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 La nuit, tout les chats sont...Noirs?

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Aliénora Melrilfii
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MessageSujet: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Lun 14 Juin - 10:56

Un pas après l’autre, voila comment ont marche tous. Mouvement naturel et mécanique que le corps exécute sans même y réfléchir vraiment. On ne se demande pas comment ce miracle est’ il possible, pas plus que la plupart des gens n’y font attention. Pourtant, Aliénora avait le regard rivé sur ses pieds qui a chaque mouvement dépassait de la robe longue d’un pourpre soyeux bordé d’or. Le soulier fin et gracile de la même couleur et agrémenté de la même façon, apparaissait et se cachait tout aussitôt.

Mais ses pensées était a des milliers de lieux de la. Elle cherchait en elle le courage suffisant pour affronter le regard d’Eloi, dur et hautain. Quand avait’ il totalement cessé de ressembler à son père ? Pas physiquement, car il en était encore l’empreinte, comme un écho de la vie perdu… mais l’esprit n’avait plus aucune similitude avec l’original. La jeune femme l’ignorait et préférait ne pas s’y attarder. Fermant ses paupières elle s’arrêta, une inspiration, elle ouvre à nouveau ses paupières pour regarder le rebord de pierre de la fontaine. L’eau miroitant renvoyait les reflets de la lune, ainsi que le sien, légèrement amaigris et plus dur au niveau des pommettes.

Le reflet lui donnait l’effet d’un ectoplasme étrange et irréel, légèrement déformé par les aléas du vent sur la surface ridé de l’eau. La jeune femme approcha, tendant une main gracile et fine, visiblement n’ayant jamais tenue une arme, mais petit un instrument de musique capable d’abimer le bout des doigts et d’y laisser quelques cicatrices. Les débuts en terme de musique, ou plutôt de harpe, avait été laborieux et difficile. L’apprentissage quelque peu forcé mais elle ne s’en était jamais plaint… pas plus que du reste d’ailleurs.

Mais alors que le bout de ses doigts entre en contacte avec l’eau rendu fraiche par l’air nocturne, un léger miaulement lui arrache un regard tendre au niveau de sa robe. Le coté de sa robe a gauche est remonté et glissé dans un ceinturon épais de cuir clair, formant un véritable poche ou remue a présent quelque chose. Glissant sa main humide dans un froissement de tissus, elle en sort une boule de poils noirs dont les yeux brillant l’observent. Nouveau miaulement alors qu’il rencontre la poitrine de sa maitresse et viens lover sa tête dans son cou, y frottant son nez et la chatouillant de ses moustaches.

Asmodée… pourquoi ce non ? Pourquoi se besoin d’une vie dont elle souhaitait prendre soin ? Un palliatif a la perte de son mari peu être. Ou bien le manque d’un enfant, qui pouvait savoir après tout. Nul n’était dans la tête de la demoiselle et il y avait de forte chance qu’elle l’ignore tout autant. Toujours est ‘il que le petit animal arrivait à lui arracher les rares sourire dont elle était capable a présent. Le maintenant fermement dans cette position câline d’une main, elle se retourna, faisant dos à la fontaine pour ensuite s’y asseoir en se penchant. L’animal totalement confiant, ne sembla pas en vouloir à sa maitresse de le traiter de la sorte et se laissa totalement faire.

Une fois installée, elle le prit pour le plancher sur ses jambes, ou il s’installa de lui-même avant qu’elle ne le caresse délicatement. Tout à ses caresses elle releva le visage sur la rue presque déserte à une heure aussi indécente. La nuit plus qu’avancé, les fêtards avait fini de festoyer depuis quelques heures… il y avait toujours quelques irréductible qui ne rentrait que le jour levé, mais eux préférait rester bien au chaud a l’auberge. La chaleur, voila ce qu’il manquait à présent… son manteau bien qu’épais ne suffisait pas, les nuits pouvait véritablement être glacial après une averse. Le terme glacial bien sur convenait à Aliénora, frileuse par nature. Elle remonta le manteau, venant en recouvrir le chaton, continuant à le caresser sans souffrir du froid.

Le regard rivé sur le petit être, elle pouvait repenser tout son saoul a tout ce qui c’était passé depuis si peu de temps. Son mariage, son succès florissant, la vie qui s’ouvrait pour la timide demoiselle… Jusqu’au fameux matin. Celui ou il c’étais levé sans bruit pour ne pas la réveiller, pour aller chercher en cuisine un thé au miel pour sa voix malmené par les représentations. Il était ensuite venu la voir, caressant ses cheveux, formant comme une couronne de feu autour du visage de la jeune épouse. Il l’avait éveillé d’un baiser et ils avaient discuté de tout et rien… il lui avait dit vouloir un enfant d’elle, mais que peu importe si cela ne devait pas arriver, car son seul bonheur aurait été alors de la prendre pour femme la ou d’autre en rêverons, quand elle sera devenue la plus grande cantatrice Ilédor.

Bien sur elle s’était empourprée et l’avait frappée fébrilement d’un coup de coussin sur l’épaule avant de se cacher le visage. Il lui avait embrassé le front avant de partir se préparer sous le regard de sa femme qui restait encore après un an de vie commune, tiraillée entre sa pudeur et son amour… restant a demi cacher malgré le fait qu’elle l’observait mettre son uniforme puis son armure seul. Quand il était venue quérir ses lèvres, elle l’avait supplié de rester, de ne pas partir… elle avait un mauvais pressentiment. Mais il lui avait mentis… il avait promis que tout irait bien et qu’il la ferait crier si fort le soir même que tout les serviteurs ne pourraient plus la regarder droit dans les yeux avant plusieurs semaines. Il savait très bien ce qu’il fallait dire pour la mettre si mal à l’aise qu’elle en oublierait ses mauvaises impressions.

Mais cette fois la, il aurait du l’écouter… a la pensée une larme perla le long de sa joue, y roulant en laissant derrière elle un sillon humide. Le reste de son visage était de marbre, mais se souvenir était ce qui lui donner le plus de peine, de souffrance… le fait qu’elle aurait pu le sauver si elle l’avait bel et bien retenue. Mais pour combien de temps ? L’armée lui prenait ceux qu’elle aimait… que lui prendrait-elle la prochaine fois ? Un fils ou une fille ? Elle se mit presque a prier les astres de ne jamais lui accorder se bonheur d’être mère si c’étais pour lui arracher une nouvelle fois le cœur. Inutile de gouter au bonheur absolu si c’est pour le perdre avant d’avoir en imprimer le gout sur son âme.

Sa main remonta sur son visage, en effaçant la larme. Oui, elle préférait mille fois un bonheur douteux mais durable que complet et éphémère. Elle ne se lierait plus jamais par amour ou d’amour tout simplement. Il en était hors de question… et elle allait retourner demain au théâtre, pour lui dire, pour reprendre son rôle et chanter a nouveau pour ceux a qui elle manque déjà. Chanter… cette simple pensée suffisait à lui donner matière, mais si elle se laissait aller ici en pleins nuit, on l’entendrait… et de loin. Elle risquait d’être arrêtée pour nuisance nocturne même si elle avait au fond d’elle un doute sur cette possibilité… il y avait cependant toujours des gens mécontent de leur vie ou de tout et rien. Elle se retint donc de faire ce que lui dictait son cœur, jusqu’as ce qu’un bruit attire son attention. Se tournant vivement en se relevant, elle laissa le chaton tomber au sol, sur ses pattes bien sur, dans un miaulement las. Sa surprise était lisible dans ses yeux couleur de ciel… tant qu’elle ne fut pas capable de parler sur le coup de la stupeur.
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Limna Hirune
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Lun 14 Juin - 19:07

    « Bordel… Foutu Théâtre »

    Elle avait fait les auberges. Elle avait fait les commerces. Elle avait fait les tanneurs.
    Rien. Personne n’avait voulu d’elle. Restait ce foutu théâtre, ainsi que les nobles, qui pour ce qu’elle en avait compris appréciaient assez l’idée d’avoir à leur service de jolies blondes. Mais le fauve n’était pas encore familière avec l’idée de servitude, et lorsqu’elle avait demandé innocemment que ce l’on attendrait d’elle si elle proposait d’entrer au service de quelqu’un, la réponse l’avait glacée : ménage, respect, obéissance et dévotion.

    Elle avait ri à gorge déployée, sous le coup de la surprise.

    Puis Garin avait esquissé un léger sourire moqueur, et elle avait compris qu’il était sérieux. Et elle n’avait pas du tout aimé. Hors de question pour une fière chasseresse, pour un prédateur tel que Limna Hirune de se traîner au pied d’un freluquet emperruqué et enfariné. Hors de question pour elle de décrotter des chausses multicolores pour un eunuque en mal de domination. Et la liste de ses griefs avait été longue. Très longue…

    Alors il restait le théâtre. Là bas aussi ils avaient souvent besoin de bras. De bras et de jambes agiles, capables de monter les décors, par exemple. La musique, sinon ? Non non, pas la musique. Le chant n’en parlons pas, et pour la comédie, il aurait alors fallut embaucher une actrice dont le panel d’expression devait se limiter à la neutralité… Et… la bêtise, à la rigueur. Sa représentation de la bêtise était d'ailleurs dotée d'un réalisme troublant. Oh, certes elle était expressive, dans la vie de tous les jours. Coléreuse, haineuse, carnassière, lubrique, affamée, concentrée, attentive, motivée, et, petit nouveau au panel : heureuse. Mais ce n’était pas là jouer la comédie. Et c’était là un art qu’elle méprisait plus que tout.
    Si tu comptes te présenter au théâtre, évite de leur préciser cela, d’ailleurs… Avait précisé Garin, en prenant en compte cette dernière donnée. Pourquoi donc ? Peut-être parce que cela revenait à expliquer à un potentiel futur employeur qu’elle méprisait son exercice ? D’un coup, c’était plus clair. Même pour une femme à l’intellect aussi développé que celui de Limna. Si si.

    Elle n’était pas vraiment dans le besoin, et elle avait même sans doute pour la première fois de sa vie tout ce qu’une femme aurait pu désirer : un toit, des amis, de la ripaille, de l’alcool. Et elle avait Mithridate. Elle se couchait chaque soir à côté de lui, jouissait presque aussi souvent de ses honneurs, puis s’endormait dans le creux de son épaule et, le lendemain, tout reprenait. Une relation qui s’était assainie au fil des jours, une fois passée la frustration, le désir brûlant et sauvage. Qui s’était assainie, avait offert à la tendresse et à l’écoute la place qui lui était due.
    Mais si elle appréciait tout cela, Limna n’était pas restée sourde pour autant aux coutumes Ilédores, et elle avait appris quel était leur système de monnaie. Elle avait dans les poches quelques joyaux appréciables, comme nombre d’Olarils d’ailleurs, et avait découvert qu’ils pouv aient avoir une certaine valeur, ici. Mais il y avait aussi les plats, les edors… Et toute cette quincaillerie sans laquelle on la regardait avec méfiance et prudence. C’était pour cette raison, entre-autre, qu’elle avait décidé de travailler. Egalement parce qu’elle ne pouvait décemment pas passer d’une activité débordante, de la chasse, de l’alpinisme et de la traque à l’oisiveté la plus totale.

    Aujourd’hui, et grâce aux bons soins de la troupe de révolutionnaires qui les hébergeaient, elle avait tout d’une ilédore. L’odeur, la tenue, la coiffure… Elle avait même réussi à contrôler jusqu’à sa démarche, pour ne plus avoir l’air de traquer le cerf en pleine rue. Cependant, restait son accent, qui tranchait avec ses tenues bourgeoises, et qui avait justifié jusque là des refus catégoriques de la part des commerçants.

    Elle avait décidé de terminer par le Grand Théâtre, donc.

    « Foutu Théâtre. »

    Ca commençait à devenir une véritable litanie, à force.

    A cette heure tardive, les jambes endurcies par sa longue marche, le regard vaseux de sommeil, et le dos accablé de sa déception, elle avait bien tenté de demander ci et là son chemin pour le retrouver mais… Mais non, décidément, de nuit c’était encore pire que de jour. D’autant plus que pour ce faire, elle avait gagné ce qu’ils appelaient les « Hauts Quartiers », et que ces hommes et ces femmes au teint blafard et aux hardes paradoxalement bariolées qu’elle hélait en quête d’indications quant à la route à suivre devaient être ce qu’ils appelaient « Nobles ». Aucun sens pour Limna, mais de toute évidence ils n’étaient pas habitués à se faire arrêter sans ménagement, puis tutoyer et, en cas de refus, insulter par ce qu’ils appelaient une « Bourgeoise ».

    Oui, si la culture Ilédore avait des avantages tels que la Volonté souveraine, et ça, elle en avait à revendre, ou alors la fidélité absolue, qui lui évitait de partir en chasse de toute perche affriolante qui s’approcherait de son mâle, ce système de caste était à ses yeux une énormité.

    Il lui faudrait reprendre ses recherches le lendemain. Pour ce soir, elle n’avait qu’une hâte, se glisser sous les draps de son compagnon, se faire caresses et baisers contre lui, boire du vin, et prendre son pied.

    « Oui, c’est encore le meilleur programme possible » grogna-t-elle en frappant du pied dans un pavé déchaussé. Celui-ci résista, alors, têtue, elle frappa plus fort, souriant à pleines dents à le voir céder, et rouler un peu plus loin. Affairée à se venger de ses misères sur le petit bout de minéral taillé à la serpe, elle n’avait pas vu la jeune femme pensive installée au bord de la fontaine. Pensive… A mieux y regarder, elle avait l’œil luisant, et son masque livide n’avait franchement pas l’air enjoué.
    La chasseresse tenta de se faire une idée de son rang social, mais c’était peine perdue. Ce qu’elle vit, en revanche, c’est qu’elle était toute seule avec un chaton, qu’elle pleurait comme une jouvencelle (et vu l’âge qu’elle avait l’air d’avoir, elle n’en était sans doute pas très loin), et qu’elle devait être en mesure de lui indiquer, enfin, où se trouvait ce foutu théâtre à la…

    Enfin bref.

    Limna s’approcha donc à pas mesuré, levant devant elle ses mains rassurantes, s’il est possible d’accoler à sa personne le terme de rassurant. L’avantage de la nuit était tout de même non négligeable. Ainsi, ses yeux avaient l’air simplement gris. Ils n’avaient plus vraiment cette clarté qui mettait souvent mal à l’aise. D’autant plus qu’en dépit des réactions qu’elle avait reçues jusque là, elle était d’une mise tout à fait correct, un pantalon de coton sombre et ajusté, une chemise noire et un corset blanc, assorti à ses indécrottables bottes de chasse qu’elle ne quitterait pour rien au monde. La seule arme qu’elle avait sur elle était, de surcroît, soigneusement cachée contre son mollet droit. Aucun risque, donc, de paniquer la petite rouquine.

    « Tout doux, tout doux » Souffla-t-elle tout de même, au cas où. « Je… je suis égarée, et je cherche mon chemin » Quelle tristesse, pour elle, que d’avouer une telle déchéance. Ces maisons et ces palais ridicules étaient beaucoup moins évidents à différencier pour son œil qu’un arbre, ou un buisson.

    Elle s’approcha encore un peu, les sourcils froncés, sans savoir si sourire allait être bien vu ou non, jusqu’à pouvoir discerner de façon plus claire le visage de la jeune femme. Elle était accablée.

    « Mais… si ça ne va pas, je vais voir ailleurs, hen ? » Non pas que ce genre de considérations soient le siennes d’ordinaire, mais en l’occurrence, elle craignait d’avoir à essuyer le pénible et interminable récit d’une jouvencelle en fleur, trahie par quelque mâle à la langue bien pendue. C’était toujours ça, de toute façon, avec les jeunes femmes. Toujours à courir après les loups, et toujours à se plaindre qu’ils ne courent après d’autre souris affamées.
    Limna, au moins, lorsqu’elle courrait après un loup, à l’arrivée elle l’abattait, puis en faisait une somptueuse descente de lit.

    Mais un loup étant moins effrayant qu’une jeune femme éplorée, d’autant plus après la journée qu’elle venait de passer, elle s’offrit donc le luxe d’attendre dans une appréhension non feinte sa réponse.
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Aliénora Melrilfii
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Lun 14 Juin - 19:54

Une femme… c’était une femme rien de plus. Ses mains levé en symbole de non agressivité, rassura un peu la jeune femme. Ce n’était ni un briquant, ni un assassin ou encore pire… un soldat. Les hommes en armure avaient tendance à lui rappeler son défunt époux tout comme sa sœur de sœur. Deux souvenirs dont elle se passerait volontiers si elle le pouvait. Mais ce que l’on veut et ce que l’on peut sont tellement difficiles à unir la plupart du temps.

Elle prit sur elle pour ne pas laisser la moindre larme apparente, déglutissant et repoussant dans les recoins les plus lointains de son esprit les souvenir qu’elle venait d’imposer à son cœur. Si frai dans son âme alors qu’il y avait déjà quelques mois qu’il n’était plus la et que rien n’y changerait, combien même elle avait priée, suppliée ou pleurer. C’est ce qu’elle avait enfin compris, rien ne le lui rendrait et elle devait continuer à vivre malgré tout pour lui faite d’être pour elle.

Ses paroles étaient un peu maladroites, mais son accent était horrible. Un peu comme si l’ont avait tenté de faire passer un paysan pour un noble. Rien à voir bien sur, même si Aliénora n’était pas élitiste, il y avait des limites à la mixité dans un certain degré. La regardant s’approcher, Aliénora ne bougeait pas vraiment, elle devait ressembler a un gibier près a fuir a la moindre brindille rompu, mais rien de tel, enfin elle ne prendrait pas la poudre d’escampette avec une robe et encore moins sans raison valable.

Physiquement ses cheveux étaient de blé, sa peau quelconque, mais ses yeux lui semblaient d’une clarté étrange. Les vêtements eux était presque plus fantaisiste que ma robe et mon manteau… bien que ce dernier soit assez richement orné mais d’une simplicité flagrante. Elle ne portait pas de bijoux et en cela elle fut surprise, même elle portait quelque chose, une tiare, mais la jeune femme n’avait visiblement rien.

A nouveau sa voix retenti, parlant d’aller voir ailleurs et Aliénora se tourna totalement vers l’inconnue. Posant ses mains sur les replis de sa robe elle fit une révérence que l’ont pouvait aisément jugée de parfaite. Après 15 ans de cette courbette il serait malvenue qu’elle ne l’eut un minimum maitrisée tout de même. Le Chaton lui, miaulait tout son saoul au pied de sa maitresse, visiblement peu appréciateur de se délogement soudain des genoux de sa mère.

« Pardonnez moi de ma frayeur excessive, j’étais pensive à bien des choses et n’étais sortie depuis des temps ma fois lointain. Je manque à tous mes devoirs… Je me nomme Aliénora Melrilfii. »

Ce nom n’était pas le miens, c’était celui que m’avait donné mon époux, celui que je chérissais malgré l’état contre nature de la chose. J’aurais sans doute du reprendre mon nom de jeune fille vu mon âgé juvénile… mais je ressentais le besoin de conserver ce passer avec moi, peu importe que cela me fasse passer pour une vielle fille aux mœurs étranges. Cela aurait été plus simple si j’avais donnée un enfant… mais aucun doute que tel n’était pas le cas.

« Et si vous êtes perdu ici, je puis sans doute vous aider. Je suis native de ses rues, j’y ai grandit. »

Passant sa main contre sa jumelle, elle fit tourner l’anneau autour de son doigt légèrement plus fin qu’il y a quelques mois quand Galan était encore de ce monde. Regardant autour d’elle fini par poser son regard sur le chaton, s’accroupissant avec retenue pour se saisir du petit animal sans le moindre geste qui eu pu être indécent. Évitant ainsi de dévoiler ses souliers, ses bas de laine ou son décolleté inexistant puisque trop haut pour voir le moindre élément féminin.

« Si vous êtes perdu le plus simple est de venir ici. Voyez vous, c’est l’endroit le plus facile à trouver, même quand ont ne trouve rien. Enfant ma mère me donnait rendez vous ici. »


Elle avait fort bien maitrisée ses émotions pour que les larmes disparaissent sans avoir a rouler sur ses pommettes. Cela aurait été mal venu d’affliger une personne de ses propres tracas alors qu’elle ne la connaissait pas. Le linge sale ce lave en famille tout comme les souffrances du cœur se soigne en solitaire. Une règle d’or que la jeune femme prenait soin de conserver.

Calant bien l’animal, elle l’allongea contre son avant bras droit, la main gauche s’activant a caresser les reins et la croupe du chaton. Inutile de préciser combien l’animal apprécia la chose et le bruit roulant qui lui étreignit la cage thoracique. Oui, il ronronnait joyeusement alors que sa maitresse le regardait avec bienveillance certaine, comme une mère aurait regardée son enfant.

« La, sur votre droit ce trouve les quartiers de vie. Les demeures, les terrains … ce genre de chose. La bas, c’est ce trouve les termes et par la c’est… »

Ses mots ne trouvaient jamais le chemin jusqu’à ses lèvres. Tournant son visage vers une ruelle elle respirait différemment. Eloi, le théâtre, le bonheur a portée de main… et pourtant. Tout a sa contemplation elle en oubliait a la fois la jeune femme et le chaton… qui lui su rapidement se faire a nouveau entendre d’un miaulement, détournant l’attention d’Aliénora qui se remis à le caresser.

« Oui Asmodée… je suis la, une seconde de patience pour une caresse ne te tuera pas tu sais. »

Un soupire plus tard elle revenait a la jeune fille. C’était étrange, quelque chose chez elle était assez inhabituel. Ho et en y repensant, elle devait la prendre pour une folle de parler ainsi a un chaton… combien même il était mignon et attendrissant. Tout le monde n’avait pas des discutions, bien que loin d’être hautement philosophique, avec un animal.

« Je disais ? Ha oui… le bas, ce trouve le grand théâtre… »


Sa gorge se noua quelque peu alors qu’elle évitait soigneusement de jeter le moindre regard dans la direction donné peu avant. Comme si il y avait un lieux la bas qu’elle n’avait pas le droit de regarder sous peine de perdre a nouveau ses esprits dans les limbes du songe éveillé.
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Limna Hirune
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Lun 14 Juin - 21:26

    L’autre la détailla du regard, et cela ne lui plu pas vraiment. Un peu comme tous ces Ilédors prétentieux qui avaient récolté de petites réflexions sympathiques suite à quelque refus un peu trop tranché. Du coup, elle ne se gêna pas vraiment pour en faire autant. Sa tenue était très simple, pour cet endroit. Elle la trouva même assez… triste. Limna, qui n’était pas vraiment un exemple de féminité, aurait à côté d’elle eut l’air d’une fille de joie. Ses bottes et son pantalon laissaient deviner le galbe robuste et souple de ses jambes, sa taille et son ventre fermes étaient marqués par son corset, quand à sa chemise eh bien elle n’était pas fermée. Aussi s’évasait-elle sur sa gorge et ses épaules, sitôt libre du cuir et des laçages. Et pourtant, par rapport à d’autres, elle se trouvait l’air garçonne. Alors que dire de cette femme qui avait l’air, lors même qu’elle quittait l’effarement de la biche traquée pour un masque plus placide et mesuré, de se cacher sous tout un fatras d’étoffes ? A vrai dire, elle avait presque l’air d’une statue diaphane, dont rien ne dépassait. Tout juste ces mains, qui tripotaient le chat.

    Limna n’avait pas d’amitié particulière pour les chats, d’ailleurs. Non pas qu’elle ne les aimât pas, mais ils lui ressemblaient un peu trop à son goût. Prétentieux, hautains, demandeurs et exigeants. C’était là un caractère qui pouvait être appréciable, mais de loin.

    Elle cessa son inspection lorsque la jeune femme prit la parole, non sans un soupir de soulagement. A priori, bien que son apparence ou son accent ne lui ai pas plu, elle prendrait la peine de lui répondre. Finalement, peut-être s’y rendrait-elle sans attendre, à ce foutu Théâtre ? Les artistes devaient avoir une vie de luxure, décousue. Bande de drogués frivoles. Sans doute en trouverait-elle quelques uns en train de forniquer dans un coin, pour leur demander de l’aide ? Enfin, après, cela allait sans dire. Elle avait tout de même un certain savoir-vivre.

    Elle écouta tranquillement les propos de la jeune femme, hochant docilement la tête à toutes ces précisions qui ne l’intéressaient en aucune façon, glanant de ci de là quelques informations utiles telles que le fait qu’elle ait grandi ici. Elle ferait donc un guide utile. Puis la maudite boule de poils l’interrompit, et Limna se sentit sur le point de défaillir. Elle avait tant attendu l’information qu’elle en aurait retenu son souffle. Réprimant l’envie de secouer la bestiole par la peau du cou, et retenant un sourire narquois en la voyant lui raconter sa vie, elle se contenta d’une mine absorbée et attentive.

    Puis, une fois le concerto de ronrons pour chaton affamé lancé, elle lui indiqua dans quelle direction se trouvait le théâtre. Incapable de se retenir tant l’information lui fit du bien, elle glapit presque : « Oui c’est ça ! C’est là que je vais ! Au Grand Théâtre ! » Enfin… « glapit »… Compte tenu du fait que Limna parlait sur un ton très bas d’ordinaire, il serait plus juste de considérer qu’elle a légèrement haussé la voix. Elle se reprit en toussotant dans son poing, puis s’apprêta à remercier la demoiselle pour son aide inestimable, et inattendue, lorsqu’elle remarqua sa mine déconfite. Si elle pouvait offrir une comédie correcte quant aux larmes que Limna avait surprises, puis qui avaient disparu, son visage la trahit tout à fait quant à la tristesse qui l’assaillit. Limna haussa un sourcil. Ce n’était pas bon signe. Qu’y avait-il donc à craindre, dans ce théâtre ?
    Davantage parce qu’elle voulait savoir où elle allait mettre les pieds que par pure générosité, elle poussa un petit soupir et vint s’asseoir à son côté. Elle profita de cette pause, la première depuis longtemps, pour étirer ses jambes courbaturées, poings sur les genoux, puis étira son dos et finalement s’affaissa, comme l’autre, avec un regard circonspect pour le chat qui se roulait, grognait son contentement dans des effusions de plaisir tout à fait déplacées.

    A mieux y réfléchir, il lui ressemblait un peu, lorsqu’elle avait sur elle les mains de l’orfèvre. C’était bizarre.

    Aussi s’en détacha-t-elle en secouant légèrement la tête, puis elle hasarda la question : « Il y a quelque chose de particulier, au Théâtre ? Non parce que vous avez l’air soudain beaucoup plus sombre. » Elle haussa les épaules. « Je ne suis pas vraiment tentée par un guet-apens. On m’a dit que j’y trouverais peut-être du travail, donc si c’est pour me fourrer dans un coup tordu… » Ou alors, le godelureau qui avait brisé son pauvre petit cœur roux était peut-être l’une de ces raclures d’acteurs. Ca n’aurait pas été étonnant.

    Puis elle remarqua l’alliance, et modifia légèrement sa perception : Pire qu’une godelureau, ce devait être son époux, qui l’avait trompée avec une actrice. Chez les Ilédors, c’était là un grave forfait. Une Olarile aurait haussé les épaules et se serait réconciliée avec son mâle, mais ici… Et puis, tant mieux.

    Elle laissa là ses déblatérations psychologiques pour arrêter son regard sur celui d’Aliénora. Puis lui revint à l’esprit qu’elle s’était présentée. Dans son soulagement de la voir lui indiquer la route, elle en avait oublié les bonnes manières. Non pas qu’elle s’en fut préoccupée outre mesure avant cela, mais ici, ça avait son importance. Elle prit une profonde inspiration, puis précisa :
    « Je me nomme Limna Hirune. » Une présentation exhaustive, plutôt laconique. De toute façon, elle n’avait pas tellement envie d’approfondir pour le moment. Et puis, c’était quoi cette habitude qu’avaient les gens, dès que la conversation s’engageait, que de donner leur nom ? Nouveau soupir, puis de nouveau, elle trouva ses yeux et sentit que si elle voulait en savoir plus sur ce mystérieux théâtre, il allait falloir se la jouer finaude, et s’incruster un peu dans les petits problèmes de cette inconnue. Et puis, mis à part le regard inquisiteur qu’elle lui avait servi, et cette étrange habitude qu’elle avait de se promener avec un rat poilu quémandeur de gratouilles, elle ne lui était pas désagréable.

    Il fallait avouer que la direction indiquée avait beaucoup aidé, aussi…

    « Je ne veux pas me montrer indiscrète, au sujet du théâtre… Je suis juste un peu… curieuse. »
    Autrement dit, si elle voulait lui en parler, elle voulait bien l’écouter. Sinon bah, elle la planterait là, poliment, pour aller chercher les informations à la source.
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Aliénora Melrilfii
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Mar 15 Juin - 10:34

Sa réaction exagérée quand a la finalité des paroles de la jeune cantatrice, étira les lèvres de cette dernière en un pauvre sourire délavé. Aliénora ne fit pas vraiment attention au fait que la jeune inconnue la détaillait avec une insistance somme toute loin d’être polis pour une Ilédor. Mais la question n’était pas la puisque la jeune femme pensait a un millier de chose et peu nombreuse était celles ayant un quelconque rapport avec une émotion joyeuse.

La question qui fusa ensuite surprise la jeune femme. A dire vrai elle ne s’y attendait pas vraiment et pourtant, son visage n’eu qu’une réaction limitée a un relevé d’un de ses fiers sourcils d’un roux aussi éclatant que celui de sa chevelure. Elle croyait donc que le grand théâtre était un lieu malfamé ? Malsain ? Ou encore douteux a cause de son air mélancolique qui lui donnait tout l’air d’une actrice mélodramatique ? Elle était loin de la vérité, enfin disons qu’il y avait la bas la créature la plus effrayante qui soit pour Aliénora.

Mais pour une jeune femme native des hauts quartiers habituée au luxe et à l’étiquette, il n’en fallait pas beaucoup pour devenir une créature de mythe et de légende mangeur d’enfant et tueur et pucelle. Une chance elle ne l’était plus… même si tout son corps et ses réactions donnaient cette impression. Après tout à 17 ans, elle devait être tout juste mariée si on se fiait à son alliance… alors qu’elle était veuve après un an de mariage. Un an, si peu et tellement a la fois… un peu comme si elle n’avait eu le temps que de tremper ses lèvres dans le nectar du paradis.

La surprise passée, elle écouta le prénom elle le noté dans son esprit, l’observant assise non loin d’elle. Et notant également qu’elle était curieuse. La cantatrice vint donc auprès d’elle, prenant place et installant le chaton persan noir sur ses jambes. Il trouva l’endroit bien plus confortable a en voir la façon dont il moulinait les pattes dans le vide, comme il l’eut fait pour téter sa mère, mais sans les griffes. Elle le caressa à nouveau machinalement, tout en l’observant, ce concentrant ainsi sur quelque chose l’apaisant, enfin dans le cas présent quelqu’un.

« Vous vous méprenez mademoiselle Hirune. »

Elle porta donc son regard sur la jeune femme, délaissant l’animal pour observer son interlocutrice avec un regard qui se voulait doux et timide, comme l’était en général Aliénora dans son ensemble. Sa voix juste et agréable reprit pour s’expliquer quand a se malentendu. Car s’en était bel et bien un d’après Aliénora… il n’y avait jamais eu le moindre souci au théâtre, enfin pas a sa connaissance. Le seul véritable souci ayant été la mort du père d’Eloi, et c’était en ce cas la plutôt un drame. Aussi bien pour le directeur actuel que pour la jeune femme.

« Il n’y a la bas que de bon souvenir ou presque. J’en suis une proche puisque Cantatrice, depuis mes treize années. Mon apparence triste tiens a un fait datant d’un mois. »

Elle regardait à présent l’anneau à son doigt. Anneau qu’elle refusait de retirer, chose préoccupante pour ses parents autant que les parents de feu son époux. Elle ne devait pas vivre dans le souvenir d’un mort, c’était soit disant se condamner soit même. Mais la simple idée de tenter de l’effacer était encore trop difficile à admettre pour elle. Ce n’est pas après un an de vie commune que l’ont peux vivre comme si rien d’eu été fait, comme si tout cela n’avait été qu’un rêve que l’on pouvait effacer avec un peu de volonté.

« Je tel que vous me voyez, veuve … »

La phrase tomba, lourde et tranchante comme le couperait d’un bourreau. Il y avait des façons plus délicates d’avouer avoir perdu un époux à un aussi jeune âge, mais il y avait des façons aussi plus élégantes de demander ce qui rend une femme triste. Bien sur ce n’est certainement pas le genre de réponse qu’on attend d’une jeune femme de son âge, on s’attend à des frivolités, peine de cœur ou autre naïveté blessée ou froissée… on en était bien loin avec une telle réponse.

« Mon époux a été fauché par la mort et j’ai porté le deuil en solitaire. Mais à présent j’éprouve le besoin de retrouver le monde qui est le mien… celui du théâtre. Mais il y a la bas un homme, le directeur, qui est quelqu’un de dur, intransigeant et exigeant quand a ses employer. J’ignore quel accueil il me réservera quand je reviendrai, mais je crains comme tous ici ses éclats. Il est juste mais difficile dans bien des cas je dois l’avouer.»

Ho, elle le connaissait sans le connaitre. C’était un homme, assez difficile a approcher et la façon dont elle était partit après une nuit de chagrin dans ses bras laissait à désirer en terme d’arrangement pour une période de deuil. Il y avait a n’en point douter de bien meilleur façon de faire et elle s’en voulait énormément. D’avantage encore en repensant a son caractère difficile et proche du lunatisme de temps a autre. Il s’énervait si vite et pardonnait si difficilement que certains avait choisit d’abandonner leur carrière plutôt que de devoir vivre avec un telle dragon juché sur l’épaule menaçant de sa morsure.

Elle avait vécu avec, bien qu’il l’eu blessé de ses propos plus d’une fois et qu’il avait réussit à la faire fuir une fois. Cependant il était bel et bien revenu la chercher et elle avait cru en une preuve d’importance pour lui. Mais cela ne venait que d’une fantaisie d’un de ses chefs d’orchestre. Elle était réellement tombée de haut cette fois la mais avait acceptée après tout. Maintenant le plus dur serait d’y retourner et de trouver les bons mots pour ne pas s’attirer ses foudres.

« Mais pourquoi souhaitez vous vous y rendre ? Il est évidant que vous n’êtes pas vraiment le genre de femme à vous y rendre pour y observer une représentation. Vous me donnez d’avantage une impression de besoin de vivre plutôt que de regarder des gens faire semblant de vivre. »

Rougissant elle se reprend.

« Je vous demande pardon, je me mêle de chose qui ne me regarde pas. »
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Mar 15 Juin - 14:24

    Elle était attentive aux réponses de la jeune femme. Et elle ne tarda guère à mettre à sac les idées qu’elle s’était faite sur l’histoire de cette dernière. Le théâtre était donc un lieu qui lui tenait à cœur… Bon, en soi, cela ne l’avançait guère, elle lui laissa cependant le bénéfice du doute, et écouta la suite avec attention.

    Veuve, c’était donc pour cela qu’elle était triste. Un plomb glacé tomba aussitôt sur ses entrailles. Le veuvage n’était pas chose aisée, et Limna ignorait complètement quels mots devait-on servir aux personnes qui en étaient affublées. Les seuls qu’elle avait aux lèvres étaient entendus, connus et reconnus. Lors des Feux de la Gérax, affairée à panser les mourants, puis à les recouvrir de draps une fois leur dernier souffle rendu, elle avait eu à en affronter beaucoup. De femmes et d’hommes qui avaient perdu l’amour de leur vie. Qui se sentaient abandonnés des dieux, rongés par la colère et l’incompréhension. Et Limna ne leur avait opposé que son silence coutumier. Bizarrement, cela en avait soulagé quelques unes. Elle avait écouté, stoïque, achevant de préparer les corps brisés, les souvenirs, les trahisons, les craintes…

    Alors elle fit de même ce soir.

    Jusque là, le veuvage ne lui avait rien inspiré de bien profond. Sans doute parce que les hommes n’étaient pour elle qu’affaire de sexe et de parties de jambes en l’air. Elle n’avait, de sa vie, endossé intimement que deux deuils. Le premier celui de son frère aîné, dont jamais elle ne se pardonnerait la mort… Elle ne l’avait pas tué, mais l’avait harcelé, tant et si bien qu’il s’était perdu, puis tué au beau milieu de la forêt. Puis Cyclaë… Cyclaë cette bonne bourrine qui dans la vie n’avait pas eu le moindre lien avec elle, et qui s’était accrochée à ses pas dans la mort. Cyclaë, brute épaisse que tous regrettaient, et qui avait péri par le trait de Lysandre… Trait qui avait plongé Limna dans la disgrâce la plus totale.

    Mais aujourd’hui les choses avaient changé. Son frère défunt n’était plus même poussière, sur leurs terres dévastées. Cyclaë la laissait en paix, lui avait pardonné son erreur, à présent. Et le seul à détonner dans ce décor remuant et coloré était Mithridate Télaran. Ce n’était peut-être pas de l’amour, en tout cas, ce n’était pas un époux pour Limna. Mais… Mais alors qu’elle prenait goût à cette relation inédite, elle découvrait elle aussi ce que signifiait la peur de perdre l’autre. L’angoisse de s’éveiller seule, le lendemain.

    Alors elle se sentit mal, en l’écoutant lui raconter son histoire. Sans doute plus touchée qu’elle ne l’aurait voulu. Elle ne la quittait pas des yeux, sans accorder d’attention à la bestiole qui lui faisait du charme. Puis à nouveau, elle lui parla du théâtre, et Limna émergea de ses réflexions, reprenant l’étude et glanant les informations utiles. Elle y travaillait, donc, et désire y retourner. Cantatrice. Chanteuse ?
    Limna poussa un infime soupir.

    Puis vint la dernière donnée : le terrifiant directeur du Grand Théâtre. Un homme dur et sévère, à priori, qui effrayait son monde. Le genre de personne que Limna, instinctivement, avait envie de dresser. L’un de ces fauves impressionnants, de ces challenges auxquels elle s’adonnait, dans la forêt. Au fond, elle n’aurait pas pu mieux faire pour la motiver que lui dresser de cet inconnu ce tableau noir. Juste ? Elle s’en moquait, elle aimait la lutte, et sur le coup cette envie dépassa celle de l’argent, et de ce gagne-pain.

    Ce Foutu Théâtre recelait certaines surprises, semblait-il.

    Le long de ses pensées, un mince sourire était apparu au coin de ses lèvres. Un peu rêveur. Celui du chasseur qui vient à présent d’entrevoir, entre deux troncs, le profil de son adversaire. Une sensation excitante, motivante, qui gonfla sa poitrine d’un souffle plus frais. Alors ici aussi, la chasse était possible ?

    Elle fut interrompue par la question d’Aliénora, et cilla légèrement. Pourquoi y aller ?

    « Non, en effet, le Théâtre n’est pas exactement ma tasse de thé. A vrai dire, l’art est pour moi quelque chose d’assez… » Elle chercha ses mots, désirant bien faire, ne pas la froisser. « … Inutile. » Oui, certes, elle aurait pu trouver mieux.
    « Quoi qu’il en soit, je suis arrivée ici il y a peu de temps, et j’ai besoin d’un travail pour vivre. Celui qui était le mien autrefois n’est plus envisageable… » Elle étira ses jambes, déposant sur ses bottes blanches un regard attentif. Ici, elles étaient originales. Tous les habitants de cette ville, avait-elle remarqué, femmes comme hommes, portaient des talonnettes. Limna, elle, sentait les pavés sous ses talons. Elle avait le pas plus leste et explosif, plus souple. Et ces bottes, cette démarche et ce regard acéré étaient les derniers vestiges de sa nature d’antan. « Je suis une Chasseresse. Je traque, je pause des pièges, je cours et j’achève. » Elle eut un petit rire tout à fait déplacé, après la confidence. « Mais ici, il n’y a pas beaucoup de fauves à chasser. Du coup je me retrouve assez démunie » Le petit rire cessa, et elle lui adressa un sourire presque gourmand. La perspective de quitter son immobilisme, sans doute. « A en croire mon hôte, une femme agile, capable d’escalader à peu près tout et de se hisser dans des endroits improbable pourrait être des plus utiles. Pour les décors, m’a-t-il dit. Quoi qu’il en soit, il m’a conseillé de rencontrer le Directeur du Théâtre, et de lui proposer mes services. »

    Elle la lâcha des yeux, puis se renversa légèrement en arrière.

    Elle n’avait jamais vu un Théâtre. Tout ce qu’elle pouvait supposer, c’est qu’à côté du Grand Théâtre d’Edor Adeï, les Arènes de Bakarne devaient être digne d’une écurie. Elle haussa les sourcils, puis la question lui vint : « Le Grand Théâtre il… Il ressemble à quoi ? A vrai dire, je n’en ai pas la moindre idée. Je ne puis que supposer que c’est à des lieues de tout ce que je connais. »
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Mer 16 Juin - 23:30

L’art ? Inutile ? C’était digne d’une militaire… mais pas de quelqu’un cherchant un travail la bas. Il fallait aimer vivre dans ce milieu, vivre parmi les acteurs et les danseurs ou chanteur. Certains étaient prés à tout sacrifier pour un peu de lumière dans ce monde et elle trouvait ça… inutile. Si Aliénora n’avait pas été ce qu’elle était, nul doute qu’une paire de gifle ne lui aurait fait que grand bien après de telles paroles.

Sincèrement, ce n’était pas en tenant se genre de propos qu’Eloi la prendrait au sein du théâtre. C’était un second choix comme un autre mais pas le meilleur, la rousse devait bien avouer qu’il fallait un certain culot pour parler de ce temple de l’art de cette façon… comme si tout ça était futile et sans la moindre importance. Comme si certaine personne n’y vouait pas leur vie comme le père d’Eloi et le directeur actuel lui-même y perdait son âme.

Que sont emploie ne soit plus envisageable était une chose… mais qu’elle ait plus de respect pour le post pour lequel elle se présentait serait du meilleur effet. Pourtant la jeune femme ne se lança pas en polémique inutile et quelconque. Mieux valait ne pas se mouiller et ne pas chercher l’affrontement, après tout fuir se genre de combat était encore ce qu’elle savait le mieux faire.

C’était donc une ancienne chasseresse, ce qui donnait pas mal de raison quand a son phrasé et a ses manières. Tout comme à sa façon de se déplacer ou de pensée. Les chasseurs étaient assez limités par leur art, mais c’était tout de même un art. Un léger sourire naquis sur les lèvres de la veuve a cette pensée et elle nota mentalement d’en faire par a la jeune femme quand elle jugerait la situation opportune a ce que cela ne créer aucune tension.

La jeune sauvageonne continuait a parler de sa vie. Lui expliquant qu’elle avait eu une conseillère en la personne de sa logeuse et que cette dernière avait pensée qu’une acrobate aurait sa place pour monter les décors. Elle n’avait pas totalement tord mais même les ombres avait leur importance et ne devait pas pendre leur rôle a la légère. D’eux dépendait la vie de certain acteur pendant les changements de décors. Car les sacs de sable pouvaient tomber, les cordes se briser ou quelques autres problèmes technique. Leurs rôles étaient de les évitées… ou de les précipitez dans certains cas.

La question tomba finalement, à quoi ressemblait le grand théâtre. Aliénora plaça ses mains en retrait de son corps et imita la jeune femme, laissant sa tête aller en arrière alors qu’elle admirait la lune. Un croisant bien fait et agréable, digne d’un peintre un peu trop rêveur peu être au vue des nuages la laissant difficilement filtrer. Comme un rêve vaporeux ou une mousse cotonneuse.

« Le grand théâtre ? Fermez les yeux et imaginez un immense temple. Des colonnes sur le devant, tout de blanc et de marbre. Lorsque l’ont entre, c’est le velours pourpre et les liserait doré qui nous accueille et donne sur d’autre porte. Derrière ? L’amphithéâtre… la se trouve la scène… et les places assises. Il y a aussi les coulisses et puis… la fosse, c’est la que joue l’orchestre. »

Elle-même était a des kilomètres de son corps, les yeux clos et le cœur battant a ses souvenirs.

« Cet endroit respire l’art, la magie, l’amour ou les combats épique. Tout est comédie ou tragédie… chacun à son rôle, chacun joue a sa façon. Même le plus petit des ombres a toute son importance. »

Puis elle se redressa, observant la chasseuse avec un sourire laconique.

« Vous dites ne pas aimer l’art. Pourtant vous êtes une Artiste. Quand vous pistez une proie, quand vous la traquez, que vous courrez ou que vous dansez avec sa mort ou la votre. Quand finalement c’est sa vie que vous prenez… c’est cela votre art, votre propre danse danse, votre poésie et votre musique. Le boulanger qui fait son pain est tout autant un artiste que moi. Il pétrie sa levure, se lève a des heures si matinal qu’elles en sont honteuse, mais pourtant il y met tout son amour pour gagner sa vie. C’est ça l’art, c’est s’appliquer dans une chose pour la conduire a une certaine perfection en y mettant son savoir faire et son amour ou sa passion. »

Vela devait paraitre étrange comme façon de pensée ou plutôt comme point de vue. C’est vrai pourtant que quelque part elle avait raison.

« Vous voyez que l’art n’est pas inutile… si il n’était pas la nous ne serions que des coques vide de toute fantaisie ou folie. Et nous en avons tous besoin, à des degrés différents certes, mais ce n’est pas en avouant ne pas avoir d’affinité avec le théâtre que vous serez prise. Je ne vous dis pas non plus de mentir, loin de moi cette idée, mais comprenez ce monde avant de le juger. Essayez d’en apprendre d’avantage avant de vouloir vous y aventurer… et choisissez ensuite votre voie en toute connaissance de cause, sans surprise ou déception.»

Elle posa ses mains sur le chaton en se redressant et en reprenant un maintient jugé digne par certain, correcte pour elle. Elle espérait toute fois avoir quelque peu ouvert les yeux a la jeune femme quand a l’utilité de l’art et quand a ses avantages.

« Comme vous le constatez toute fois, je suis un partie prit, j’aime mon travail et l’environnement que j’ai choisit quand j’étais encore enfant. Je ne regrette pas mes choix. Mais travailler la bas n’est jamais de tout repos et c’est éprouvant aussi bien physiquement que nerveusement lorsque les premières ou les représentations quotidienne se prépare. C’est aussi bouillonnant de vie qu’un champ de bataille et j’oserais même prétendre que cela l’est d’avantage de temps à autre. »

Un nouveau sourire et elle soupira.

« Merci… grâce a vous je me sens un peu mieux se soir… ce n’était plus le cas depuis quelques temps. »
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont...Noirs?   Jeu 24 Juin - 12:56

    La description du Grand-Théâtre la laissa pantoise. Elle se sentit tout d’abord submergée par un accès de guimauve devant le regard lointain et absorbé de la jeune femme. Puis elle décida de prendre les choses différemment. Lorsqu’elle décrivait la forêt, peut-être avait-elle elle-même ce regard là ? Et puis, si le Théâtre devait devenir son nouveau terrain de chasse, alors il faudrait qu’elle s’y intéresse profondément aussi. Elle avait posé la question par curiosité, mais surtout pour ne pas être surprise une fois sur place. Elle ne voulait pas débarquer avec l’air hébété de celui qui découvrait monts et merveilles. Elle voulait rencontrer le fauve qui devait l’accepter à ses côtés en pleine possession de ses moyens, et apte à soutenir son regard, pour ne pas se laisser déconcentrer par les richesses du lieu.

    Concrètement, c’était plus ou moins ce à quoi elle s’était attendue. Dans le style, j’entends. Pour ce qui était des détails, leur Théâtre semblait appartenir à une structure très différente des Arènes. Etonnant, d’ailleurs. Bakarne n’avait-il pas été sensé éduquer les sauvages qu’ils étaient ? Pourquoi ne pas avoir recréé dans leur univers des bâtisses plus ou moins semblables à celles qu’il connaissait, si elles étaient si merveilleuses ? Elle plissa les yeux, tentant de s’imaginer, de faire avec elle le chemin, mettant de côté l’aspect fleuri et romantique de la description. Bon. Très bien. C’était donc là qu’elle allait devoir chasser.

    La jeune femme changea de ton, et lui servit un sourire qu’elle n’aimât pas du tout. Un sourire auquel elle ne répondit pas, d’ailleurs. Elle entendit un « Vous » et s’en méfia, instinctivement. Le sujet déviait sur elle, et ça n’était pas une bonne chose. Limna préférait, à la vérité, juger qu’être elle-même jugée.

    Elle la traita d’artiste.

    Puis elle dévia carrément sur les boulangers et autres artisans, lui expliqua même que l’art, c’était faire les choses avec application. Dans ces conditions, l’idée n’était pas entièrement stupide. Pas entièrement. Limna haussa les sourcils et plongea ses yeux dans l’observation profonde du mur de briques, en face. Un petit coup d’œil à son mollet, contre lequel elle sentait la lame dissimulée. Tandis qu’Aliénora parlait, revenant au sujet plus opportun du Théâtre, Limna y glissa deux doigts et l’en sortit avec un son mélodieux. Celui du frottement de l’acier. Lame contre armature. Elle vint briller à la lueur lunaire, et, sans considération pour l’éventuelle sensibilité de la jouvencelle, la chasseresse se laissa aller à un sourire sarcastique. Elle lui montra la lame. Elle était parsemée de rayures. C’était que certaines bêtes avaient une ossature costaude.

    « Racontez plutôt ça aux bêtes que j’ai attrapées » Elles auraient sans doute beaucoup d’intérêt pour la thèse sur l’Art qui venait de lui être servie. Il y avait certes beaucoup de respect, dans le geste de la chasseresse, et sa meilleure compagne était bien le souvenir du fauve abattu lors de son initiation. Mais c’était là un fait intime, qu’elle n’était pas vraiment décidée à creuser davantage. Après avoir repris la lame en main, fait pivoter un peu, puis glissée derechef dans sa botte, elle se retourna vers Aliénora.

    « Ce que vous dites, quoi que je n’y entende au fond pas grand-chose, peut-être intéressant. Oui, peut-être suis-je au fond artiste moi-même. Je ne sais pas. La Chasse, si elle est art, est un art organique, fait d’attente, de pièges et de pulsion. Elle serait l’art du sang et de l’honneur. Ce n’est pas même un combat, c’est encore différent. » Elle eut un soupir méprisant, pas nécessairement pour Aliénora mais plus général. « Quoi qu’il en soit, je doute qu’il y ait ici quelqu’un pour l’apprécier à sa juste valeur. D’après ce que j’ai compris, votre peuple n’a pour les chasseresses que mépris. Il est donc naturel que je n’ai pour ma part que mépris pour le chant ou la danse. Enfin, je suppose » Il n’y avait pas de méchanceté dans sa voix, pourtant. Peut-être même était-ce pire, car c’était au sens de Limna une inébranlable vérité, qu’il n’était pas même utile de justifier.

    « Quoi qu’il en soit, je suivrais votre conseil, dans la limite de mes capacités. » Elle gloussa. « Je ne suis pas vraiment femme à me montrer hypocrite, comme vous avez pu le constater. Pour ce qui est de la fatigue ou de la tension, je pense valoir mon pesant d’or dans chacun de ces domaines, quant à ma sensibilité artistique, je pense bien être utile sans cela. » Après tout, si tous les artistes étaient du gabarit et de l’énergie de la rouquine, chaque représentation nécessiterait deux mois de préparation ! « J’ai certains talents qui ne laisseront sans doute pas cet homme mystérieux de glace, j’en suis convaincue. » Elle fronça les sourcils.

    « J’apprendrais sur place, et je verrais bien. J’ai bien l’intention de travailler, et croyez-moi je ne suis peut-être pas la plus sensées des personnes qui sont venues de derrière la Gérax, mais je suis sans doute l’une des plus téméraires, et des plus entêtées. »

    Les personnes qui venaient de derrière la Gérax.

    Ah oui, tiens, elle ne lui avait pas encore dit ce qu’elle était… Cela l’intéresserait-il seulement ? Garin avait été passionné, avait partagé la nouvelle avec enthousiasme, la décrivant comme l’une des élus annoncés par les Oracles depuis des siècles. La jeune femme qui se tenait face à elle n’attendait certes pas depuis de siècles, mais elle n’était sans doute pas étrangère à cette affaire…
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