liiken ne pouvait oublier, elle en était incapable, et de temps à autre, la douleur qui étreignait son cœur était aussi vive qu’au premier jour. Ces crises étaient de moins en moins fréquentes, mais elles arrivaient encore trop souvent pour que la jeune mère puisse se sentir totalement guérie de ses blessures.

« Je... Je crois qu’il faut que je m’explique. J’étais enceinte comme vous avez sans doute dû le comprendre quand je suis arrivée ici. Naïve et trop confiante, j’ai accepté sans savoir de quoi il retournait de pratiquer l’accouchement selon vos traditions. Ce fut la pire erreur de toute mon existence. Ma fille... Ma fille unique est décédée à cause de ce qu’ils lui ont fait subir. Je... Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais je préfère ne rien savoir. C’est suffisamment douloureux comme ça. »


Elle n’avait pu empêcher sa voix de trembler et de se casser malgré tous ses efforts. Instinctivement, elle resserra les bras autour de Ciaran, comme si elle pouvait le protéger de tout.

« Mais ne parlons pas de tout cela, c’est trop pénible. Je n’aurais pas dû aborder ce sujet, je suis désolée. Pour en revenir à ce que vous disiez, je n’ai pu m’empêcher de remarquer que vous sembliez approuver la Révolution. Vos pensez donc qu’il faut que les choses changent ? Vous n’êtes pas de ceux qui sont nés riches ? »

L’Olarile ignorait que sa question était impolie, elle ne s’imaginait pas que la vérité n’était pas toujours bonne à entendre pour les oreilles d’un Ilédor. Ne sentant pas si son interlocuteur était gêné ou non, elle poursuivi sa diatribe sans se laisser démonter.

« Pour répondre à votre première question, j’ai tendance à croire que ce qui est nouveau paraît toujours plus joli. Nous sommes différentes de vos femmes, un peu exotiques en quelque sorte, et je pense que ça nous rend plus attirantes à vos yeux. Tout comme je ne sais m’empêcher d’admirer la beauté de votre ville, construite dans un style tellement différent de notre ancien village. D’ailleurs, cela m’amène à répondre à votre autre question, je me suis déjà promenée en ville. Mais je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter. Et je crains de me perdre dans les quartiers que je ne connais pas du tout. J’aurais besoin d’un guide pour m’aider... J’aimerais beaucoup voir tout ce que je n’ai pas encore eu l’occasion d’admirer. Vous connaîtriez quelqu’un qui pourrait m’aider ? »

Elle avait dit tout cela d’un trait, sans presque s’arrêter pour respirer. Peu à peu, alors qu’elle s’habituait à la ville, Liiken gagnait en confiance en elle et redevenait peu à peu elle-même : heureuse de vivre, franche, souriante et plus bavarde que jamais.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Sam 23 Juil - 14:56

Ulkan écoutât l’histoire de Liiken avec une certaine compassion, il n’avait pas d’enfant et était bien trop jeune pour y songer selon lui, mais il voyait bien une certaine détresse dans les paroles de l’olarile qu’il écoutât avec un silence religieux. On sentait l’inquiétude et la tristesse dans la voix de la jeune mère et bien qu’il n’y fût personnellement pour rien, Ulkan ne put s’empêcher de s’en vouloir un peu. Après tout, c’était « son » peuple qui avait commis ce crime. Même si lui était bien habitué à ce rituel et comprenait son utilité, il est vrai que c’était toujours un choc, même pour les mères ilédors de perdre un enfant de cette manière.

Cependant devant le refus et par respect de la jeune mère, il ne partagea point son point de vue de cette coutume.

Puis la jeune femme retourna vers un sujet plus politique, où Ulkan était habitué à naviguer avec habileté, il attendit que la mère en ait fini et lui répondit alors.

« Comme vous je présume. La plupart des Olarils que j’ai rencontrés était révolutionnaire dans l’âme, et il me semble que c’est aussi votre cas. C’est pour ça que je me suis permis autant de franchise dans mes propos. »

Je lui souriais alors, je ne voulais pas l’inquiéter, juste la mettre un peu plus en confiance. Je n’étais pas un méchant du guet, et elle ne risquait rien en ma compagnie. Ou du moins pas ici. Je rajoutais donc sur un ton clair.

« En effet, j’aspire au changement. Il est clair que nous en avons besoin. Aussi longtemps qu’une partie de nos peuples souffrira je pense que j’aspirerais au changement. Enfin je me méfie trop des dissidents. Comme je vous l’ai dit, je ne supporte pas les inégalités actuelles et il me semble que les révolutionnaires sont surement les plus capable d’amener un changement positif pour tous. »

Puis il marqua une pause, et répondit à la seconde question de la marqueteuse. Son regard s’assombrissant quelques peu mais ne perdant pas le sourire.

« Je suis un noble de rang, je ne suis donc pas né noble. Disons que j’ai un passé un peu compliqué. Je suis né d’un militaire qui est devenu noble de rang alors que j’avais 5 ans. Mon père était tellement accaparé par son travail après la mort de ma mère qu’il à finit par obtenir un titre et moi aussi par la même occasion. Je ne lui en veux pas, ça a été un véritable choque pour lui. Il a eut beaucoup de moments difficiles et les femmes de la caserne s’occupaient volontiers de moi. Perdre deux enfants et sa femme, c’est dur... »

Il avait lâché ça tout à fait naturellement, mais c’était quelque chose que les gens qualifiaient d’habitude d’intime ou de privé, mais lui ne voyait pas la gène la dedans. Il ne possédait pas de souvenir de sa mère, et si on ne lui avait pas dit, il n’aurait pu savoir qu’il avait eu un frère et aurait du avoir une sœur. Il secoua la tête pour calmer ses idées, et souriant rajouta sur le ton de l’humour.

« Désolé, je m’emporte. Ca ne vous intéresse surement pas, mais comme vous m’avez fait part de choses privées, je me suis laissé aller à mon tour. »

Il regarda alors la mère dans les yeux, en souriant. Montrant qu’il n’y avait pas de quoi avoir pitié et qu’il ne s’en souciait plus… enfin plus souvent.

Puis ils revinrent tout les deux sur un sujet plus doux et plus appréciable. Le jeune orateur rétorqua alors à l’idée de Liiken.

« Nan, je suis vraiment persuadé que l’exotisme que je pourrais y trouver n’est qu’une infime part du charme des olariles. M’enfin, je vais m’arrêter avant que vous ne fassiez des idées saugrenues sur moi. »

Il sourit alors à l’olarile. En effet, le jeune orateur aimait les jolies femmes, mais il n’était pas non plus du genre à passer son temps à charmer celles-ci. Enfin, ce n’était pas ça principale activité, il savait rester sérieux si ce n’est quelques soirs à la taverne ou dans une auberge. Il ne put s’empêcher de rire en songeant à tout cela, et rajoutât enfin.

« Si vous souhaitez un guide, je n’en connais pas vraiment. Les ilédors ne considèrent pas la cité comme un endroit touristique. Mais si vous le souhaitez, je me ferais un honneur de vous guider dans nos rues. Et sans vouloir me vanter, je connais plutôt bien la ville. Etre orateur permet de se promener, et j’ai accès à beaucoup d’endroit par mon rang. »

Il eut alors un petit sourire faussement fier, il n’avait pas vraiment mérité se « traitement de faveur » à double tranchant. Mais c’était vrai qu’il avait droit de se promener librement et qu’il connaissait bien la ville. Il se pencha alors un peu arrière et toujours en souriant ajoutât.

« Il suffit de me prévenir et je me ferez un plaisir de vous emmener. Même d’autres personnes qui souhaiteraient visiter si vous en connaissez. Vous verriez la cité durant les grandes foires ! Une vraie beauté quand on n’a pas peur de la foule et qu’on veut faire quelques bénéfices... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Sam 27 Aoû - 21:59

Pour la première fois, Liiken se sentait totalement en confiance avec un Ilédor, et c’était une sensation étrange. Elle n’avait pas peur de parler, d’exprimer ses opinions plus ou moins naïves, ses espoirs et ses envies. Ulkan savait écouter, parler avec sagesse et n’était pas avare de conseil et de gentillesses. Elle s’était confiée à lui, elle lui avait raconté une partie de son histoire, sans que cela n’aie l’air prémédité, il avait fait la même chose. Avec attention et compassion, Liiken avait écouté sa triste histoire, sans pour autant qu’elle ne ressente de la pitié pour lui. Il semblait s’être accommodé de son passé et ne méritaient la pitié que ceux qui n’arrivaient pas à passer au dessus de leurs malheurs.

« Au contraire Ulkan, vous me rendez la confiance que je vous ai donnée, c’est tout à fait honorable. Je ne vous connais pas encore bien, mais j’espère que ceci marquera le début d’une longue et sincère amitié. Votre histoire n’est pas inintéressante parce qu’elle a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, un homme gentil, doué de compassion et d’écoute, vous êtes un homme très respectable ! »

Quelques instants, elle songea à ajouter qu’elle comprenait ce qu’il avait vécu, que ça avait dû être difficile mais elle avait l’impression qu’Ulkan n’était pas homme à attendre ce genre de réaction. Peut-être se trompait-elle, alors dans le cas contraire, elle reviendrait sur ce qu’elle avait dit, mais pour l’instant, elle poursuivi la conversation sur la proposition qu’il lui avait faite de lui faire visiter la ville sous son meilleur jour.

« Je vous suis reconnaissante de votre proposition. J’adorerais visiter la ville avec un bon guide tel que vous. Je suis sûre que vous nous raconteriez une foule d’anecdotes plus intéressantes les unes que les autres. Quand pourrions-nous faire cela ? Serait-il possible d’emmener les enfants également ? Je suis sûre qu’ils seraient ravis eux aussi ! »

Liiken était enthousiaste à l’idée de débattre avec lui au sujet de l’avenir de la ville et des Ilédors, des convictions des différentes factions qui luttaient en permanence et de toutes sortes de manières dans la ville. Elle-même participait à cet étrange jeu du chat et de la souris, sans avoir vraiment conscience qu’elle risquait sa vie chaque fois qu’elle aidait les Révolutionnaires.

« Vous avez bien jugé, je suis comme la plupart des miens et j’adhère donc aux idéaux de la Révolution. Ce sont les seuls qui semblent vouloir nous laisser notre place dans cette cité. Je n’attends pas une immense reconnaissance de votre part. Je ne veux pas de privilèges, je veux sauvegarder nos coutumes et notre patrimoine, ce qui en l’état semble difficile. Mais la situation tendue dans la ville ne rend pas facile notre intégration. Certains nous regardent comme des bêtes de foire, d’autres nous admirent, je me sens mal à l’aise vis-à-vis de tout cela. J’aimerais juste pouvoir vivre en paix, comme avant... »


Oui, avant, c’était le bon temps, avant l’Exode, avant Edor Adeï, avant l’assassinat de Zéphir et tout ce qui en avait découlé. Mais voilà, on était ici, on ne pouvait pas revenir en arrière, alors Liiken s’en accommoderait, et du mieux qu’elle pouvait. Les changements, elle en avait eu beaucoup trop dans sa vie récemment. Toujours habituée à un mode de vie, la voilà qui était plongée dans un monde qu’elle ne comprenait pas. Et elle n’aurait pas le temps de s’y habituer qu’il changerait à nouveau. Parce que même si les Révolutionnaires ou les dissidents ne gagnaient pas, les choses changeraient, il ne pouvait en être autrement. Interrompant le cours de ses pensées, elle reprit la parole.

« Vous pensez vraiment qu’un changement sera salutaire ? Que les suivants feront mieux que les précédents ? Nous pensions découvrir le Pays des Dieux en arrivant ici. Et nous avons trouvé des hommes, comme nous, encore plus incapables de s’entendre que nous... Je ne nie pas que certains changements soient nécessaires, mais j’ai parfois tendance à croire qu’on se berce aussi d’illusions. J’adhère à la cause des Révolutionnaires, et je les soutiens du mieux que je peux, mais les conservateurs semblent si puissants. Voilà des mois que la ville est assiégée et rien de bouge... »

Ce n’était pas plus une critique qu’un simple constat. Liiken s’interrogeait et faisait naturellement part de ses réflexions à l’Ilédor. Il était intelligent et fin, il devait avoir une opinion intéressante sur la question, et l’Olarile était avide de l’entendre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Dim 28 Aoû - 11:55

L’Ilédors sentit ses joues s’empourprer lorsque Liiken eut fini de le complimenter. Ce n’était guère le genre de remarque qu’on lui adressait généralement, enfin pas là où il habitait. Les autres nobles le considéraient plutôt comme un excentrique indigne de son rang et plutôt antipathique. Il fallait dire que de son coté, l’Orateur leur rendait bien. C’est pour ça qu’à ces paroles il ne put s’empêcher d’avoir un regard fuyant, lâchant simplement un petit « Merci. » afin de ne pas continuer alors qu’il se sentait gêné. Il n’était guère comme nombre de noble vaniteux, à aimer s’entendre complimenter.

Un petit silence s’instaura à ce moment, ce qui permit à Ulkan de reprendre plus de constance, puis reportant son regard sur la jeune mère et son petit, il lui sourit avec gratitude avant de l’écouter continuer. L’idée d’emmener la petite famille visiter la ville lui faisait plaisir d’avance, et lorsqu’elle vint à lui demander ses dispositions, il ne put s’empêcher de ricaner avant d’ajouter.

« De par mon métier j’ai tout mon temps et je gère mon emploi du temps comme il me chante. Ce serait donc plutôt à vous de me dire quand cela vous arrange et moi de voir si je n’ai rien de prévu à cette date. Enfin sachez tout de même que les foires ne sont pas près de commencer, mais cela ne nous empêches pas de faire plusieurs visites ! »

Il regarda alors l’olarile, un sourire lui fendant le visage d’une oreille à l’autre. Il rajouta ensuite avec un air plus professionnel mais l’humour au coin des lèvres.

« Je ne manquerai pas de faire quelques recherches afin que la visite soit des plus enrichissante. »

Il ne put s’empêcher d’avoir un petit rire, certes il ferait quelques recherches mais il connaissait déjà bien la cité impériale et ses milles et unes impasses et ruelles. Seul un membre du guet ou un espion devait mieux connaitre la ville que lui, et encore peut-être pas tous !
Après avoir bien fait travailler ses abdominaux il ajouta plus calmement.

« Bien sur que vos enfants peuvent venir. »

Puis le sujet redevenant plus sérieux, il écouta parler son hôte. Celle-ci semblait vraiment avoir vécu des épreuves difficiles et chercher enfin un peu de paix pour se poser tranquillement avec sa famille. Visiblement l’Olarile ne souhaitait que la reconnaissance de son peuple et qu’ils puissent vivre en paix. Ce qui semblait tout à fait modeste et normal à l’Orateur, cependant il savait que ce n’était pas forcément le cas dans les hautes sphères conservatrices, et ne savait que peu de choses de la dissidence dont il se méfiait. Il n’ajoutât toujours rien comme la femme reprenait ses interrogations, l’orateur ne dit mot jusqu’à ce qu’elle en eut terminé et prenant le temps de réfléchir calmement posé dans son siège, il commença à répondre une fois les idées claires.

« Les choses ne bougent pas encore en surface mais je pense que vous avez tord de penser que rien ne se passe pour le moment. Il faut savoir écouter pour s’en rendre compte certes, mais cependant je vous conseillerais plutôt de rester discrète. Le guet rôde dans la ville et vous devez vous montrer attentive à vos dires et actions, pour votre famille et votre époux. Si vous le souhaitez vraiment, je pourrais vous rapporter quelques nouvelles importantes de temps à autres. J’ai l’habitude des intrigues de la cité, la preuve en est je suis toujours en vie. »

Il eut alors un petit rire, mais l’humour n’y était pas vraiment. C’était plutôt un humour noir et grinçant cette fois-ci. Il fallait dire que la situation pour les révolutionnaires était des plus délicates avec le guet, et nombre de personnes c’était déjà faite avoir par les conservateurs. Il faudrait un jour leur rendre la monnaie de leur pièce et le jeune homme n’attendait que ce jour.

« Sachez cependant que pour le moment, le siège n’a pas eut de problèmes. Ce qui prouve que même si les choses ne semblent pas avancer, au moins les forces sont équivalentes. Enfin, je ne suis pas très rassuré de discuter de cela avec votre boutique ouverte à coté. »

Il était vrai que l’orateur avait baissé le ton sur ses dernières paroles, et cela paraissait des plus normales. Il avait prit l’instinct de se méfier de beaucoup de chose même s’il se mettait parfois en confiance trop facilement. Il rajouta cependant avant de changer de sujet.

« Je ne serais vous demander assez d’être prudente. »

Un sourire aimable retournant sur son visage et le timbre de sa voie augmentant à nouveau il demanda.

« Si je dois vous emmener tous en ville, peut-être pourriez-vous au moins me dire le nom de vos enfants d’ailleurs ? »

Il eut alors un large sourire. L’orateur ne voulait aucunement mettre la pression sur la jeune mère, mais seulement lui demander de faire attention. Il n’avait pas envie qu’il arrive malheur à une personne aussi douce et aimable que l’olarile. Ni même à personne d’ailleurs, et il ne saurait trop recommander la sureté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Jeu 13 Oct - 14:16

Liiken sourit légèrement quand elle vit que l'Ilédor rougissait sous ses compliments qui lui paraissaient pourtant bien mérités. Elle lui laissa reprendre contenance et le laissa prendre la parole à son aise pour lui répondre. Elle ne pensait pas vraiment qu’un compliment eut pu brusquer quelqu’un, c’était une situation qu’elle n’avait pas l’habitude de provoquer chez les autres.

Que les foires ne commencent pas tout de suite n’était pas fondamentalement important, visiter et apprendre à connaître mieux la ville dans laquelle ils seraient probablement installés pour le reste de leurs jours.

« Je vous remercie encore pour votre proposition, c’est avec joie que mes enfants se joindront à nous, j’en suis sûre. Pour vous laisser le temps d’un peu préparer cela si vous le désirez, nous pourrions organiser la visite dans deux semaines. Et je pourrai trouver alors quelqu’un pour s’occuper des jumeaux pour que nous ne soyons pas obligés de les emmener avec nous, ils sont encore fort jeunes. Et pour répondre à votre question, mon aîné s’appelle Jehan, ensuite il y a Aed, Lorris, et enfin les deux derniers, Ciaran que je tiens dans mes bras, et Ailean qui dort paisiblement dans la pièce d’à côté. Il faut toujours que Ciaran se fasse remarquer quand il y a des invités !»

Dans un geste purement maternel, elle remit son bébé dans une position confortable et déposa un léger baiser sur son front. Il n’était peut-être pas le plus sage, mais elle ne l’en aimait pas moins.

Le discours d’Ulkan sur ce qui se passait en ville interpela grandement Liiken. Pour elle, la situation en était à un statu quo quasiment insoutenable, rien de ce qui se passait ne faisait avancer les choses. Bien évidemment, on entendait régulièrement parler de ces dissidents, ou de captures de traitres par les gens du Guet, mais Liiken ne voyait pas en quoi les choses bougeaient vraiment. Le Siège était loin d’être levé, aucun camp ne semblait prêt à gagner.

Mais Ulkan semblait être plus au courant qu’elle de certaines choses. Peut-être que ce dont elle entendait parler n’était qu’une infime partie de ce qui se jouait dans la ville. Après tout, elle n’était pas encore rôdée aux commérages et à l’écoute des rumeurs, être capable de discerner le vrai du faux et ce genre de choses.

« J’entends vos arguments, Ulkan, et vous avez sans doute raison. J’ai peut-être jugé trop vite de la situation. Il est vrai que si un certain immobilisme reste, c’est parce que les forces sont équivalentes, mais je ne puis m’empêcher de craindre que nous restions dans cette situation trop longtemps encore. Que se passera-t-il le jour où nous n’aurons plus de réserves de nourritures ? Pour en avoir fait l’expérience, il n’est pas facile de traiter avec des gens affamés. Les Révolutionnaires ruinent les Conservateurs, mais il y a énormément de victimes collatérales, qui n’ont rien demandé de tout cela et qui s’en trouvent les premiers punis ! Songez à tous ces pauvres gens des bas quartiers qui n’ont pas l’argent pour payer à prix fort au marché noir la nourriture dont ils ont besoin pour se nourrir. » Au fur et à mesure qu’elle parlait, la jeune femme s’enflammait. Mais c’est alors que le conseil d’Ulkan résonna dans sa tête, se montrer discret, ne pas parler trop haut et trop fort, surtout dans un lieu public comme sa boutique. « Oh pardon ! Je m’oublie un peu. Attendez quelques secondes, je vais aller fermer la boutique, nous serons plus à l’aise pour discuter. » D’un geste autoritaire, elle déposa son précieux fardeau endormi dans les bras du visiteur et s’en alla fermer la boutique.

Revenant avec le sourire aux lèvres en voyant Ulkan mal à l’aise avec le bambin dans les bras, elle reprit la parole. « Je voudrais aider ces gens. Je ne sais pas ce que je pourrais faire pour eux, mais si nous, les Révolutionnaires à l’intérieur de la cité, nous les aidons, alors peut-être que nous aurons réellement une chance de gagner. Parce qu’ils s’en souviendront au moment où il faudra qu’ils fassent un choix ! Il nous revient de leur montrer que nous avons raison, qu'ils nous choisiront pour un mieux et non un pire. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Lun 26 Déc - 13:43

S'étant retrouvé tout à coup avec un bébé dans les bras, le pauvre Ilédors qui n'était pas des plus habitué à ce genre de situation, et qui savais se montrer parfois très maladroit limita grandement ses mouvements jusqu'à ce que la mère fut revenu.

Il espérait alors qu'elle reprendrais son précieux enfant, cependant il n'en fit rien et il s'en sentit encore plus mal alaise et essaya de ne plus bouger tant que l'enfant restait calme et qu'il ne se mettait pas à pleurer, ce qui finirait par arriver.

Essayant de faire abstraction de cette vie délicate aux creux de ses bras, l'orateur prit le temps de répondre calmement à la jeune mère.

" C'est tous à fait vrai et à votre honneur que de vouloir aider les habitants de cette cité qui ne sont certainement pour vous qu'une majorité d'étrangers. Mais je pense qu'heureusement vous n'êtes pas la seule à y songer. J'ai entendu parler de rumeur concernant de futur plan pour aider les habitants de la cité à l'intérieur des murs. Mais pour le moment, il est vrai que ce n'est toujours pas d'actualité. "

Puis alors qu'il ne savait quoi ajouter à ces paroles, prenant laissant le temps à la l'Olarile de lui répondre si elle le souhaitait, une information lui traversa l'esprit, dirigeant son regard vers celui-ci de la femme il reprit la parole sans l'interompre cependant.

" Excusez-moi, mais pendant que j'y pense. Auriez-vous de quoi écrire, que je vous indique mon adresse pour la livraison ? "

En effet, il avait était interrompu dans ce sujet par le jeune Lorris qui était venu prévenir sa mère que le petit Ciaran était réveillé.

" D'ailleurs, tant que nous sommes sur ce sujet. Combien vous dois-je pour les deux tables de nuits ? Je préfèrerais régler celà maintenant plutôt que de laisser trainer. Ca m'arrangerait de ne plus avoir à y penser. "

En effet, il avait déjà surement l'argent qu'il lui fallait sur lui, et ça ne servirait à rien de s'embêter à ne pas régler cette maintenant. Il n'avait pas envie que ça lui ressorte de l'esprit et se sentirait mieux après en avoir fini.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liiken Aryassat
Olaril
Olaril
avatar

Nombre de messages : 3028
Age : 29
Date d'inscription : 15/03/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 45 ans
Profession: Marqueteuse
Positionnement : Insoumise
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Dim 8 Avr - 21:29

Le sourire qui s’était épanoui sur les lèvres de Liiken quelques minutes plus tôt ne s’était pas fané, malgré la conversation sérieuse qu’elle entretenait avec l’Ilédor. Voir Ciaran dans les bras d’un étranger et rester paisible était une grande victoire pour la jeune mère. Le bébé plutôt turbulent n’appréciait en général pas de se trouver dans d’autres bras que ceux de la famille. La fierté devait se lire sur son visage, elle s’en rendait compte, mais elle n’en n’avait cure. Décidant tout de même de mettre fin au supplice de son invité, elle se leva pour reprendre son fils dans ses bras. Toujours parfaitement endormi, celui-ci ne broncha pas.

« Vous n’avez pas tout à fait raison lorsque vous parlez d’étrangers en faisant référence aux vôtres. S’il y a des étrangers ici, ce sont nous, les Olarils. Mais nous ne resterons pas toujours visiteurs ou des curiosités à vos yeux. Notre intégration sera lente, mais nous n’avons aucune possibilité de retour en arrière. Nous devons vivre parmi vous et un peu comme vous. Si nous souhaitons nous intégrer au mieux, il me semble normal de vous aider au même titre que certains d’entre vous nous ont aidé au moment où nous en avions le plus besoin. »

Elle croyait important de justifier son point de vue. Ce n’était pas par pur altruisme qu’elle se proposait d’aider les autres Ilédors, c’est parce qu’elle avait l’espoir qu’en retour, ils comprendraient et accepteraient mieux la situation des Olarils. La politique, elle ne s’en occupait que parce qu’elle s’était rendue compte qu’elle pourrait avoir un rôle à jouer plutôt que de subir passivement des décisions qu’elle ne comprenait pas. En s’investissant dans la Révolution, elle acquerrait une reconnaissance de ses pairs et de ses hôtes, elle aurait son mot à dire, et plus encore, peut-être qu’elle serait écoutée. Et ses enfants valaient de loin tous ces sacrifices.

La conversation revint pour quelques minutes sur un terrain plus anodin dans lequel elle se sentait parfaitement à l’aise maintenant. Au début, la monnaie lui paraissait totalement bizarre et elle avait beaucoup de mal à calculer des tas de choses simples : combien coûtait la nourriture pour la famille pour un repas ? Combien coûtait le loyer ? Que pouvait-elle demander pour ses créations ? Etc. Peu à peu, elle avait pourtant réussi à s’y faire, surtout grâce à l’aide d’Erwan qui avait perçu l’intelligence du système bien avant elle. Les deux petites tables de nuits lui avaient coûté environ 70 maras de production, et ce, comprenant le temps qu’elle avait mis pour les réaliser et le prix du bois, en constante augmentation depuis le début du siège. Vu qu’elle appréciait Ulkan, elle ne souhaitait pas lui faire un prix trop cher, mais pour pouvoir nourrir sa famille, il lui faudrait tout de même demander plus que le prix de production.

« Je crois que 90 maras feront l’affaire pour les deux tables. Si ce prix vous convient, je vous les ferai livrer ce soir même. »

Poursuivant sur la première question de son interlocuteur, elle avoua sans aucune honte qu’elle était incapable de lire, et que donc écrire l’adresse sur un bout de papier ne lui servirait strictement à rien.

« Pour votre adresse de livraison, il vaudrait mieux me la donner par oral, je ne sais pas lire. J’ai par contre une excellente mémoire pour ce genre de choses, si vous me donnez l’adresse exacte et m’expliquez un peu où c’est, ce sera largement suffisant. »

La jeune Olarile ne se rendait pas compte qu’être illettré était totalement improbable et assez mal vu pour un Ilédor. Mais apprendre à trente ans à lire et à écrire était vraiment difficile. Certains Olarils s’y étaient mis, mais ils rencontraient tous des difficultés, à l’exception des enfants. Jehan apprenait depuis peu à lire et à écrire et il se débrouillait plutôt bien. Elle était d’ailleurs très fière de lui.

« Vous désirez payer maintenant ou à la livraison ? J’accepte les deux. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ulkan Siskarra
Ilédor
Ilédor
avatar

Nombre de messages : 1084
Age : 25
Date d'inscription : 28/12/2010

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 35
Profession: Prévôt (Ancien orateur)
Positionnement : Régulier
MessageSujet: Re: Idée cadeaux   Jeu 17 Mai - 18:21

90 marras ? En temps normal ça semblait un prix raisonnable mais vu la situation à l’intérieur de la cité depuis le début du siège, il se serait attendu à plus. Il ne put s’empêcher de s’inquiéter qu’elle ne lui fasse pas un prix parce qu’il lui paraissait aimable. L’orateur aurait préféré payer comme tout le monde car sa situation était beaucoup plus alaise au niveau de l’argent qu’une famille avec des enfants, une maison et une boutique à entretenir.
Enfin, il ne pouvait pas non plus se proposer de payer plus, il ne voulait pas vexer la jeune femme qu’il appréciait sincèrement bien qu’ils ne se connaissent pas depuis longtemps.

Il attrapa donc un edor dans sa bourse et le tendit à l’Olarile en ajoutant cependant.

« Voilà pour l’achat et la livraison, j’espère que ça fera l’affaire. Je n’habite pas vraiment dans le quartier. »

Il posa alors la pièce d’or sur la table et la fit glisser vers la jeune mère qui tenait son fils. Puis alors qu’elle commençait à expliquer qu’elle ne savait pas lire, le rouge lui monta légèrement aux joues. Il n’était pas encore habitué à ce genre de détail et espérait que n’avoir pas vexé la jeune femme. Il sourit alors quelques peu gêné cependant et tachant de se remémorer le chemin le plus simple pour trouver la maison où il vivait il commença à expliquer à la jeune mère la direction à prendre dans les moindres détails narratifs, privilégiant le trajet le plus simple à mémoriser à celui le plus rapide à effectuer cependant. Car il était habitué aux ruelles de la cité mais ce n’était pas forcément le cas des Olarils.

Enfin pour ce qu’il était du moyen de paiement il avait réglé la question alors qu’elle la posait, alors il ne perdit pas de temps à y répondre et commença cependant à s’inquiéter de l’heure qu’il pouvait être. C’est vrai qu’il n’avait pas de gêne personnelle à ce propos car c’était aussi bien un dormeur qu’un oiseau de nuit et il n’avait pas de problèmes à supporter les longues veillées. Cependant, la jeune mère avait de la famille et peut être avaient-ils des habitudes horaires, supposition qui bien que probable chez les ilédors lui semblait soudain intrigante concernant les Olarils.

« Excusez-moi d’être peut-être indiscret, mais je ne sais pas vraiment l’heure qu’il est et peut-être que vous avez mieux à faire que de me garder à converser ? Des habitudes alimentaires ou personnelles peut-être… »

Il s’excusait au début d’être indiscret mais cependant cette dernière phrase ne manquait pas de curiosité. Franchement, il n’était pas gêné ! Mais l’intrigue chez lui était une seconde nature au même titre que de faire n’importe quoi et de déclencher des catastrophes mineures diverses et variées. Il ne put d’ailleurs s’empêcher de se demander ce qu’il pourrait bien faire de sa soirée une fois la livraison terminé, non sans idées saugrenues qui le firent sourire.

Revenant au moment présent et laissant son imagination tortueuse et détaillée s’évanouir il observa quelques instants Liiken, écoutant ce qu’elle disait puis ajouta d’un ton plus sérieux.

« Excusez-moi, mais à quoi ressemble votre mari ? »

La question pouvait sembler étrange et il ajoutât alors.

« Non pas que j’ai souvent des personnes m’amenant des tables de chevet, mais pour être sûr de pouvoir le reconnaitre sans soucis si la livraison se fait dans la journée. »

C’était plutôt idiot comme question et il n’avait pas manqué de s’en rendre compte en la justifiant devant l’Olarile mais c’était un peu trop tard pour le jeune homme qui pour une fois n’avait pas vraiment réfléchis à ce qu’il disait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Idée cadeaux   

Revenir en haut Aller en bas
 
Idée cadeaux
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Suggestion] Cadeaux Secrets de Noël
» Cadeaux Surprises de Noël 2012 !
» [Animation - Inscriptions closes] Cadeaux {secrets} de Noël
» [Poufsouffle] Echanges de cadeaux ! =)
» [Edition 2009] Remise et Partage de cadeaux du nouvel an

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Tables d'Olaria :: Introduction à Olaria :: ♦ Les chemins de la vérité :: ♦ Quinze ans plus tôt :: Ville basse :: Les Quartiers Commerçants :: Les Fières Masures-
Sauter vers: