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 Mon Fils contre votre Main

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Lis Diantha
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MessageSujet: Mon Fils contre votre Main   Mer 8 Déc - 18:52

Cette vieille folle avait pourtant raison... Lorsque Lis Diantha avait souhaité de tout son coeur la rencontrer, sans doute celui qu'ils appellent Therdone l'a exhaussée sans qu'elle ait besoin de passer par des chemins moins éclairés. Au contraire, il avait suffit de se présenter à la Maison Tehanii, celle que lui avait indiquée un cochet richement ourlé, dont les yeux avaient roulé, lorsqu'elle l'avait remercié d'un sourire. Les hommes Ilédors semblaient ne jamais avoir de distraction plus agréable qu'un regard généreux... Comme ces gens devaient être tristes, si lisses, si propres, si sages.

Les Villas des quartiers Nobles étaient immenses, les allées plus grandes que les rues des faubourgs alentours. Au delà de l'admiration, bientôt, Lis apprenait à s'habituer à ces ors et ces merveilles. Car elle regarderait ces maisons comme on observe un verre de vin, alors que l'on peut siroter une bouteille entière. Toute cette splendeur n'aurait pas le même éclat que l'endroit où elle vivrait. Oui. Bientôt, elle siègerait au Palais.

Au Palais du Gardan Edorta, où elle s'était rendue à présent, après avoir passé la nuit dans la Villa Tehanii, sur le conseil de Vanhilde. Cette femme, austère et froide, pourtant, avait semblé se muer devant ses yeux, à mesure que Lis lui révélait son précieux secret. Les termes du contrat étaient simples et sans entourloupe selon elle : elle aurait à avoir une place qui lui est digne, proche du pouvoir, proche du trône, pour préparer la venue au monde de son Fils. Pour cela, elle aurait à devenir une vraie femme de la Cour, une vraie femme de la Noblesse. De la plus haute Noblesse qu'on puisse imaginer.

Lis Diantha aurait alors la place la plus haute qu'on puisse imaginer, en donnant naissance à la Légende, elle serait Reine, elle serait la Créatrice de ce nouveau monde où tous lui devraient le respect. Le nectar ne sera pas assez doux, les huiles sur son corps pas assez chères, les bijoux pas assez lourds... Elle serait l'épouse du Gardan Edorta.

En passant les portes, les Gardes continuèrent de l'observer d'un oeil qu'elle connaissait bien. Ilédors ou Olarils, lorsque l'on regarde une femme comme la Prêtresse de Bakarne, les mêmes étoiles brillent à l'iris. Il lui semble que c'est aujourd'hui son couronnement, tant elle à l'impression de flotter. D'une démarche chaloupée, elle gagne l'endroit qu'a indiqué la Conseillère. Un valet l'accoste, il est au courant de sa venue, il la conduit au point de rendez-vous. Il rougit quand elle lui parle. Comme si discuter avec les Domestiques étaient interdit. La notion de Servants lui semble déjà étrange, mais elle s'y fait vite... Depuis sont séjour dans la Tour des Oracles, elle a apprit à apprécier d'être servie...

Elle frappe à la porte incrustée d'Ivoire et d'Ebène, et lorsqu'on lui ouvre, elle découvre un petit salon plus intime que les alcôves de l'Aile de Bakarne. Le velours recouvre tout, les lampions apportent une lumière rouge de soir, il n'y a pas de fenêtres. Le sol n'est que coussins et tapis moelleux. Elle n'aurait jamais imaginé pouvoir retrouver l'immense enthousiasme procuré par le Salon de Therdorus Uldarii... Le valet a disparu, car c'est la Conseillère Tehanii qui lui a ouvert. Elle fait un signe de tête, lui montre d'une main aux doigts fins et osseux, blanche comme un linceul, où s'asseoir.

Lis ressent alors la crainte excitante des Vierges. Son regard se pose sur l'épais cuivre sculpté d'une pipe à eau étincelante. L'air est plus lourd dans la pièce sans ouverture. Et Vanhilde la regarde avec des yeux plus ronds que ceux d'un chat prêt à fondre sur un misérable mulot... Elle semble ne jamais avoir été plus heureuse. Qu'elle ne se fasse aucun souci, elle serait satisfaite. Mais pas autant qu'elle ... Oui.

Lis releva les yeux vivement lorsque les tentures pourpres sur le mur bougèrent, et qu'entra un homme brun, les cheveux en arrière. Il portait une cape blanche, un cheval l'ornait. Elle le vit clairement lorsqu'il se tourna pour replacer avec soin la tapisserie qui bruissait dans son dos. Y avait-il d'autres passages secrets dans cette pièce ? L'excitation de Lis augmenta lorsqu'elle entendit la Conseillère murmurer quelques mots qu'elle ne saisit pas. Mais elle comprit vite : La Morte effectua une révérence digne des meilleurs chorégraphes, bien que tellement raide...

La Prêtresse se leva, elle, fit un pas en avant, et baissa le menton.

" Votre Majesté. "



Oui. Bientôt, cet homme lui rendrait son respect. Comme elle s'inclinait devant son Roi, il aurait ce même rituel pour sa Reine.
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Ysor Arlanii
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MessageSujet: Re: Mon Fils contre votre Main   Mer 8 Déc - 21:14

Dans le petit cabinet privé derrière le Fumoir Rubescent, Ysor avait attendu impatiemment en se tortillant les doigts dans les cheveux ou en ébouriffant son bouc. Il ressentait sur lui des pressions nombreuses, tant du côté du Conseil que du côté familial. Pour une fois que les deux étaient alliés, il se sentait investi de la mission la plus importante de sa vie, celle où on le laissait complètement libre, celle où l’on ne pouvait pas le remplacer. C’était nouveau, mais ce ne serait pas isolé : ce serait le signe d’une nouvelle époque dans sa vie : celle où il cesserait d’être l’ombre d’un Gardan Edorta pour devenir un Gardan Edorta en chair et en os.

Son apparence avait été soignée, encore plus que d’habitude. Il avait pris un bain méticuleux, non troublé comme celui de la veille, il avait revêtu un pourpoint vert soigneusement rembourré aux épaules qui lui donnait une carrure d’athlète, et complété d’une cape au blason des Arlanii partiel, représentant juste le cheval cabré. Le paon qui complétait parfois les armes était réservé à d’autres occasions. Un moment, il s’était sérieusement demandé s’il devait prendre une couronne, un diadème ou n’importe quel bijou de tête qui soulignerait son pouvoir quasi-royal. Mais après réflexion il y avait renoncé : la cape blanche donnait déjà une impression favorable, elle le grandissait. C’était une rencontre calfeutrée, pas une grande cérémonie publique devant le plus exigeant des publics, la cour.

L’air devenait de plus en plus étouffant dans la pièce fermée et exigüe, mais il ne gâcha pas l’effet de surprise que désirait Vanhilde Tehanii, en qui il s’était entièrement remis pour cette rencontre. Il devait guetter les bruits qui signaleraient l’entrée de Lis Diantha, et soigner sa propre entrée. Il faillit se ronger un ongle, mais maîtrisa remarquablement ses nerfs qui pourtant menacaient de se mettre en pelote. Car s’il savait comment il devrait entrer, il ne savait rien du reste, ni comment se présenter, ni comment parler, ni à quoi s’attendre. Il lui faudrait improviser, ce qui ne lui plaisait pas, car l’improvisation est le meilleur moyen de faire un faux pas.

Lorsqu’il fut suffisamment sûr que sa promise était arrivée par les bruits qui filtraient depuis le Fumoir, il souffla un grand coup, bruyamment, puis carra ses épaules en arrière et durcit sa mâchoire. Il était temps de faire son devoir, et d’affronter son destin. Il était temps d’être Gardan Edorta.

Il ferma en silence la porte et jeta un coup d’œil discret à travers la tenture. Il voyait une jeune femme blonde de profil, enceinte et dévisageant une pipe à eau. La première pensée cohérente qui se dégagea de son esprit fut : belle… Sa main écarta la lourde tenture de brocart pourpre et il entra d’un pas dégagé, puis remit en place les deux pans afin qu’on ne voie pas la porte qui menait vers le cabinet privé.

Face à la révérence de Lis, il inclina la tête sans plus, accueillant la marque de respect et de déférence qu’elle venait de lui faire. Viendrait le temps où il lui accorderait autant de marques de respect qu’elle, viendrait même très vite… Une fois ceci fait, il ne sut plus quoi faire, ni quoi dire, il resta immobilisé dans la contemplation de sa promise, celle avec qui les fiançailles n’étaient plus qu’une formalité.

Ysor avait imaginé plusieurs reines idéales, de plusieurs apparences, de tous types. Il avait imaginé des femmes exotiques ou des femmes représentant purement les canons illédors. Il avait imaginé des femmes à l’esprit libre, ou bien des dragonnes respectueuses de la plus pure tradition. Il avait imaginé une femme sensible à l’art, ou bien une épouse dotée d’un énorme sens pratique. Mais Lis Diantha ne faisait partie pour l’instant d’aucune de ses fictions.

Elle était exotique de par son origine olarile, mais ressemblant follement à n’importe quelle ilédore. Elle avait forcément d’autres valeurs que celles de la culture de son peuple, mais Vanhilde ne l’aurait jamais patronnée si Lis avait été trop inconvenante. Et puis il y avait ce mystère fascinant de la maternité, plus que visible par le ventre arrondi de sa fiancée. Un ventre arrondi qui stimulait beaucoup la sensibilité et la curiosité d’Ysor Cinquième. D’ailleurs, bien qu’il ait convenablement admiré le visage de Lis Diantha, c’était bien du ventre dont il ne pouvait détacher les yeux.

Il se passa un temps de silence qui frôla l’inconvenance.

« Enchanté… Lis Diantha. Je suis… votre promis. »

Ainsi était réglée toute question qui pouvait encore subsister à ce sujet, il était partie prenante à ces fiancailles, et les désiraient. Lis serait la nouvelle reine, il venait de l’avouer.

Il chercha comment continuer, s’empêtrant dans un marécage de timidité, essayant de trouver en vain la phrase qui le débloquerait. Il finit par tenter :

« Vous êtes comme l’on m’a décrit : belle, incroyablement belle. Peu d’hommes certainement seraient capables de se détourner de vous. Même en votre état. »

Il sursauta comme piqué par une épingle.

« Je veux dire surtout en votre état. »

Ce n'était pas mieux et une légère sueur de honte commença à lustrer son front.
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Mon Fils contre votre Main   Mer 8 Déc - 22:27

Lis eut un sourire. Si l'homme qui se dressait devant elle n'était pas le plus séduisant qu'elle avait eu à charmer, la Prêtresse ne pouvait être que ravie de l'apparence de son futur époux. Les cheveux en arrière, les épaules rendues plus larges avec les étoffes -Lis savait reconnaître les mensonges vestimentaires, s'appropriant les charmes des toilettes avec plaisir- la cape qui rendait l'homme tant royal... Ce regard qui paraissait brillant, une pointe d'énigme et quelque chose d'attendrissant... Il n'en fallait pas d'avantage à Lis Diantha pour vouloir le Gardan Edorta.

Enceinte ou non, pire même, ses sens plus en exergue que jamais, la Prêtresse s'installa lorsque la Conseillère leur indiqua d'un geste discret qu'ils avaient à l'asseoir. Ce n'était pas un mal pourtant... Elle sentait son dos tirer, craquer après être restée trop longtemps debout. Elle devait avouer que ce contre-poids commençait à être encombrant... Lis ne pouvait s'empêcher de sourire aux mots de son Promis ; il semblait hésiter aux mots à employer, voire ne pas savoir réellement ce qu'il avait à lui dire.

Sans doute pensait-il que Vanhilde mènerait leur entretien. Elle-même se trouvait surprise qu'elle ne joue pas d'avantage les entremetteuses. Peu importait ! Depuis quand Lis avait-elle besoin d'un intermédiaire pour le Coeur ?

" Peu d'homme en effet, votre Altesse, restent insensibles. " Elle ne retint en rien son clin d'oeil qui accompagnait nombre de ses répliques. Elle trouvait cet être étonnant, pourquoi se forçait-il à être convenable, alors que de toute évidence, il avait envie d'autres choses. Ne pas se tenir à l'Etiquette... La Prêtresse eut un regard vers la Conseillère qui approuvait silencieusement la reprise du Gardan Edorta, et désapprouvait ses mots à elle.

" Je souhaite que vous y soyez sensible. " Elle leva un sourcil. Il lui semblait déjà que beaucoup de règles Ilédores la gagnaient. Sans doute la proximité de la Cour, de la Gloire, de la Royauté... Il fallait vouvoyer les gens, les Ilédors n'appréciaient pas que les Olarils se montrent si rustres. Pourtant, ce n'était en rien un signe d'irrespect.

Lis se leva alors, avec plus de peine qu'à l'ordinaire, les coussins trop bas pour son état, et vint s'asseoir aux côtés du Gardan Edorta. Assez de parler si loin ! Assez d'être aussi protocolaire. C'était son futur mari tout de même, allaient-ils se donner du Sire et du Vous toute la vie ?

" Ysor, je t'offrirais mon Fils et sa Destiné, si tu fais de moi ta Reine. Je suis prête à être à toi. " Souffla-t-elle en prenant vivement la main de l'Edor, la serrant avec force, et posant sa paume moite sur les voiles fluides et blancs de sa tunique.

Sous cette main impériale, le ventre rond et les trésors qu'il renfermait, l'Avenir qu'il promettait. Lis savait que cet Avenir là était primordial pour Ysor et sa Lignée, qu'il n'avait aucun intérêt à se refuser à elle. Alors, qu'elle soit belle, ou simplement qu'il n'ait pas d'autre choix, la Prêtresse serait sa Femme. Pourtant, le Gardan Edorta était séduisant. Mal-assuré, trop contrôlé de part et d'autres sans doute, il dégageait cependant une majesté différente d'un Fauve ou d'un Chef Edorta de son village. Cette différence l'attirait. Elle voulait en savoir plus, en apprendre plus. Il l'intriguait. Il n'en fallait pas plus à Lis Diantha pour le dévorer du regard.
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Ysor Arlanii
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MessageSujet: Re: Mon Fils contre votre Main   Mar 14 Déc - 21:01

Il commença par sursauter, il n’avait jamais eu affaire à autant de familiarité, et son visage vira complètement au rouge. Il jeta un regard entre la panique et l’incompréhension à Vanhilde Tehanii, du genre qui demande ce qu’il se passe, mais n’opposa aucune résistance à ce que Lis prenne sa main. Et s’il avala bruyamment sa glotte lorsqu’il toucha son ventre, un autre sentiment surgit et remplaça tout le reste, et bien qu’il resta rouge, il fut plus détendu et plus calme.

Sentir la vie à travers ses doigts. C’était certainement une illusion, le fœtus n’était sûrement pas encore assez développé pour être sensible, mais pour Ysor, cela importait peu. On lui avait dit d’adopter un enfant à venir, mais il n’avait pas encore apprivoisé le concept, c’était resté vague, comme un clause d’un contrat rajoutée à la dernière minute. A travers cette main, ce n’était pas un ventre rond qu’il touchait. C’était un enfant, qu’il devrait appeler SON enfant. Curieusement, la plupart des auteurs classiques n’avaient jamais songé à ce genre de configuration, Ysor en était réduit à se débrouiller sans références. Comment devait-il accepter ce bébé à venir ? C’était maintenant que la question se posait, il avait accepté Lis, comment devait il accepter l’héritier ? Un étranger ou un membre de sa famille ?

L’obstacle principal finalement, était que ce n’était pas lui qui avait dormi avec Lis pour qu’elle tombe enceinte. Aux yeux de sa mère, cela valait condamnation, même si elle devrait bien plier car ce bébé était l’avenir des Arlanii, leur survie. Aux yeux d’Ysor c’était moins évident… il était attendri tout simplement par ce ventre rond. Il l’accepterait, mais l’aimerait il ? Il était trop tôt encore pour poser la question. C’était tout.

« Tout va bien Conseillère, il faut bien faire connaissance. »

Un sourire pâle vint essayer de soutenir la phrase, mais il restait encore des résidus de gêne qui était maintenant plus dû au manque d’habitude que véritablement du rejet de la nouveauté. Il s’habituerait, il avait envie de s’habituer. Elle apporterait du changement dans sa vie si maîtrisée jusque là… a moins qu’il ne se fasse une illusion de plus et qu’elle aussi n’en vienne à « vouloir son bien ».Dans ce cas, et bien… ce ne serait rien d’autre que la confirmation d’un fait.

Il buta sur la phrase suivante, puis sortit un maladroit :

« J’accepte cet enfant et sa destinée. Je vous…t’..vous acceptes comme Reine. Je serai le Gardan Edorta, vous serez ma Reine, et il sera l’Héritier. Que demander de plus ? »

Un mélange complexe d’émotion s’affichait sur le visage ouvert d’Ysor : un peu d’émerveillement, pas mal de suspicion, beaucoup d’espoir. Et une ferme intention de tenir ce qu’il disait.

« Et vous, accepterez vous que je m’occupe de l’enfant comme un véritable père ? »

L’éduquer non pas comme un Olaril, mais comme un Arlanii, conformément à ce que lui avait demandé sa mère. Mais aussi pour gagner une sorte d’espace de liberté, où il pourrait être un homme sans couronne et sans charges, comme ce qu’il avait toujours voulu être.
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Mon Fils contre votre Main   Jeu 16 Déc - 20:23

Lis se demanda un instant si le Gardan Edorta n’allait pas demander du secours à la blanche Conseillère. La femme paraissait d’ailleurs les observer avec insistance, prête peut-être à attaquer ! La Prêtresse n’eut pas besoin de se retenir pour éviter de sourire de façon bien moqueuse, car rapidement, Ysor n’hésitait plus. Il semblait accepter sa présence, sa proximité, et leur arrangement. Arrangement qui les servirait tous deux. Lis eut un regard pour Vanhilde, ils auraient été bien plus à l’aise si cet affreux cadavre n’était pas dans la même pièce qu’eux !

Elle détourna cependant rapidement son attention d’elle. Car Ysor cherchait un moyen de se montrer plus proche. Oh, certes, il s’y prenait bien mal, et cette timidité respectueuse était encore différente de la pudeur des jeunes Olarils. Elle ne voulut pas se montrer désagréable, et retint sa mine moqueuse.
« Comment en pourrait-il être autrement ? » Lis caressa le dos de la main de son Promis. Car à l’heure actuelle, elle ne songeait qu’à sa position, son propre avenir. Il en serait sans doute, plus tard, autrement, lorsqu’elle prendrait conscience du sacrifice qu’elle ferait en cédant son fils. Pourtant, la Prêtresse de Bakarne avait désormais l’impression qu’elle aurait bientôt la vie dont elle n’aurait jamais osé rêver.

Ah, certes, elle oubliait de penser à ces petits compromis qui sans doute seraient contraignants, comme de n’avoir que cet unique homme sur son sein. Lis aurait tout le temps d’y réfléchir. Pour l’heure, elle ne voyait qu’un avenir radieux. Elle, le Roi, et leurs enfants.

« Il me tarde de pouvoir mieux te connaître, Ysor, sans tout… tout ce protocole. »
Fit-elle d’un souffle, malicieux. Exit, cette vieille acariâtre, ces dorures toutes lisses. Lis était prête certes à faire des sacrifices, mais il était hors de question de devoir rester si froids l’un et l’autre, avec témoins, bien qu’en certaines circonstances, elle ne s’en inquiétait plus. « Après tout, nous serons bientôt mariés. »

Et quel mariage ! Elle n’avait aucune idée des grandioses préparatifs qu’elle aurait à subir, des traditions Ilédores, mais elle osait imaginer les splendeurs et l’immense événement que cela serait. Elle avait hâte d’être applaudie par tout un peuple comme leur Reine. Au bras de son Seigneur.

« Mais je me plierais aux coutumes, si c’est le prix à payer. » Rit-elle au nez de la Conseillère qui plissait les yeux en signe de désaccord, alors que Lis caressait à nouveau avec insistance le poignet, puis l’avant bras du Gardan Edorta. Vanhilde s’avança et toussa bruyamment, rappelant d’une voix sinistre :

- Et les coutumes impliquent un comportement respectable avant vos Noces, votre Altesse.


Lis leva un sourcil. Pour sûr, la Conseillère Tehanii s’adressait à elle, mais les gentils mots royaux n’étaient pas pour la Khelan… Elle mettait en garde Ysor. La Prêtresse ramena ses doigts sur ses propres genoux. Il lui fallait montrer patte blanche devant tous ces gens importants, mais une chose était sure : elle avait bien senti les frissons du Gardan Edorta.

Lui serait plus sensible que la Morte.
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Ysor Arlanii
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MessageSujet: Re: Mon Fils contre votre Main   Dim 2 Jan - 15:33

Ysor Arlanii tressaillit face au rappel de ses devoirs, aussi cinglant qu’un ordre d’officier.

Il se rendit compte effectivement de son comportement libre, mais alors qu’il savait pertinemment qu’il aurait du en avoir honte, il en fut tout à fait incapable. Ce que Lis promettait était trop grisant pour vraiment le regretter. Quitte à ne pas ressentir de honte, il fut au moins capable de retrouver un peu de distance protocolaire et de bienséance.

Le peu de chose qu’il avait pu partager avec sa fiancée le remplissait d’un feu intérieur qui transfigurait déjà sa voix, annonçant le changement qui viendrait certainement après les noces. En effet, bien que son attitude fût digne et contrite par habitude, sa voix suintait d’assurance et d’aplomb, deux qualités qui n’étaient pas l’apanage d’Ysor d’habitude.

« Evidemment Vanhilde, tout sera fait selon les convenances et le bon goût. Nulle mieux que vous ne saurait y veiller. »

Il répondit enfin aux caresses de Lis alors qu’il se relevait, en lui pressant à elle aussi le bras avec une fermeté qui n’avait rien de « convenable ». De même le regard doux et attentionné n’avait rien de neutre ou d’impassible comme le voudrait le bon goût.

Ysor s’oubliait facilement face à l’Olarile, mais elle l’avait d’une certaine façon apprivoisée dès le premier geste, sans montrer l’autoritarisme de sa mère ou la contrainte des conseillers. Elle était belle, ce qui était de nature à amollir le cœur de n’importe quel homme mais en plus elle n’avait jamais semblé s’intéresser à ce que pouvait faire Ysor, mais à ce qu’il était, cette nouveauté avait achevé de faire baisser la garde d’un Ysor qui de toute façon était prompt à voir la Bonté chez tout le monde. Si jamais cette femme comptait manipuler Ysor, alors ce serait la plus douce marionnettiste qui pouvait exister, et sa façon de procéder la plus agréable qui pouvait exister.

« Nous devons nous plier aux convenances, ma future reine, mais ce n’est qu’une question de temps désormais, rien d’autre. Absolument rien d’autre qui ne fasse obstacle. »

Il se mit entre la conseillère et Lis Diantha, de façon à cacher à Vanhilde le grand sourire un peu béat qu’il montra à la prêtresse. Elle aurait ses merveilles, elle aurait ses richesses, elle aurait sa couronne. Tout ca pour des cheveux blonds, des lèvres parfaites et un ventre rond. Si le but de cette entrevue était de séduire Ysor, alors il était complètement atteint.

Le Gardan Edorta, élevé dans des romans et des pièces de théâtres, qui en avait même écrit une ou deux, ne se serait jamais attendu à ce que son épouse soit ainsi, il aurait juré que si jamais il se mariait à une femme un jour, ce serait lié par des sentiments purs et dénués de tout excès de passion charnelle, une liaison semblable à un amour épistolaire, mais avec une femme toute proche. En rencontrant Lis, il s’était rendu compte que ce n’était que folie, et que Vanhilde sans le faire exprès lui avait trouvé une femme qui lui convenait bien davantage, et qui avait fait l’exploit de faire oublier Délaina Loran, si pâle et si dénuée de saveurs comparée à l’exotisme de l’Olarile. Peut être que sa mère avait eu raison en éloignant la noble ilédore : au final, ces sentiments étaient nés d’un enfermement qui faisait passer une bougie pour le soleil. Lis promettait de briser tous les verrous qui l’enfermait et lui faire goûter la réelle saveur de la vie, vie qui lui avait été quasiment retiré depuis qu’Elandor son frère aîné était mort.

Ysor se retira de devant Lis et en prenant la main de la prêtresse la conduisit délicatement jusqu’à la conseillère et la lui remit.

« Faites le nécessaire pour que la cérémonie ait lieu aussi rapidement que possible sans bousculer les convenances. Je vous fais confiance Vanhilde. »

Il avait retrouvé son masque de Gardan Edorta, grave et impassible, sans la touche tourmentée qui parfois décorait ce masque.

« Dans une heure, je souhaite voir le Conseil au complet dans la Salle des Audiences. Je vais faire le nécessaire pour prévenir tout le monde, à dans une heure donc Conseillère Tehanii. »

Ca c’était du jamais vu depuis Elandor : Ysor qui convoquait le Conseil et non le Conseil qui convoquait Ysor. Le Gardan Edorta était déjà quelque peu modifié par l’action de l’étrangère.
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: Mon Fils contre votre Main   Lun 3 Jan - 20:57

Lis était pleinement satisfaite de cette rencontre. Elle avait même rassurée dès le premier coup d'oeil : son futur époux (elle était ravie de pouvoir se répéter ceci dans sa tête) était loin d'être repoussant, et même si elle était particulièrement capable de trouver n'importe quel homme attirant, la Prêtresse de Bakarne ne crachait cependant pas sur les bonnes choses. Et pouvoir se dire qu'elle n'aurait pas à trop chercher les qualités physiques de l'homme qui serait son mari pour quelques années au moins était une merveilleuse nouvelle !

De plus, l'homme en question paraissait totalement réceptif à ses atouts, il frémissait comme un jeune garçon, mais avait plus dans l'oeil quelque chose de fringuant adolescent qui a absolument besoin de prouver quelque chose. Second point formidable ! Cela laissait présager de futures rencontres bien plus palpitantes encore. Bien sûr, il faudrait écarter la méchante Conseillère décrépie, mais même si elle avait encore à user de caresses discrètes et de sous-entendus avec le Gardan Edorta, le jeu était très attrayant. Au moins pour l'instant.

Et enfin, elle avait la confirmation que le pacte était scellé : Oui ! Elle serait Reine, Reine de tout un Peuple, de toute une merveilleuse Cité, plus grande que cent Arestim Dominae, Reine de toute un Continent, qui allait plus loin que ses yeux ne pouvaient voir. C'était bien plus jouissif que d'être Chef de quelques Olarils, elle plaint, une seconde, la pauvre Lysandre, recluse à un rôle purement figuratif, face à sa Grandeur.

Et Ysor souhaitait que tout aille très vite. Tant mieux ! Cela ne faisait qu'avancer son sacre. Elle s'impatientait non seulement d'avoir une couronne sur la tête, mais désormais, sa curiosité piquée, elle voulait goûter la peau du Gardan Edorta, voir si les Rois ont plus de goût que les simples roturiers... Lis plissa les yeux, alors qu'il la cachait de la Pâle Vanhilde, et elle lui adressa un clin d'oeil poliçon.

« Il me tarde d'être vôtre, Votre Altesse. » Elle avait repris le vouvoiement, estimant que la Conseillère serait plus satisfaite ainsi. Mais il y avait plus de familiarité et de sous entendus dans cette phrase que dans un simple « j'ai hâte d'être dans ton lit ! » hurlé avec un soupir d'impatience. Ysor saurait tout lire là dedans, il n'avait d'ailleurs pas le choix, car les yeux de Lis exprimaient bien plus encore.

Il était temps qu'elle laisse de Gardan Edorta annoncer la bonne nouvelle au Conseil. La Tehanii acquiesça en silence, même si clairement elle désapprouvait l'attitude d'Ysor et de la Khelan, et sortir convoquer ses confrères. Quant à Lis, elle se redressa pour laisser sortir son Promis. Avant qu'il ne sorte, cependant, elle prit équilibre sur sa jambe droite pour s'avancer rapidement et voler un baiser au Roi.

« C'est un acompte, je te réserve le reste lorsque nous serons mariés. Pas avant. » Une lueur espiègle passa dans son regard brun. Résistera-t-il tout ce temps ?
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