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 Pas une minute de plus dans cette prison !

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Lis Diantha
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Date d'inscription : 15/02/2009

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 33 ans
Profession: Ancienne Prêtresse de Bakarne et surtout future Reine !
Positionnement : Conservatrice
MessageSujet: Pas une minute de plus dans cette prison !   Jeu 30 Sep - 15:57

« J'en ai assez d'être cloîtrée ici, alors qu'il fait un temps magnifique dehors. » Bougonnait une Lis au ventre bien rond. D'après les bons calculs du très serviable Heurderin, qui était devenu plus qu'un gentil domestique, la grossesse de la Khelan s'étalait déjà sur 5 mois. De quoi lui faire tourner la tête. Son irritabilité était à son paroxysme, mais le jeune homme n'avait pas eu le loisir de la connaître bien différente.

- Il ne fait pas si beau, et c'est dangereux, dehors, pour vous.

Il n'y avait que lorsqu'elle faisait appel à lui pour des soins plus intimes qu'elle se montrait plus tendre, car il fallait avouer qu'il en bavait. Et pourtant, il avait l'habitude de servir deux êtres exceptionnels, dont un au caractère bien à lui également, dans la Tour des Oracles. Seulement, Lis n'avait pas une Thérasia pour la raisonner, et elle trouvait le temps long !

« Veut-il me cacher encore jusqu'à ce que mes enfants naissent ? C'est inhumain, j'en ai assez ! » Elle défendait à Heurderin de répéter quoi que ce soit à son maître, même s'il ne pouvait s'empêcher de toujours lui souligner le Don des Oracles, qui n'avaient pas besoin qu'on viennent leur rapporter un secret pour être au courant de bien plus. L'Olarile n'en avait que faire. Elle tournait en rond, ne faisait que manger et regarder par la fenêtre.
Et elle se sentait terriblement seule. Même les audiences qu'elle épiait n'étaient pas suffisante pour lui apporter sa dose nécessaire de rumeurs, de contacts, de dialogues. Elle qui était habituée à avoir sans cesse quelqu'un à ennuyer, à séduire, voici qu'elle s'ennuyait de la Jumelle, avait goûté au Jumeau avec délectation, et les Domestiques devenaient trop coutumiers, au bout de deux mois !

Elle voulait du sang neuf, de la vie en somme ! Ici, tout était merveilleux, riche, doré. Tout était bon et sucré. Mais l'acide lui manquait terriblement. Elle voulait respirer l'air chaud de l'été qui s'annonçait. Lis soupira une nouvelle fois, soufflant avec force et agacement. Heurderin cherchait à l'apaiser, en lui massant les épaules, mais en vain.

« Je ne pourrai jamais tenir enfermée ici encore 4 mois. » Conclut-elle avec une moue. C'en était trop, la coupure avec le monde extérieur lorsque l'on s'appelle Lis Diantha était beaucoup trop longue. Elle se redressa, poussa le serviteur qui ne dit mot, vraisemblablement habitué aux sautes d'humeur de la jeune femme. Avec des mouvements rapides, empressés, Lis emballa dans une besace de cuir ouvragé, cent fois plus belle qu'un ouvrage Olaril, ce qu'elle avait amassé depuis son arrivée à la Tour. Une étole de soie, une bourse où elle était fière de cacher 10 Edors, un livre qu'elle ne savait lire, mais aux illustrations explicite. « Pour amuser le couple » avait dit Therdorus.

Ah, il fallait avouer que l'Oracle était un être hors du commun, pour ce domaine ou d'autres. Lis savait qu'il ne tarderait pas à la retrouver, s'il le voulait réellement. Mais elle ne pouvait plus vivre ici, elle suffoquait. Il devait déjà savoir qu'elle s'enfuirait...
Et quelque chose l'intriguait. Elle avait entendu, deux mois au paravent, une conversation entre les Oracles et une femme à l'allure morbide, Conseillère d'après ce que disait Heurderin. Il lui avait gentiment expliqué tout ce qu'elle avait besoin de savoir sur elle, et que Therdorus lui mente, en ne révélant pas sa présence dans la Tour l'avait surprise.

Il lui semblait que ces deux là étaient du même côté … Bien qu'elle ait vite compris que Therdorus était du côté de Therdorus. Cette Vanhilde Tehanii était proche d'un pouvoir plus controversé que celui des deux Elus de Therdone, mais là bas, il semblait se passer bien plus de manigances. Quelque chose piquait à l'intérieur de Lis, et ce n'était pas les coups violents des deux enfants dans son ventre.
Non... la soif de complot et d'action, de chaos, se faisait ressentir, d'abord doucement puis, aujourd'hui, plus insoutenable que jamais. Si elle se rendait auprès de cette femme, si elle se faisait connaître d'elle, alors peut-être d'autres perspectives que vivre cachée jusqu'à enfanter lui seraient offertes. Et elle aurait plus de marge de manœuvre qu'avec Therdorus, qui savait déjà tout.

Ce serait bien plus amusant avec cette femme …

Mais cela voulait dire trahir les Oracles, et Lis était une femme croyante. Certes, elle éprouvait encore de la foi pour ses dieux, malgré qu'elle sache qu'ils n'en soient pas vraiment. Mais elle sentait aussi la puissance de Therdone au travers des pouvoirs de ses Oracles, et avait peur de se détourner d'eux.
Pour se rassurer, elle se disait qu'ils savaient déjà qu'elle les trahirait, et que si elle réussissait, c'est qu'ils la laissaient faire car ce devait être ainsi ! Après tout, n'était-ce pas comme cela que tout se passait ?

En passant la lanière de cuir aux perles luisantes autour de son cou, elle sentit la réticence d'Heurderin la retenir, une main moite sur son poignet.

« Pour une fois que tu fais preuve de fermeté, garde-la en réserve pour quand je reviendrais te rendre visite. » Murmura-t-elle, déstabilisant le jeune homme qui lâcha prise. En toute discrétion, et avec l'aide du serviteur, elle quitta alors la Tour des Oracles, se fondant sans mal dans la masse des Ilédors venus demander des réponses aux deux Grands. Ils étaient de jour en jour plus nombreux, et il lui sembla que les visages avaient changé en si peu de temps...

Malgré le soleil, les yeux étaient ternes, et on regardait par dessus son épaule, craignait d'être suivi. Ses gens avaient l'air de fuyards d'une prison, dans leur comportement. C'était étrange... Et elle se souvenait des rapports d'Heurderin, qui parlait du Siège, des questions des Fidèles qui s'y rapportaient toujours, sans cesse. Alors c'était vrai... Dehors, la vie semblait bien différente que dans la Tour des Oracles.

Ah ! Lis n'était pas déçue, bien que les diamants soient toujours plus agréables que les pierres. Car les visages craintifs et les atmosphères lourdes étaient toujours plus jouissives que les petits fours et la quiétude d'une prison dorée !
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